BOISSEAU
corcepour faire du tan ; le H. brigoi ou brîgaut, composé uniquement de pieds de bouleau et de branches de vieux chêne. Au bois de chauffage se rattache \e charbon ou bois carbonisé pourl'usage domestique [Voy. Charbon). — Le bois à brûler se vend soit il la mesure f jadis à la corde et à la voie, auj. au stère), soit au poids. Le commerce du bois est soumis à des règlements particuliers ■ Voy. le Manuel du marchand de bois de Marié de Lisle.
2° Bois de construction. Le chêne, l'orme, le hêtre, le charme, le châtaignier, le cèdre, le pin, le sapin et le mélèze sont les plus propres à la grande charpente ; le chêne et l'aune pour les ouvrages de pilotage; les grands pins du Nord pour la mâture di a vaisseaux; le bois de tek pour la construction de la coque. On distingue parmi les bois de construction : le B. en grume, c.-à-d. non équarri ; le H. cféquarrissage ; le B. de brin, provenant de petits arbres ; le B. d'échantillon, de grosseur ordinaire ; le B. de sciage, débité à la scie, etc.
3° Bois de travail. Ce sont : pour le charronnage, l'orme, le frêne, l'érable, le charme, le hêtre, l'acacia; pour la menuiserie, le chêne, le hêtre, le sapin et le noyer, le tilleul, le cerisier, les bois blancs (peuplier, tremble, saule, etc.); oovrVébénisterie, l'acajou, le palissandre, le bois de rose, le bois de citron, l'ébène, et en général les bois durs, veinés, susceptibles d'un beau poli et offrant des reflets variés. Les bois à grain lin, tels (pie le buis, le chêne vert, le cytise, sont recherchés pour le tour et les manches d'outils ; les jeunes bois de châtaignier, de noisetier, dits B . feuillants, pour les cercles et les lattes.
U° Bois colorants ou de teinture. On comprend dans cette classe tous les bois employés en teinture, tels que les bois de Brésil, de Campèche, le santal, le bois jaune, le sumac fustet, etc. ; on peut y rattacher les bois dont l'écorce sert de tan, le chêne rouge, le peuplier, le bouleau.
5° Bois résineux, provenant de tous les arbres qui fournissent non-seulement de la résine, comme le pin, mais aussi de la gomme, du vernis, du baume, des parfums, etc.
6° Bois médicinaux ou sudorifiques : le gaiac, le sassafras, la squine, la salsepareille, etc.
Outre tant d'emplois variés, l'industrie tire encore du bois, par la distillation, de l'acide acétique, ainsi qu'une huile propre à l'éclairage et à la peinture ; on peut même en extraire des substances alimentaires: ainsi on extrait du sucre de l'érable du Canada, etc.
Conservation des bois. Le bois étant sujet à une destruction rapide, tant par l'influence combinée de l'air extérieur et de l'humidité, que parce qu'il devient la proie de divers insectes ou de végétations cryptogames, on a dû rechercher de bonne heure les moyens de le mettre Ji l'abri de ces causes de destruction. La dessiccation, le séjour plus ou moins prolongé au fond de l'eau, l'exposition ;\ la vapeur d'eau, le goudronnage et autres applications extérieures, ont été mis en usage depuis forl longtemps. Vers 1832, M. Boucherie a imaginé d'injecter dans
les libres mêmes du bois une BUbstance saline i|iii pût le reinIre peur ain->i dire incorruptible : le sulfate de cuivre, le pyrolignite de fer et divers chlorures ont été employés de cette manière a\e<- plus OU moins d'avantage. Ce procédé réussit surtout poulies bois blancs et pour l'aubier des bois durs.
On appelle vulg. Bois d'Absinthe ou /(. amer, la Cassiez le Simarouba, etc.; — B. d'Acajou, le Cèdre] odorant el le Uahogoni [Voy. Acajou); — II. d'Aigle ou /;. fAloès, l'Aquilaire ; — /'. d'Amarante, un bois ,1c marqueterie, provenant du Mahogoni des \ntilles; n. d'Anis, ï avocatier, la Badiane étoilée, le Limonellier il'' Madagascar, qui exhalent une odeur «'anis; — //. bénit, le Buis; — B. de Brésil ou lire ■•.//et, B. </'• Fernambouc, B. d'Inde, un bois de teinture provenant du Cœsalpinia echtnata Voy. Césai
PIN 11 ; — />'. de Campée/te, un autre bois de teinture
prc> nant de VHamatoxylum campechianwn \oij.
H i:\i\to\yi.e) ; — B. de cannelle, le Cannellier, le Laurier blanc de l'île .Maurice, etc. ; — H. de chandelles, le Balsamier élémifère, le Dragonier à feuilles réfléchies, et plusieurs arbres résineux qu'on nomme aussi II. à flambeau; — li de citron, le Citronnier, beau bois jaune, dont on fait de la marqueterie ; — /(. il coton, le Peuplier de Virginie et autres arbres, dont les graines sont surmontées d'une touffe de poils blancs et soyeux, analogues au coton ; — B. <l< leuvre, l'Ophiose, le Draconte, le Nerprun ferrugineux, etc. ; — //. de crocodile, la Clutie musi
— II. cuir, le Dirca ; — B. de damier, le Dadamier;
— B. à enivrer, le Tithymale arborescent, le 1 1 soyeux, la Coque du Levant, etc. ; — H. </>■ /• arbres exotiques,à fibre très-dure, tels que le> xylon cinereum, un Fagarier (Fagara pterol Nagas de Ceylan, le Bois cabril, etc.; — B. de fièvre, tous les Quinquinas et le Millepertuis en arbre; — B. gentil, le Daphné ; — B. jaune, le Laurier de la Jamaïque, le IJignone à ébène, le Tulipier, le Sumac fustet, etc. ; — B. à lardoire, le Fusain ; — /;. de mai, l'Aubépine commune; — B. de Perpigni rejetons du Micocoulier, dont on fait des fouets; — B. ii poudre, le -Nerprun bourdaine', dont on se sert dans la fabrication de la poudre ; — B. puant, l'Anagyris et le Quassia fœtida ; — B. punais, le Cornouiller sanguin; — B. de rose, de Rnodes ou de Chyprel diverses espèces de Balsamier, de Sébestier, de Liserons (Convolvulus) des Canaries, qui exhalent une odeur de rose ; et plusieurs arbres exotiques, dont le bois rouge et rayé de belles veines d'un noir brillant est employé en ébénisterie ; — B. saint, le Gayac ; — II. de Ste-I.ucie, le Cerisier Mabaleb ; — B. satiné, le bois provenant du Ferolia (Voy. ce nom); — B. de senteur, le Ruizia ; — B. de Spa, bois blancs préparés à Spa, dont on fait des écrans, des coffres, des étuis, qu'on recouvre de peinture et de vernis. — B. trompette, la Cécropie, etc.
Boù durci, sciure de bois mêlée avec une substance chimique et placée ensuite dans un moule où le bois se reconstitue plus compacte el plus solide qu'il n'était auparavant. — Ce procédé, imaginé en 1S5S, permet à l'industrie de produire à bon marché une foule d'objets de luxe ou de ménage qu'on ne pourrait se procurer qu'à grand prix.
lois, en latin sylva, réunion, dans un même t de terrain, d'arbres et d'arbrisseaux venus naturellement ou artificiellement. Lorsque l'étendue qu'ils occupent devient considérable, le bois prend le nom de forêt. On distingue les bois taillis, dont les .libres n'ont pas encore 40 ans; de demi- futaie, de i0 à 00 ans; de jeune futaie, de 60 à 100 ans, et de haute-futaie, qui dépassent cet âge. Voy. For. et.
En Zoologie, on donne le nom de es pro-
longements osseux et caducs qui parent la tète du Cerf, du Renne, du Daim et de l'Élan. Voy. Cn;r.
BOISSFAr (du b.-lat. buza et bustia), ancienne mesure de capacité pour les grains et les matières sèches en général. Le boisseau était la 12' partie du setieret valait lui-même 12 litrons. — Il était représenté matériellement par une mesure cyliiedont la capacité variait avec les localités. \ l'art-, aux terme- d'une ordonn. de 1790, cette mesure avait S pouce- 2 lignes 1 /2 de hauteur, et 10 | de diamètre. Sa contenance représentait le volume de 20 livre- de blé. Réduits en litres, les bois \ ;i dut :
BOIBSI vi x.