BOUSSOLE
Bourrelet du corps calleux. Foy. Calleux (corps). BOURRELIER (de 6ou/ve), artisan qui confection ne les harnais pour les bêtes de somme, tels que bâts, colliers, brides, licous, attelages de charrette et de charrue. M. Lebrun adonné un Manuel du bourrelier et du sellier.
BOURRIQUE. Ce mot qui désigne auj. une ânesse au plutôt un âne petit et chétif, désignait chez les anciens un petit cheval à poil roux (burricus, du gr. itOpptxo:), et par extension tout petit cheval, quelle que fut sa couleur.
BOL'RSE (du gr. pûpaot, cuir, bourse de cuir). En Botanique, on appelle ainsi : 1° les capsules des anthères ; 2° les bourgeons courts et coniques des arbres fruitiers qui ne produisent que des boutons ; 3° la membrane qui renferme certains champignons avant leur entier développement. Voy. Volva.
En Anatomie, on appelle Bourses muqueuses et B. sébacées, de petits follicules muqueux, sébacés, qu'on trouve dans l'épaisseur des membranes muqueuses et de la peau ; B. synoviales, les membranes qui revêtent les articulations, ou qui se déploient autour des tendons, pour favoriser leur glissement.
bourse. Dans le Commerce, on donne ce nom à un édifice ou lieu public où s'assemblent, à des heures déterminées, les agents de change, les courtiers, les banquiers, les négociants, etc., pour traiter d'affaires (C. de comm.,art. 71). A la Bourse de Paris, on nomme parquet l'enceinte exclusivement réservée aux agents de change ; coulisses, les avenues où stationnent et négocient des entremetteurs clandestins, qui ont reçu de là le nom de coulissiers. La Bourse est ouverte (Ordonn. du 12 janvier 1831) tous les jours, excepté les jours fériés : il y a des heures distinctes pour la négociation des effets publics et pour les opérations commerciales. En ce qui concerne les effets publics, tes principales opérations sont : les marchés au comptant; les marchés à terme, qui se distinguent envoites fermes, où l'acheteur et le vendeur sont engagés, l'un à recevoir le titre contre payement, l'autre à le livrer au terme convenu, et ventes à primes, dans lesquelles l'acheteur n'est engagé que conditionnellement et peut se dédire en abandonnant une prime ou à-compte qu'il a dû préalablement payer ; le report, qui consiste à acheter au comptant, pour un spéculateur, une certaine quantité de rentes et à les lui revendre à terme au même instant, afin d'obtenir le bénéfice stipulé pour l'argent qu'on prête ainsi sur le dépôt du titre ; et le déport, qui consiste au contraire à prêter un titre à un spéculateur, moyennant un certain bénéfice, sur dépôt d'une somme d'argent. Les marchés à terme sérieux sont licites; les marchés fictifs ou jeux de bourse constituent l'agiotage ( Voy. ce mot) et sont regardés comme illicites. Les art. 421 et 422 duC. pénal, les défendent en ces termes : « Les paris qui auront été faits sur la hausse et la baisse des effets publics seront punis des peines portées par l'art. 419 (c.-à-d. un emprisonnement d'un mois à un an, etuneamende de 500 à 10,000 fr.); est réputée pari de ce genre toute convention de vendre ou de livrer des effets publics qui ne seront pas prouvés par le vendeur avoir existé à sa disposition au temps de la convention, ou avoir dû s'y trouver au temps de la livraison, » mais l'usage, pius fort ici que la loi, tolère ces opérations.
Les Bourses, telles qu'elles existent auj., ne remontent pas au delà du xvie siècle. Les premières furent établies à Bruges, Amsterdam, Venise et Londres. En France, les premières bourses furent établies à Lyon et à Toulouse, en 1549, et à Bouen, en 1556. A Paris, le Pont-au-Change fut assigné dès 1304 aux réunions des négociants ; mais ce n'est que bien plus tard, en 1724, que la Rourse fut réellement constituée. — Comme monuments publics, les plus belles Bourses sont celles d'Amsterdam, bâtie de 1608 à 1613 ; de Londres (Royal-Exchange), construite d'abord en briques, aux frais de sir Th. Gresham, et réédifiée en 1666; de St-Pétersbourg, construite de 1804
à 1811 par l'architecte français Thomon ; de Paris, édifice périptère, commencé en 1808 par Brongniart et achevé en 1825 par La Barre.
Consulter sur les opérations de Bourse : Coffinières(de la Bourse, 1824) et les écrits plus récents de MM. J. Bresson, Frémery, Mollot, Lamst, Courtois, Courcelle-Seneuil, Bozenan, etc.
BOURSE, monnaie de compte en Turquie et dans tout le Levant : la B. d'argent vaut 500 piastres (de l.")0àl65 fr.) ; la B. (for vaut 30,000 piastres (de 9,000 à 9,900 fr). En Egypte une bourse équivaut à 25,000 médines ou 75,000 aspres.
bourse, pension payée par l'Etat, par un département, une ville, un particulier, dans un lycée ou collège, dansune école, dansun séminaire, pour l'entretien d'un élève, dit boursier, durant le cours de ses études. Il y a dans les lycées et les collèges des B. impériales, communales et départementales. Suivant le décret du 7 févr. 1852 et les arrêtés des 9 févr. 1852 et 21 mai 1853, les boursiers nationaux sont nom mes par le chef de l'Etat, sur laproposition du ministre de l'Instruction publique, à raison u.s services de leurs parents. Les préfets confèrent, sous la confirmation du même ministre, les bourses départementales et communales, ces dernières d'après une liste dressée par les conseils municipaux. Les candidats aux différentes bourses subissent un examen préalable. Suivant la fortune de» familles, u est ..ccordé une bourse entière, trois quarts de bourse, ou une demi-bourse, avec ou sans exemption de trousseau.
BOUSAGE, opération qui, dans la fabrication des indiennes, succède au mordançage, et dans laquelle on se sert de la bouse de vache. Elle a pour objet de fixer le mordant par la matière albumineuse que renferme la bouse de vache, et qui se combine avec ce mordant pour former une combinaison insoluble qui se précipite sur les fibres du tissu, et en mênv temps de saturer l'acide acétique qui reste du mordançage. On peut remplacer la bouse de vache par des phosphates et des arséniates.
BOUSE, fiente de bœuf ou de vache. Voy. Fumier et Engrais.
BOUSIERS (de bouse), Copris, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Lamellicornes, tribu des Scarabéides. Ces insectes vivent dans les fumiers et les excréments des animaux, dont il- font leur nourriture. Leur taille varie considérablement; presque tous sont d'un noirluisant ; quelques espèces seulement sont brunes avec un reflet métallique. Les mâles ont la tête armée de cornes ou d'éminences qui leur donnent parfois un aspect bizarre. Parmi les espèces indigènes, on remarque le B. lunaire, commun dans les crottins de cheval, et le B. espagnol, qui porte une longue corne recourbée sur la tète : on le trouve dans le midi de la France.
BOUSILLAGE. Voy. Torchis.
BOUSSOLE (de l'ital. bossolo, boîte), instrument servant à observer la direction de la force magnétique de la terre et spécialement à indiquer le Nord. On distingue la B. de déclinaison, la B. de variation et la B. d'inclinaison.
La B. de déclinaison se compose d'une aiguille aimantée, mobile en son centre sur un pivot, et tournant horizontalement sur un cercle gradué. Cette aiguille, obéissant à l'influence du magn 'tisme terrestre, dirige constamment l'une de ses de ix extrémités, reconnaissable à la teinte bleue qu'on lui donne ordinairement, vers le pôle nord (Voy. Magnétisme, Aiguille aimantée, Déclinaison). — La B. marine, dite aussi Compas de mer, n'est qu'une boussole de déclinaison suspendue de manière à se maintenir constamment dans une situation horizontale. L'aiguille en est plate, et forme à son centre de gravité un losange évidé, en forme de chape ; ou bien elle est percée d'un trou rond auquel on adapte une chape d'argent. Sur cette chape est appliqué un disque de canonique l'aiguille, dans son mouvement,est obligée d'entraîner
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