BERGERIE
RERME.
BERCE, Heracleum, genre de la famille des Omoellifères, tribu dos Peucédanées, renferme de grandes herbes vivaces, à fleurs blanches, en gros paquets, dont la plus connue est la B. branc-ursine II. spondylium), fort commune dans le nord de l'Europe ; on retire de ses tiges, par la fermentation, une liqueur alcoolique très-enivrante, dont on fait usage en Pologne etenLithuanie. On l'appelle aussi Acanthe f Allemagne et Angélique sauvage.
BERCEAU (du b.-lat. berso, treillage). Voy. Voûte
et TnEILLAGE.
berceau, lit d'un enfant, doit être assez mobile pour qu'on puisse l'y bercer sans fatigue. Quelles que soient la forme qu'on lui donne et la matière dont il est fait, il faut que le berceau soit assez profond pour que l'enfant ne puisse pas en franchir les bords, et assez large pour qu'il ne se heurte pas aux parois en s'agitant pendant son sommeil.
Berceau de la Vierge, nom vulg. de la Clématite des haies. Voy. Clématite.
BERGAMOTTE (en turc, poire du Seigneur), petite orange d'un goût exquis et d'une odeur délicieuse, est le fruit du Bergamottier , espèce de Limettier {Limetta ou Citrus bergamio), que l'on cultive dans le midi de l'Europe. On doublait autrefois avec son écorce parfumée des bonbonnières dites bergamottes, qui conservaient longtemps leur odeur. On en tire l'huile de bergamotte employée en parfumerie : elle est formée d'une essence [C10H16] et d'un camphre rC3H602]. — On appelle aussi Bergamotte une poire fondante et parfumée, dont l'odeur se rapproche de selle de l'orange de ce nom.
BERGER (du b.-lat. berbicarius-, de vervex, mouton). Un bon berger doit savoir loger, nourrir, abreuver, tondre et guérir au besoin ses brebis ; il doit vivre avec elles jour et nuit, être en état de reconnaître chacune d'elles et de prévenir leurs maladies. 11 doit se pourvoir de chiens attentifs, alertes, et les dresser dès le jeune âge en les menant aux champs avec des chiens tout formés. Deux bons chiens peuvent faire paître 400 moutons. — L'équipement complet du berger se compose : 1° d'une houlette, longue canne, portant à une extrémité une petite bêche destinée a lancer de la terre aux bêtes qui s'écartent, et à l'autre un crochet en fer pour saisir par la cuisse celles qu'il veut examiner ; 2° d'un fouet pour corriger les chiens ou faire lever le troupeau ; 3° d'un bissac ou mieux d'une panetière contenant de l'alcali volatil, de l'onguent, un trocart, une lancette, des bandages, etc. La panetière sert encore à recueillir les agneaux qui naissent aux champs, et à les garantir du froid jusqu'à ce que l'on soit rentré à la bergerie. — Consulter pour plus de détails : l'Instruction pour les bergers, de Daubenton, et l'article Berger, dans tous les Traités ou Dictionnaires d'Agriculture.
BERGERIE; construction rurale destinée à loger les bêtes ovines. Une bergerie doit être salubre et tempérée : on élèvera donc, au besoin, le sol des bergeries en le couvrant de sable, de gravier ou de pierres, pour éviter l'humidité; on le nivellera pour laisser f.ux urines un écoulement facile ; on entourera le bâtiment de fossés pour arrêter les eaux du voisinage ; les murs seront percés aux faces opposées pour le renouvellement de l'air; ces ouvertures seront formées de simples créneaux longs et étroits, se fermant avec une botte de paille ; enfin, chaque bête devra avoir un espace au moins égal à une fois sa largeur et deux fois sa longueur. La meilleure forme à donner au bâtiment est celle d'un carré long avec des râteliers simples aux quatre murs et un râtelier double au milieu ; d'autres subdivisions seront établies au moyen de claies, soit pour les béliers, soit pour les couples de béliers et de brebis, soit pour les bêtes malades; enfin, deux portes cochères seront pi en face l'une de l'autre au milieu de deux murs opposés, pour faciliter l'enlèvement du fumier. Outre les râteliers, une bergerie doit être munie d'auges :
le berger les place au moment de donner les rations de grain, de son, de racines coupées, etc., et les enlève après le repas. Enfin il est utile de placer de distance en distance, surtout pendant les saisons pluvieuses, de petits sacs remplis de sel que les moutons viennent lécher, ce qui augmente leur appétit — L'État entretientdes bergeries sur plusieurs point, du territoire; les plus importantes sont celles de Rambouilletfpour les mérinos); de Haut-Tingry (Pasde-Calais) et des Chambois (Haute-Saône). bergerie, poème pastoral. Voy. Pastorale (Poésie). BERGERONNETTE, Budytes, Motacilla. Les Bergeronnettes sontde petits oiseaux de passage, de l'or- I dre des Passereaux dentirostres, appartenant au genre | Bec-fin, et au sous-genre Hoche-queue : bec grêle, ! ongle du pouce allongé et peu arqué, queue longue et mobile. Ces oiseaux se nourrissent d'insectes ; ils- I se trouvent dans toute l'Europe, et arrivent dans nos contrées au printemps. On distingue : la B. grise (Motacillaalba ou cinerea), remarquable parla longueur de sa queue : elle voltige continuellement soit autour des bergeries et des troupeaux, soit aubord des eaux,, ce qui lui a fait aussi donner le nom de Lavandière ; la B. jaune (Budytes boarula), qui reste chez nous toute l'année, et la B. printanière (B. ftavn), qui est également jaune.
BERIBERI (en cingalais grande faiblesse), maladie particulièreà certaines contrées des Indes orientales-, elle débute par une grande lassitude, bientôt suivie de l'engourdissement des membres et d'un trouble général de la sensibilité et de la motilité. Parfois elle prend une torme hydropique, paralytique, ou convulsive. Les variations brusques de la température et la mauvaise alimentation sont rangées parmi les causes de cette maladie. On l'a vue quelquefois éclater épidémiquement pendant de longues traversées, mais alors elle sévissait exclusivement sur les gens de couleur et épargnait les Européens. Les purgatifs, les diurétiques et une alimentation réparatrice sont les moyens à employer.
BERICHON, BÉRICHOT OU BÉRICHET, nom VUlg. dll
Troglodyte, espèce de Bec-Fin. Voy. Troglodyte.
BÉRIL, pierre précieuse. Voy. Béryl.
BERLE,S»/W2, genre delà famille des Ombellifères,. tribu des Amminées, renferme des plantes herbacées vivaces, dont les principales espèces sont: la L.des potagers (S. sisarum), Chervis, Chirouis, ou Gwole^ dont les racines tubéreuses se mangent comme le salsifis et le céleri : on lui attribuait autrefois beaucoup de propriétés médicales ; la B. à larges feuilles (S. latifolium) et la B. à feuilles étroites (S. angustifolium), dite aussi Bérule ou Ache d'eau: ces deux dernières espèces se trouvent dans les lieux marécageux; elles passent pour diurétiques et antiscorbutiques.
BERLINE, voiture suspendue à 2 fonds et à 4 roues et recouverte d'une capote qu'on peut relever ou abaisser à volonté : on s'en sert à la ville et en voyage. La première berline fut, dit-on, fabriquée à Berlin dans le xvne siècle, sur les dessins de Pli. Chiese, architecte de l'électeur de Brandebourg. — On nomme berlingot une berline coupée à un seul fond.
BERLUE (du préfixe péjoratif ber et de lue, lumière), dite aussi Mouches volantes, hnaginations, aberration du sens de la vue, dans laquelle on croit voir des objets qui n'existent pas, tels que des points étincelants ou noirs, des insectes qui semblent voler, des toiles d'araignées, etc. La berlue est souvent an premier degré de l'amaurose; d'autres fois c'est un symptôme précurseur de l'apoplexie, ou bien ce n'est qu'une névrose de l'organe de la vue. Le médecin seul peut indiquer le traitement h suivre. — Du nom de cette maladie vient la locution avoir la berlue, pour dire : voir ce qui n'est pas, mal juger des choses.
BERME (de l'ail. Brame, lisière d'un champ). En termes de Fortification, c'est : 1° un chemin d'environ Jm, 25 de larg<j entre le pied du rempart et le fossé : 2° une retraite laissée entre le couronnement
BERTIIOLLEÏ.
li ES LÉ RIE.
«le l'escarpe et le pied du talus extérieur du parapet; 3° la pierre en saillie et en pente qui forme le couronnement de l'escarpe. — On appelle aussi berme le <hemin qu'on laisse entre une levée et le bord d'un canal ou d'un fossé pour retenir les terres.
BERNACUE, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Palmipèdes lamellirostres, rangé par Cuvier parmi les Canards, mais très-voisin des Oies, à bec court, menu, dont les bords ne laissent point paraître au dehors l'extrémité des lamelles buccales. Les espèces principales sont : VOie beruacfie ou à joues blanches [Anas Jeucopsis ou erythropus), qui a le dos noir et gris : une fable qui eut longtemps cours la faisait naître tantôt sur les arbres comme un fruit, tantôt de l'animal appelé Anàtife( Voy.ce mot); leQravttnt (A. bermelà), plus petit que la précédente; L'Ose (F Egypte ou Oie armée (A. œgyptiaco), remarquable par le petit éperon de ses ailes et dont le plumage, d'un fond grisblanc, est agréablement varié de zigzags bnm-roussâtre : cette espèce était révérée des anciens Égyptiens à cause de son attachement pour ses petits; VOie renard [A. chenalopex , etc.
bernache, Barnacle ou Bernacle, nom vulgaire de i VAnatife, sorte deOustaeé cirrhipède. Voij. Axatii-e.
BERNARD-L'HERMITE, Payurus streblonyx, espèce de Crustacé décapode du genre Pagure, vit ordinairement renfermé dans des coquilles uni valves. Il s'y glisse en y introduisant sa queue, qui est molle et sans écailles. Cette espèce est commune sur nos côtes de l'Ouest et de la Manche. Voy. Pagi re.
BEBXE (du vieux fr. bernie, étoffe grossière, manteau), tour que l'on joue à quelqu'un en le faisant sauter en l'air sur une couverture. — En termes de Marine, Mettre le pavillon en berne, c'est le hisser à mi-hauteur ordinaire, et plié sur lui-même, le bout de la queue étant seul déferlé. Le pavillon national mis en berne et appuyé d'un coup de canon est un signal de détresse pour demander du secours; c'est aussi un signe de deuil. Un bâtiment de commerce en partance hisse son pavillon en berne pour appeler l'équipage à bord. On met aussi en berne pour demander un pilote.
BERNOUILLI (lois de). Voy. Tuyaux sonores.
BÉKOÉ (nom mythologique), genre de Polypes isolés, que l'on range dans la classe des Acalèph s ■cténophores : ce sont des animaux gélatineux, transparents, à corps ovale ou globuleux, garni de côtes saillantes hérissées de filaments dans lesquels on aperçoit des ramifications vasculaires et une sorte de mouvement de fluide. Le B. globuleux et le B. de Forskalen sont les principales espèces.
BERTIIELOTIA (de Berthelùt, botaniste fran genre de la famille des Composées, tribu des Astéroidées, comprend deux espèces : 1 une à fleurs velues, originaire du Sénégal ; l'autre, à fleurs glabres, indigène dans l'Inde tropicale.
BERTMÉRINE, silicate et aluminate de fer hydraté naturel ("21'cSi-f-l'e Al-l-Aq]. Ce minéral est bleuâtre, gris, ou gris vèrdàtre ; il est attirable à l'aimant. On le trouve disséminé à l'état de petits grains dans certains minerais de fer de la Lorraine et de la Champagne.
BERTHIÉRITE, ou Antimoine sulfuré ferrifère [3Sl>-'S3-f- 4Ke SJ, minéral gris de fer, cristallise en prismes rhomboidaux et se rencontre aussi en masses lamellaires. On le trouve dans les gneiss de Chazelle, -en Auvergne. Voy. Antimoine.
BERTnOLLET mis de). On désigne sons ce nom, en Chimie, l'ensemble des< onsidérationsqui permettent do prévoir l'action réciproque des sels le-* unssur les autres, ainsi que celle des acides et des bases sur ces sels. Les corps n'agissent en général entre eux que lorsqu'ils sont amenés au contact intime suit par solution à l'aide d'un dissolvant, p. ex., l'eau, soit par
fusion à l'aide de la rlialonr', soit enfin par l'état
gazeux de l'un d'outre eux au moins. Dans , cas, toutes les fois que deux ou plusieurs rorp
ainsi amenés au contact intime, s'il y a action réciproque, 011 voit toujours se former1 Ie8 combinaisons
qui par leur insolubilité dans le dissolvant ou par leur volatilité peuvent échapper à cette action réciproque. Ainsi, soit une solution aqueuse dedeuxscl% où nous admettrons 2 bases et 2 acides différents; s'il y a parmi les U combinaisons possibles des deux acidesavec chaque base un composé insoluble, ce sera celui-ci qui se formera. De même, si l'on fond ces deux selsensemble et que l'une descombinaisons possibles soit volatile, cesera celle-ci qui se produira. — Voir: Berthellet, De la statique chimique (Paris, 1803).
BERTtlOLLETIA (du chimiste Bcrthollet), genre de la famille desLécvtliidées suivant les uns, de cella des Myrtacécs suivant d'autres. La principale espèce est la B. excelsa, très-grand arbre de l'Amérique du Sud, commun dans les forêts de l'Orénoque. Sa fleur est jaune, en épis, avec des étamines blanches ; son fruit est comestible, et. on le cultive pour cette raison a la Guyane et au Brésil.
BÉRULE, synonyme de Berle à feuilles étroites. Fby. Berle.
BÉRUS, nom scientifique de la Vipère commune.
BÉRYL (du gr. |tf)pv).Xo:), variété d'F.meraude de couleur vert clair, jaune ou jaunâtre. Onl'appr gtu -marine quand elle a la couleur d'eau de mer; Bmernude miellée, quand elle a la teinte jaune du miel. Le béryl sert aux graveurs sur pierre, et entre dans la composition des mosaïques. Les bijoutiers en font des colliers, des bracelets, des cachets, etc. — Pline prétend qu'on ne rencontre le béryl que dans l'Inde ; mais on en a aussi trouvé en France, en Irlande, en Ecosse, au Pérou, au Brésil, etc.
On nomme Béryl de Saxe ou A ugustite, une variété d'Apatite. Voy. Chaux phosphatée.
BÉRYLLIUM. Voy. Gucymim.
BÉRYX (mot grec), genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes et de la famille des Percoïdes; ce sont des poissons d'un beau rouge relevé de teintes dorées. Le B. decadHetj/hts, ainsi appelé du nombre des rayons mous de sa nageoire ventrale, habite le nord de l'Atlantique intertropicale; le B. lineatus, des mers de la Nouvelle-Guinée, est rouge et rayé d'or.
BERZÉLINE. Votf. CciVRE SÉLÉNIÉ.
BERZÉLITE. Voy. Pétalite.
BES, les deux tiers de Vas chez les Bomains. Voy. As.
BESAIGRE (pour presque aigre), maladie qui attaque le vin quand il est déposé dans une cave peu fraîche et quand il est mal soigné, soit dans la cave, soit dans le tonneau.
BESAI6UÉ(du lat. 6t?, 2 fois, et acutits,aiga), arme usitée au moyen âge, avait d'un oôtéune hachi large, et de l'autre un morceau de ('^' très-pointu. Tantôt on s'en servait pour frapper de près, tantôt on la lançai) de loin. — On donne aussi re nom a un outil de fer, taillant par les deux bouts, dont l'un est en hoc d'âne, et l'autre en ciseau; il sertà dresser le bois de charpente, à faire les tenons, mortaises, etc.
BESAINT ou BezANT, ancienne monnaie d"or de l'empire de Byzance,se répandit en France aux xn'ot mu' siècles, et y fut aussi connue sous le nom de sou d'or. On sait que Si Louis, fait prisonnier en F. rj pte, payer pour la rançon de heva-
300,000 besants d'or. Selon Souquet U française , le poque 20 fr. 22 c.
— Les rois de France présentaient à la messe, le jour de leur sacre, 13 besants d'or. — En termes di son, on appelle besani une pièce d'or que les paladins mettaient sur leur écu pour faire voir qu'iu avaient l'ait le voyage de la Terre-Sainte.
BESET "u Bi /u. Voy. Tan nue.
BESICLES, lunettes à branches qui se fixent sur les tempes. Le mot besicte parait être une corruption de bericle, lequel vient lui-même de vericle, pierre fausse, ou du bas latin beryll >. qui aétéemployé pour signifier lunette. Voy. Li m rrrs.
BESLÉRIE deB. Besler, botaniste allemand . ferto,genrede la famille dis r s, renferme