‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 182 sur 1672 · BLOCUS · texte numérisé non relu

BLOCUS

s'il y a eu préméditation, d'un emprisonnement de 2 à 5 ans et d'une amende de 30 à 300 fr. Les blessures faites involontairement sont punies d'un emprisonnement de 6 jours à 2 mois et d'une amende de 16 fr. à 100 fr. (art. 009-11, 310,320, 463.) La loi détermine en entre les cas où, en raison des circonstances, la peine peut être aggravée et ceux aussi où le meurtre ainsi que les blessures deviennent excusables (art. 312, 321-25, 463). Outre la peine, les blessures peuvent donner lieu à une action civile en dommages-intérêts (C. Nap., art. 1382-85).

BLETE ou Blette (du gr. p).uov), lilitum, genre de la famille des Chénopodées : ce sont des plantes annuelles, dont la principale espèce est la Blette à tète ou Epinard-fraùe (fi. capitatum), ainsi appelée à cause de ses fleurs en capitules agglomérés, et de ses fruits semblables a des fraises. On l'emploie comme plante potagère, et, en médecine, comme émollîente. Vo>/. Bon-Henri.

BLETTISSURE (de blet, blette), modification que subissent certains fruits charnus qui rend comesti blés ceux qui sont acerbes, comme les nèfles, les cormes ou sorbes, certaines poires sauvages, les olives même; mais qui fait perdre aux autres une partie de leurs qualités, comme les poires d'Angleterre, la blanquette, etc. C'est un état intermédiaire entre la maturité et la décomposition.

BLEU (de l'anc. h. -ail. blaô, biais), une des couleurs primitives Voy. Couleur et Spectre solaire). — Comme couleur symbolique. Voy. AztiR.

bleu d'azur, matière colorante de couleur bleu de ciel, que l'on obtient par la pulvérisation du Bleu d'outremer [Voy. ci-après), ou que l'on forme artificiellement en faisant fondre du minerai de cobalt et du sable avec de la potasse ou de la soude ; il en résulte un verre bleu [smalt) qu'on pulvérise sous des meules. On le prépare en grand dans la Saxe, la Hesse et la Silésie. — Si la poudre est grossière, on l'appelle azur à poudrer ; si elle est très-fine, azur d'émail. Cette couleur est employée dans la fabrication des porcelaines et des faïences; elle sert aussi à donner une teinte azurée au linge blanchi, aux tissus, aux papiers, etc. — On faisait autrefois de Y azur factice avec de l'indigo ou du suc de violettes broyé avec de la craie ; avec du sel ammoniac et de l'argent, ou encore avec du soufre, du merciîre et du sel ammoniac.

bleu de cobalt. Voy. Cobalt et Fart, précédent.

bleu de composition, dit aussi Bleu en liqueur ou Bleu de Saxe, dissolution d'indigo dans l'acide sulfurique fumant : il sert dans la teinture.

BLEU DE MONTAGNE. Voy. CENDRES BLEUES et Cl'IVRE CARBONATE.

bleu d'outremer, couleur très-belle et très- solide, préparée avec un minéral bleu appelé lazulite outremer, qui nous vient de Perse, de Chine et de Buukharie. On prépar • aussi de Y outremer factice ou bleu Guirnet (du nom de l'inventeur), dont les peintres font une grande consommation. Voy. Lazulite.

bleu de prisse ou de BERLIN, appelé aussi Prussiafe , Ferrocyanure de fer, combinaison formée de igène et de fer, d'un bleu foncé, sans saveur ni odeur, prenant par le frottement un reflet métallique ; insoluble dans l'eau, l'alcool, les acides faibles. Chauffé fortement à l'air, le bleu de Prusse brûle difficilement, et laisse un résidu brun de peroxyde de fer; le chlore ne détruit pas sa couleur; l'acide sulfurique concentré le rend tout à fait blanc ; les alcalis caustiques concentrés le décolorent entièrement. Le bleu de Prusse du commerce renferme toujours de l'alumine, avec laquelle on le mélange pour lui •donner du corps. On l'obtient en précipitant du prussiate de potasse jaune (ferrocyanure de potassium) par une dissolution faite avec du sulfate de fer et de l'alun, et en lavant le précipité avec de l'eau jusqu'à ce qu'il ait acquis une belle couleur bleue. Ce bleu t'emploie dans la fabrication des papiers peints, la peinture à l'huile, l'azurage des papiers, l'impr ssion

des indiennes et des tissus de laine et de soie. Il présente aussi de nombreuses applications dans la teinture; mais, dans ce cas, on le produit directement sur les tissus en mordanç.ant ceux-ci dans un sel de fer, et les plongeant ensuite dans un bain de prussiate de potasse. — Le bleu de P-usse fut découvert par hasard, en 1710, par Diesbach, fabricant de couleurs de Berlin. Dippel fit, à cette époque, les premières recherches sur ce composé, et Wood\var<l<e crivit le premier, en 1724, le procédé de préparation, que l'on tenait secret : c'est ce procédé qui est encore suivi aujourd'hui.

r.i.ni de THÉSARD ou df. leithner, phosphate de cobalt mélangé avec de l'alumine. M. Thénard l'avait proposé en remplacement de Youtremer.

bleu. Dans l'Art culinaire, mettre un poisson ou bleu, c'est le faire cuire à un court-bouillon au vin rouge qui lui donne une teinte bleuâtre. Voy. Courtbouillon.

BLEUET ou Bli et, Centaurea cyanus, nom vulgaire d'une centaurée qui croît dans les blés. Voy. Centaurée.

bleuet, nom vulg. du Martin pécheur. Voy.ce mot.

BLINDAGE, Blinde (de l'ail, blenden, aveugler , ouvrage de fortification fait avec des branches d'arbres posées de travers entre deux rangées de pieux de la hauteur d'un homme, sert à garantir du feu de l'ennemi les hommes qui s'y trouvent ; on l'emploie particulièrement à la tète de la tranchée, lorsqu'elle s'étend de front vers le glacis. — On se sert aussi du blindage pour mettre à l'abri des bombes les corps de garde, les magasins militaires, etc. Dans ce cas, on emploie pour le former des poutres solides, dites blindes, qu'on recouvre de fascines, de fumier, de terre, sur un mètre au moins d'épaisseur.

Pour le blindage des vaisseaux de guerre. Voy. Vaisseaux cuirassés.

BLITUM, nom latin du genre Bléte.

BLOCAGE ou bi.ocaille (dimin. de bloc), menu moellon, pierrailles que l'on réunit pour remplir les vides dans un ouvrage de maçonnerie; on les jette pêle-mêle avec le mortier avec lequel elles font corps.

En Typographie, on appelle blocage une ou plusieurs lettres retournées ou renversées pour tenir provisoirement la place de celles qui manquent.

BLOCKHAUS (de l'ail. Block, bloc, tronc d'arbre, et Haus, maison), redoute détachée, fortin ordinairement construit en bois, qui n'a pas d'issue apparente, et qui communique souterrainement à un ou vrage principal dont il n'est que le poste avancé. Souvent aussi le blockhaus n'est qu'un réduit a ciel ouvert, à fossés, à meurtrières, quelquefois environné d'une enceinte. Dans nos guerres d'Afrique, on a fait un grand usage du blockhaus; on les construisait souvent en mâchicoulis, à un étage couvert, et sans fossés.

BLOCS (orig. germaniq.). En Géologie, on nomme ainsi des fragments de roche dont la grosseur est supérieure à celle de la tête, et peut même aller jusqu'à 1,000 mètres cubes. Quand les fragments sont peu considérables, on les appelle cailloux et rognons

blocs erratiques, blocs de toute grosseur, qui se trouvent répandus sur le sol, et qui n'ont souvent aucune analogie avec les roches sur lesquelles ils gisent; leur présence dans les lieux où on les observe auj. est due tantôt à leur transport par les immenses glaciers de l'époque quaternaire : tels sont les blocs erratiques des contrées qui avoisinent les Alpes et le Jura; tantôt à ce qu'ils ont été apportés des régions polaires par les glaçons flottants pendant cette même période : tels sont les blocs qui couvrent une partie du Nord de l'Europe et de l'Amérique. D'autres, enfin, comme les blocs erratiques du bassin de la Seine, ont été charriés par des courants diluviens. Vo'/. Cailloux roulés.

BLOCUS (de blockhaus), opération militaire qui Consiste à occuper les avenues d'une place, d'un port, soit pour empêcher les sorties, 3oit pour réduire iu

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