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BOIS

boeuf domestique. Les produits que l'agriculture retire des bètes bovines consistent en lait, beurre, viande de boucherie, cuir, etc., sans compter le travail qu'elles fournissent et le fumier qui est un des meilleurs engrais. L'importance relative de ces produits varie avec les différentes races. En Europe, on peut distinguer sept groupes principaux de races bovines:— i° la R. podolienne, en Russie, propre à l'engraissement, mais non à fournir du lait, car les vaches ne se laissent pas traire; — 2° la R.jutlandaùe, en Danemark, qui se recommande autant pour le lait que pour l'engraissement (la race hollandaise qui en vient est essentiellement laitière); — 3" les iî. de la Suisse, qui ont généralement la charpente osseuse forte : bonnes laitières, elles présentent des dispositions variables pour l'engraissement, et sont tout à fait mauvaises pour le travail; — 4° les R. communes de l'Allemagne; — 5° les R. anglaises, qui sont fort nombreuses. Nous citerons : la race du Kerry, qui vit dans les montagnes d'Irlande : ce bétail rustique est capable de subsister avec la plus mauvaise nourriture, et de fournir néanmoins du lait et de la viande de bonne qualité ; la race du Devon, qui a le poil rouge et doux au toucher : ces bêtes sont petites de taille, médiocres laitières, mais aptes au travail , et elles fournissent une chair bien marbrée, c.-à-d. bien mélangée de parties musculaires et graisseuses; enfin, les deux races célèbres dues aux éleveurs anglais : la race Dishley, créée par Bakewell avec les animaux à Ion gués cornes du Leicestershire, et la race Durham, créée par les Collins en opérant sur la race de la Tees : ces bœufs sont renommés pour leur précocité d'engraissement et de maturité des muscles; le premier croisement avec les autres races améliore toujours celles-ci ; — 6° les R. françaises : la France possède des races excellentes ; les principales sont : la race auvergnate de Salers, qui est éminemment travailleuse; la race charolaise, généralement blanche, à la fois race de boucherie et de travail ; les races normandes du Cotentin et du pays à' Auge, remarquables par leur corpulence et qui fournissent du lait et du beurre excellents; la race mamelle, dont les herbagers normands font un cas particulier ; la race bretonne, dont le seul défaut est d'avoir un développement lent; — 7° les R. du midi, qui sont peu connues.

Le bœuf est un animal lourd, mais robuste ; il est naturellement doux, patient, et même susceptible d'attachement; mais quand il a été irrité et qu'il est furieux, il devient redoutable ; jamais il ne recule devant le danger, il y donne tète baissée, et, grâce aux cornes puissantes dont sa tète est armée, il peut résister à toute espèce d'ennemi. On sait que les combats de taureaux, ce divertissement national de l'Espagne, doivent leur célébrité au danger même que bravent les toréadors. Voy. Taureai .

Le bœuf vit communément de 14 à 15 ans; vers l'âge de 3 ans, on le dresse à labourer la terre ou à porter le joui,' ou ta harnais ; de 5 à 10 ans, il atteint sa plus grande force ; à 10 ans, il quitte la charrue pour passer à l'engraissement, et delà à la boucherie. Après sa mort, rien n'est perdu dans ce précieux animal : sa chair fournit à l'homme le meilleur et le plus substantiel des aliments ; sa peau sert à fabriquer des chaussures, des harnais, etc.; de sa graisse on fait du suif, de la pommade, de l'huile dite de pied de bœuf; de son poil, de la bourre ; de ses cornes, des peignes, des boutons, des tabatières; de ses os, des ouvrages au tour, de la gélatine, du noir animal; de ses nerfs ou tendons, des cravaches; de ses intestins, des enveloppes pour les saucissons, de la baudruche, etc. ; le sang sert pour le raffinage du sucre et la fabrication du bleu de Prusse ; le fiel, pour le dégraissage et la peinture ; les issues, po-U'la colle de peau, etc.

Dès la plus haute antiquité, l'utilité du bœuf a été reconnue : les Égyptiens rendaient un culte public au bœuf Apis. Cet animal apparaît dans toutes les

cérémonies religieuses de l'antiquité, soit comme objet d'adoration, soit comme victime immolée à la Divinité. La promenade du Bœuf Gras, qui subsiste encore parmi nous, parait être un reste de ce> anciennes coutumes.

Bœuf à bosse. Voy. Zébu.

Bœuf marin ou de mer, nom vulg. de l'Hippopotame et du Lamantin. Voy. ces mots.

BOG, jeu de cartes qui se joue habituellement à 5 personnes, mais qui admet plus ou moins de joueurs, pourvu que leur nombre ne soit pas inférieur à 3 et ne dépasse pas 10 : on appelle bog la réunion de 2 cartes de même valeur. Pour jouer à ce jeu, il faut un tableau partagé en 6 compartiments, portant l'un le mot bog, et les 5 autres le roi de carreau, le 10 de cœur, le valet de trèfle, l'as de carreau et la dame de pique. Les cartes distribuées et un nombre de jetons convenu mis par le donneur sur chacun des compartiments, le 1er en cartes bogue, c.-à-d. propose et les autres joueurs acceptent ou refusent l'enjeu : le bog peut se compliquer ici du misti et du brelan simple ou carré. On joue ensuite les cartes en suivant les points de chaque couleur jusqu'à ce qu'un des joueurs n'ait plus de cartes : le joueur qui jette une carte du tableau prend les jetons qui sont dans le compartiment ; si elle lui reste en main à la fin de la partie, il double la mise.

BOGHEI ou boguet (de l'angl. bughy), voiture légère en forme de cabriolet découvert.

BOGUE (du gr. $o%% ou (îoû'V!, Roops, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamedermes, famille des Sparoides, que l'on pêche sur les côtes de la Méditerranée. Sa chair est délicate et trèsîvcherchée par les Provençaux.

BOÏARD ou boyard, titre de noblesse en Russie. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

BOIS (de l'ail. Busch), substance compacte et solide qui compose la racine, la tige et les branches des arbres et des arbrisseaux. Les botanistes donnent plus spécialement ce nom à la partie dure et fibreuse qu'on trouve immédiatement sous l'écorce. — Dans les Dicotylédons, le bois se présente sous la forme de couches concentriques, ou ceignes, de densité et d'épaisseur variables, et dont le nombre représente l'âge de la tige ; au centre se trouve le canal médullaire, d'où partent, en divergeant vers la circonférence, des lignes droites appelées rayons médullaires, qui coupent les couches concentriques et font communiquer la moelle intérieure avec le tissu cellulaire de l'écorce. Les couches intérieures, qui sont les plus anciennes, sont aussi les plus dures : elles forment le cœur du bois ou bois propr. dit ; les couches extérieures, qui sont de formation plus récente, sont plus tendres et moins colorées : elles constituent l'aubier. Considéré dans ses éléments constitutifs, le bois propr. dit se compose : 1° de tissu ligneux, système de vaisseaux superposés les uns aux autres et tellement adhérents qu'ils semblent former des fibres continues ; 2° de vaisseaux aériens ; 3° d'un tissu utriculaire. — Dans les Monocotylédons, le bois est sous la forme de fibres ou de faisceaux distincts et plongés au milieu d'un tissu cellulaire qui forme la masse de la tige ; ces fibres ligneuses sont d'autant plus abondantes et plus serrées les unes contre les autres qu'elles sont plus éloignées du centre de la tige : c'est le contraire dans les Dicotylédons.

Le bois est pour l'homme une matière précieuse qu'il emploie, suivant ses diverses qualités, à une foule d'usages. De là plusieurs grandes classes :

1° Bois de chauffage. Les essences les plus dures et les plu* pesantes, telles que le chêne, le hêtre, le charme, etc., sont les meilleures ; les bois blancs, qui donnent en brûlant beaucoup de flamme, sont recherchés pour le chauffage des fours. On distingue, parmi les bois à brûler : le B. neuf, qui vient par bateaux ou charrois ; le B. flotté, qui arrive par trains ^t séjourne longtemps dans l'eau ; le B. gravier ou demi-flotté ; le B.petard, chêne dont on a enlevé l\i-

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