BOUE
KorGIE.
espèce de vésicule qui se développe dans l'intérieur de la bouche, et qui y porte la gangrène.
BOUCLIER (du b.-lat. buccularius, s.-ent. ch/peu», de buccula, bosse du bouclier qui représentait souvent une tête de Méduse, la bouche ouverte), arme défendre qui se portait au bras gauche, et qui servait à préserver le corps des coups de ennemi. Les premiers boucliers furent tressés avec de l'osier, ou faits de bois légers, puis recouverts de cuir de bœuf et borjés de lamesde métal. Les uns étaient ronds; d'autres >>«gs, rectangulaires, plats, ou courbés; d'autres en croissant, etc. Déjà, chez les anciens, les guerriers se plaisaient à orner leurs boucliers de figures symboliques. C'était une honte pour eux que d'abandonner son bouclier sur le champ de bataille. Les B. votifs étaient ceux que l'on consacrait dans le temple de quelque divinité; Appius Claudius fut à Rome le premier qui en consacra. On conservait religieusement à Rome un bouclier sacré, nommé ancile, qu'on disait tombé du ciel {Voy. Ancile au Dict. d'Hist. et de Géogr.). — Dans les premiers temps de la monarchie des Francs, les princes ou chefs choisis par la nation étaient élevés sur un bouclier appelé pavois, et montrés ainsi au peuple assemblé. Au temps des croisades, cette arme défensive se couvrit d'armoiries, et prit le nom d'écu ( Voy. ce mot). Plus tard, elle reçut celui de rondache ou rondelle, h cause de sa forme arrondie. Depuis l'invention des armes à feu, on a renoncé au bouclier. — Voir : Allou, Mémoire sur l'origine et la variété des boucliers.
bouclier, Silpfia, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille desClavicornes : élytres arrondies, convexes et relevées sur les bords, rappelant la forme d'un bouclier. La plupart sont de couleur sombre, et ne vivent que d'excréments et de corps putréfiés : tels sont le B. thoracigue, à corselet fauve et à élytres noires, le R. à h points, a élytres de couleur jaune clair marquées de d pointsnoirs, qui détruit les chenilles des chênes et des ormes, le B. obscur, dont la larve se nourrit des feuilles de la betterave, etc.
Bouclier d'Orion. Voy. Oiuon.
BOUDIN (du lat. botulus), espèce de charcuterie. On distingue le H. noir, fait avec du sang de porc, de veau, ou de mouton, et assaisonné de graisse, d'épices et de sel; et le H. Iilune, fait avec des viandes blanches (veau, volailles rôties), hachées et pilées avec de la mie de pain, du lait, des œufs et des fines herbes. Tous deux sont renfermés dans des intestins préparés pour cet usage.
Dans l'Art militaire, on appelle l'oudin, une fusée ou mèche avec laquelle on met le feu à une mine.
Ressort à boudin. Voy. Ressort.
BOUDJOU, monnaie des indigènes de l'Algérie, est en argent, et vaut 1 fr. 8G c. de France. Le rebia boudjou, quart de boudjou, vaut 67 c. ; le temin boudjou, 8e du boudjou, 24 c. ; le zoudi boudjou, ou double boudjou, 3 fr. 72 c.
BOIT. (orig. celtique). La boue des champs n'est autre chose que la terre délayée par l'eau dea pluies. — La boue des chemins et des routes se compose de la poudre des pierres qui Boni broyée8 par les cliar- . 'M des excréments des chevaux et des bestiaux qui y passent continuellement; elle peut être à la fois un amendement, parce qu'elle contient du sable propre ii diviser les terres fortes, et. un ensuis, parée
qu'elle contiem beaucoup de matières végétales animalisées. — La boue des villes doit Être considérée comme un excellent engrais, es» ce sont les matières végétales et animales <pii en ferment la masse. La boue de Paris a cela de particulier qu'allé contient une très-forte dose de fer, qui provient de l'usure des fers de chevaux, du cercle des roues, etc. ; aussi, lorsqu'on levé les pavés, les t rouve-t-on d'un noir d'.-uere : c'est ce .pii rend Cette houe si t.u hante. La boue
des grandes villes, employée comme engrais, contribue D< auCOUp B la fertilité dos jardins maraîchers qui les entourent.
Boues minérales, limonsque l'on trouveprèsde certaines sources minérales, et qui, imprégnés d*»s mêmes sels, participent aux mêmes propriétés. On y trouve fort souvent des suif hydrates, provenant de la réaction des matières organiques sur les sulfat* s existants dans l'eau minérale. La médecine fait usage de quelques-unes de ces boues, notamment de celles de St-Amand (Nord), de Bagnères-de-Luchon (Haute- Garonne), de Barbotan (Gers), etc.
Boue des couteliers. Voy. Cimolée (Terre).
BOUÉE (du b.-lat. boja), tout corps flottant destiné à marquer à la surface de la mer le lieu où a été jetée une ancre; à signaler un écueil, un danger quelconque, la direction d'un chenal ou d'une passe difficile; ou, enfin, à aider à sauver les hommes tombés à la mer : dans ce dernier cas, on l'appelle bouéf de sauvetage. Les bouées sont ou en liège, en tonnes vides, en tôle, ou bien encore en fagots : on les peint quelquefois de couleurs vives ou bien on les surmonte d'un pavillon pendant le jour, d'un fanal pendant la nuit. On leur donne aussi le nom d'amarques, de tonnes et de balises. — On connaît sous le nom de pyramide oscillante ou de balise à la Logan, une bouée conique, qui a l'avantage de conserver toujours sa position verticale, sans pouvoir être Bubmeri
BOiÉE électriqie. On a cherché à profiter de la salure de l'eau de mer pour faire fonctionner des piles voltaïques flottantes, analogues à des bouées, et dont le courant serait utilisé pour l'éclairage électrique des récifs, des ports, des coques de navires échoués, etc. On doit à M. Duchemin des essais très-heureux sur cette application de l'électricité.
BOUEFES (de l'ital. buffa, bouffon), nom qu'on donne aux chanteurs de l'Opéra italien. Les Bouffes vinrent jouer pour la première fois en France en 1752. En 1789, ils eurent un théâtre particulier appelé d'abord Théâtre de Monsieur, puis Théâtre Fovart, et enfin Théâtre des Italiens. — On appelle, en Italie, opéra buffa ou bouffon ce que nous nommons en France opéra comique, non que les sujetsen soient toujours plaisants, mais parce qu'on les oppose, en Italie, aux opéras sérieux 'opéra séria), et, en France, aux grands opéras où le récitatif remplace le dialogue parlé.
BOUFFISSURE (de bouffir, pour bouffer), se dit, en Médecine, de toute intumescence, molle et sans rougeur, provenant d'une infiltration de sang, de B rosité ou de gaz dans le tissu cellulaire sous-cutan •'.. Les contusions, l'emphysème traumatique, certaines hydropisies peuvent donner lieu à une bouffissu ■<• plus ou moins étendue.
BOUFFO.N (de bouffer, enfler ses joues pouter l'hilarité), personnage de théâtre dont l'emploi est de faire rire. Tels étaient chez les anciens, 1 V eus etle liucco desatellanes ou le Morus de Plan au moyen-âge, certains personnages de n de nos soties, ancêtres de Tabarin, de <>■ Gorju, de Gauthier Garguille, de Bobèche, de GaKmafre et de Jocrisse; tels sont les personnages de la comédie italienne, Polichinelle, Arlequin. Pierrot, etc., qui on! donné naissance aux liouffes {Voy. ce mot) ; tels enfin le gracioso espagnol et le clown anglais. — A côté de ces bouffons de la scène, il faut placer les fous de profession qu'entretenaient jadis les grands et les riches. Il yen avait déjà chez les Grecs qui les appelaient [itopot, et chez, les Romains qui les nommaient fatui; mais c'est surtout au moyen âge qu'ils furent le plus a la mode. Ces bouffons à ga| le plus souvent des nains difformes qui s'habillaient d'une façon burlesque : les grelots et la ? étaient les accessoires obligés de leur costum leur accordait une grande liberté de parole don: quelques-uns savaient se servir pour faire passer ! rites les plus hardies. Parmi ces derniers, l'hi a conservé le nom de Tribou/et, fou de François | de r Ingély, fou de Louis XIII.
BOUGIE (de Rougie, v. d'Algérie, où l'on faisait autre*, de cire\ La /»»"/