BOUCLE
a les mêmes propriétés que le précédent, et le B. uni-: (P. anisum), le plus connu. Voy. Amis.
BOUCA.\'AGE, opération qui consiste à faire sécher de la viande ou du poisson, en les exposant longtemps à la fumée. Quand les sauvages arrivent de la i basse, ils écorchent les bètes qu'ils ont rapportées ; Us les désossent, puis en coupent les chairs par aiguillettes, qu'ils assaisonnent avec du sel et quelques herbes de leur pays. Le lendemain, ils placent ces chairs découpées sur un gril de bois (appelé boucan en langue caraïbe), qu'ils ont soin de tenir assez élevé au-dessus du feu : on y entretient beaucoup de fumée, et pour rendre cette fumée plus épaisse, on y fait brûler toutes les peaux et tous les ossements de ces animaux. Cette opération fut imitée par les premiers colons, surtout par ceux de St-Domingue, si connus sous le nom de Boucaniers. Voy. le Dict. d'Ilùt. et de Géogr.
BOUCAUT,mot qui signifia d'abord la contenance d'une peau de bouc, désigne auj. une futaille d'une grandeur moyenne, construite en bois de sapin ou autre bois léger, destinée généralement à contenir des marchandises sèches, telles que sucre, riz, tabac, girofle, muscade, cacao, etc. La dimension varie suivant l'espèce de marchandises.
BOUCHE (du lat. bucca), entrée du canal alimentaiiv, est circonscrite en haut par la voûte palatine, en avant par les lèvres, en arrière par le voile du palais et le pharynx, et sur les côtés par les joues. Les parois de la bouche sont tapissées par une membrane muqueuse; on trouve à l'intérieur les dents, les gencives, la langue, les glandes salivaires, etc. — La bouche a des fonctions variées et importantes. Par les lèvres, elle sert à la préhension, surtout à celle des liquides ; la succion s'accomplit par les lèvres aidées des autres parois mobiles de la bouche ; c'est dans la cavité buccale que s'opère la mastication, la trituration et l'insalivation des aliments. La bouche concourt a la déglutition, à la respiration ; ses mouvements, qui servent à la production des sons, en font l'organe essentiel du langage articulé. — Les convulsions des muscles de la bouche sont très-communes. Elles existent, à un degré très-marqué, dans la plupart des maladies convulsives qui envahissent la totalité du corps. Ainsi, dans l'attaque d'épilepsie, h s lèvres sont d'abord violemment contractées, puis agitées de petits mouvements rapides; la contraction convulsive étant en outre toujours plus prononcée d'un côté que de l'autre, l'ouverture de la bouche est entraînée à droite ou à gauche. Cette rétraction des lèvres, qui donne à la physionomie une expression hideuse, a reçu le nom de spasme cynique.
Chez les Animaux, la forme de la bouche diffère à l'infini ; moins bien délimitable, elle porte des appendices qui souvent se prolongent bien en dehors . Tantôt c'est un bec, comme chez les oiseaux : une ouverture, au-devant de laquelle fonctionnent les or ganse de la mastication, comme chez les crustacés; nple orifice circulaire, comme chez les polypes; une ouverture, confondue avec l'anus, dans d'autres ■ as ; d'autres fois enfin, dans les derniers degrés de Ile, elle n'existe pas plus que le tube digestif Jont elle est l'entrée.
En Conchyliologie, on appelle : Bouche d'argent, H. d'or, deux espèces du genre Turbo; B. jaune, B. de lait, deux Buccins ; B. sanglante, un Bulime, etc.
En Botanique, on appelle Bouche de lièvre, un champignon du g&nvQCantharellus.
Autrefois en France, la Bouche du Roi était le service alimentaire du souverain. Les principaux employés de la bouche, dits officiers de bouche, étaient : le grand panetier, le grand échanson, les maîtres d'hôtel, les gentilshommes delà bouche, les écuyers de cuisine, échansons, sommeliers, panetiers, etc.
soi che a Fée, nom sous lequel on réunit les armes à fou de gros calibre, telles que canons, mortiers, obusiers, pierriers, etc. Voy. ces mots.
BOUCHER, boucherie (de bouc et non de bouche).
Le boucher acheté fait abattre et prépare les bas tiaux pour en débiter la chair. Le lieu où ce débii s'exerce est appelé étal par les bouchers, et beuehe rie par les acheteurs. Les bouchers ne vendant ordinairement que du bœuf, du veau et du mouton Voy. Abattoir et Viande,. — Avant 1789, les bouchers de Paris formaient une corporation ayant ses droits et ses privilèges. La loi du 17 mars 1791 ayant proclamé la liberté de toutes les industries, les am-ieu • bouchers, ruinés par la concurrence, fermèrent leurs étaux, et il en résulta un ^rand désordre dans le commerce de la boucherie. Pour y mettre un terme, le décret du 8 vendém. an XI rétablit le syndicat de la boucherie avec le système des cautionnements ; et, comme le nombre des étaux paraissait trop considérable, un autre décret (8 févr. 1811; ordonna le rachat et la suppression des étaux existants jusqu'à réduction du nombre des bouchers à 300. Cet état de choses se maintint jusqu'en 1825. A cette époque, le nombre des étaux était déjà réduit à 370, lorsqu'une ordonnance du 12 janvier de cette année proclama une seconde fois la libre concurrence. Sous ce régime, lû2 nouveaux étaux s'élevèrent; mais, en 1829, en présence d'un grand nombre de faillites, une nouvelle ordonnance (18 octobre) fixa le nombre des étaux à 400, et rétablit le syndicat et les cautionnements. Le 25 mars 1830 parut une ordonnance en 301 articles qui devint le code delà boucherie parisienne. Ce code resta en vigueur jusqu'en 1858 ; un décret du 2/i lévrier de cette année a rétabli à Paris la liberté du commercede la boucherie, liberté qui existait déjà dans le reste delà France. — Les bouchers de Paris avaient, à Poissy, une caisse commune, dite Caisse de Poissy, dont l'objet était de faciliter leurs payements aux divers marchands de bestiaux. Cette caisse fondée en 1733, réorganisée en 1811, a été également supprimée en 1858. — Consulter : Bizet, du Commerce de ta boucherie et de la charcuterie (1847); E. Millon, De la liberté du commerce de la boucherie (1851), etc.
BOUCHES-EIV-FLUTE, famille de Poissons acanthjptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, renferme lès genres Centrisque et i'aiuluire. Voy. ces deux mots.
BOUCHOX (de bouche)*). La plupart des bouchon? de bouteille se font en liège ; leur fabrication occupe un ouvrier spécial nommé bouchonnier. Le bouchonnier coupe le liège en bandes, puis en morceaux quadrangulaires dont chacun est destiné à faire un bouchon. A cet effet, on le travaille avec un tranchet d'acier très-dur, qui enlève les anales du liège, et lui donne une forme de cylindre légèrement conique. Depuis peu on a imaginé des machines ingénieuses qui exécutent ce travail avec plus de rapidité que la main de l'homme. — On distingue, suivant la qualité du liège, les bouchons fins, demi-fin* et ordinaires. Pour être de bonne qualité, les bouchons doivent être élastiques, bien arrondis et bien unis, secs, sonnants et sans défaut. Pour les bouteilles de vin de Champagne, d'eau de Seltz, etc., on soumet le bouchon déjà fabriqué à une très-forte pression, et on l'introduit dans la bouteille avant qu'il ait pu reprendre son volume naturel. On fabrique des bouchons à Marseille, Mézières, Paris, Montpellier, Bordeaux, Bayonne, Cette, Lyon, et aussi à Nice, Gênes, Livourne, Naples, Barcelone, etc. On en exporte une grande quantité dans le nord de l'Europe. Voy. Liège.
BOUCHON (JEU DU). Voy. PaI.ET.
BOUCHOT (de bouche), grand parc fait de pieux et de clayonnage, ouvert du côté de la côte, dont on se sert pour prendre le poisson à marée Lasse, et pour élever des huîtres, des moules et autres coquillages. Les bouchots ont été soumis, par un arrêt du Conseil du 2 mai 1739, à des règlements qui sont encore en vigueur.
BOUCLE (du lat. buccula). On appelle vulg. Bovr cite un Squale et une Raie qui ont le corps parsemé d'aiguillons appelés boucles. Voy. Soualk et Raie.
bouclb, maladie du cochon et du bœuf : c'est une