‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 183 sur 1672 · BŒUF · texte numérisé non relu

BŒUF

place et l'obtenir par famine. — Les blocus étaient fréquents chez les anciens ; ils sont devenus plus rares dans l'art militaire moderne. Cependant, on cite les blocus d'Ancône (1799), de Gènes ,1800), de Pampelune (1813), qui tous ont duré prés de 6 mois. — En Droit maritime- les neutres ont généralement adopté le principe ae ne reconnaître en état de véritable blocus que les ports dont le blocus serait réel et non purement fictif : ce principe a été consacré par le Congrès de Paris (Déclaration du 1G avril 183G).

Blocus continental, système d'exclusion gêné aie par lequel Napoléon I" voulait interdire à l'Angleterre tout accès sur le continent européen : il fut décrété par l'Empereur le 21 novembre 1800. On sait que l'exécution de ce système l'entraîna dans des guerres continuelles qui finirent par amener sa ruine.

BLOEDITE. Voy. POLYHALITE.

BLONDI? (orig. incert.), dentelle de soie, blanche ou nuire. La perfection des blondes résulte de leur e, de lu régularité de leur texture, et, pour les blondes blanches, de la blancheur qu'on a su conserver à la soie. On a donné le nom de blonde de fil à la mignonnette, sorte de dentelle à fond clair, ressemblant au fond de la blonde connue sous le nom d tulle. Il y a aussi des blondes de coton. — On fabrique beaucoup de blondes en France ; les plus belles se font à Chantilly. On en fabrique aussi en Suisse, en Hollande, en Saxe, à Milan.

BLOUSE (orig. incert.), espèce de sarrau de grosse toile, ayant à peu près la forme d'une chemise, que les charretiers, les paysans et les ouvriers portent par-dessus leurs autres vêtements: on l'appelle quelquefois blaude. — La blouse n'est autre chose que le savon des Gaulois; elle porte môme encore ce nom dans le midi de la France. L'ancien sayon était de laine ou de peau ; la blouse moderne est de toile de coton ou de laine.

On nomme aussi blouse chaque trou des coins et des côtés d'un billard.

BLUET, plante des champs. Voy. Bleiet.

BLUTAGE (de l'ail. Beutel, bourse, tamis, ou, selon Diez, par corruption de bure, bureau). Le blutage est, en termes de Meunerie, l'opération par laquelle on débarrasse la farine, en la tamisant, du son ainsi que des corps étrangers introduits par la mouture. On appelle blutoir ou bluteau l'instrument em- . ployé pour ce travail; et on distingue le bluteau à grain, espèce de crible, et le bluteau à farine, tamis très-lin, formé de toiles métalliques. Le blutoir est partagé en 3 ou U divisions, selon l'espèce de farine qu'on veut obtenir. Ordinairement on emploie des blutoirs tournants; on a depuis imaginé de rendre le blutoir lixe, et d'établir dans son intérieur et sur son axe un système de brosses tournantes, qui, ! il continuellement sur les mailles du tamis, les empochent de s'obstruer. — Le bluteau a remplacé 1 tamis à la main, qui lui-même :i\ ait remplacé les

paniers de jonc donl se servaienl les anciens.

BOA du lat. bon, couleuvre qui suçait, dit-on, le luit des vaches , genre de Reptiles, de l'ordre des Ophidiens, n'a point de crochets venimeux, mais est redoutable par sa grande taille et sa force musculaire. On en distingue plusieurs espèces, dont la plus célèbre est le B. constricteur , dit aussi B. devin, B. royal ou empereur, qui habite les parties humides des forôts de la Guyane. Ce serpent est quelquefois long de près de lu" et gros comme le corps d'un homme; il SBt brun sur le dos, jaune sur les lianes, avec île larges taches noirâtres, et par-dessous pointillé sur

un fond argenté; il a le corps couvert d'écaillés en dessus, «le plaques courtes et serrées sous le ventre

et sons la queue; sa tète rsl plaie et petite, son cou t son museau court et obtus ; sa bouche, lar

gement fendue, peut, au moyen d'un os mastolde libre et d'un os intra-articulaire qui unissent la ma choire inféri -eau temporal, s'ouvrir et Be distendre démesurément. Cette faculté, jointe a et Sécréter une espèce de bave gluante, permet au boa

d'engloutir des animaux entiers, des agoutis, des gazelles, des chèvres môme. Le boa se suspend aux branches d'un arbre pour guetter les animaux dont il fait sa proie, se lance sur eux avec une violence extrême, les enlace de ses replis, les brise et les pétrit, pour ainsi dire, dans ses anneaux vigoureux, et les réduit ainsi en une masse informe qu'il engloutit dans son énorme gueule. Le boa étant dépourvu d'appareil masticateur, la digestion chez lui est lente et difficile; aussi, pendant tout le temps qu'elle s'opère, est-il dans un état d'engourdissement qui permet de rapprocher sans danger : il répand alors une odeur insupportable. La chair des boas est, dit-on, comestible, et leur graisse serait un excellent remède contre les meurtrissures.

BOBINAGE. Voy. Tissage et bobin\c,e.

BOBINE (du lat. bombycinum, fil de soie?), cylindre élargi à s es extrémités, sur lequel un fil peut être enroulé. — On emploie, en Physique, des bobines de bois, sur lesquelles on enroule un fil de cuivre recouvert de soie ou de coton, et qui forment ainsi un appareil servant aux expériences d'électricité.

Bobine de Ruhmkorff, appareil fondé su" les propriétés des courants électriques, et à l'aide duquel on produit une succession d'étincelles électriques. On distingue dans cet appareil: 1° un faisceau central de fil de fer, autour duquel est enroulé un gros fil de cuivre recouvert de soie ; ce fil est mis en relation avec une pile voltaïque et avec un interrupteur qui sert à ouvrir et fermer successivement le courant par l'oscillation d'une de ses pièces; 2° une bobine enveloppant le faisceau précédent, et qui contient un lil de cuivre recouvert de soie, très-fin et excessivement long; les extrémités de ce fil aboutissentà deux conducteurs métalliques isolés par des pieds de verre, * auxquels on adapte l'appareil dans lequel on veut produire les étincelles tubes vides d" Giessler, inflammateur pour allumer le gaz, fusée d • Statham pour l'explosion des mines, etc.); 3° un condensateur ana- ! i e ii la b iuteille de Leyde, dont les armatures sont en relation avec l'interrupteur. — La première idée de cette bobine est due à Masson. M. Ruhmkorfl a réussi ensuite à construire un appareil d'une puissance inattendue. Avec sa grande bobine et 8 éléments de pile, on obtient des étincelles électriques de 0m,50 je longueur ; on peut charger une batterie de bouteilles de Leyde, et obtenir de remarquables effets d'électricité'. MM. Foucault et Fizeau ont contribué au perfectionnement de cet appareil en imaginant, l'un l'interrupteur à mercure, l'autre le condensateur.

BOCAHD (de l'ail. Pochwerk), machine servant a écraser, à pulvériser les substances qu'on soumet à son action, est particulièrement employée, en Métallurgie, pour broyer le minerai avant de le mettre au feu pour le fondre. Elle se compose de pilons armés, a leur extrémité inférieure, d'une masse de fer. On appelle l'opération bocarder, Locardage . Voy. Minci, m.

BOCCONIA, genre de la famille des Papavérarées, tribu des \rgémonécs, ou type de la tribu des Bocconiées, renferme deux espèces snffrutescentes du Pérou, que l'on cultive dans les jardins.

BOOl i "i di . Voy. I'mmii.

BOEUF (du lat. bos, bovis), genre de Mammifère», de l'ordre des Risulques ruminants, et type de la famille des Bovidés. Bull'on ne distinguait parmi ce» animaux que 2 espèces : le Taureau ol le Buffi ■ ; au], on admet G groupes: i" le Bœuf ordim rus), qui comprend le mâle [taureau ,1a femelle geou vache , le jeune [veau et l'animal de travail rendu neutre bœuf ; 2° le Bibos ou II. de-jungle* H fronta/it), qui a beaucoup de ressemblance avec notre bœuf et rend les mêmes services dans les bides orientales; 3* les Yacks, employés comme bote* de somme en Chine et en Tartarie; V les Bonastt% comprenan Y lurochs el lu Bison; 5" les Buffles; ce lea " ibos ou />'. m\ ■

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