BOUTEILLE
ivec elle, etce disque, par son poids, modère la trop
grands facilité que l'aiguille aurait à vaciller; de plus,
fail souvent en telc, suoetaiice transparente, ce
<|iii permet d'en éclairer par dessous les divisions, pendant la nuit. La circonférence du disque est nonseulement partagée en S60 degrés, mais elle présents ;>2 points qui la divisent en autant de parties égales nommées aires de vent uu rumba (Voy. aise] ; l'ensemble de ces 32 divisions s'appelle ro e <>• vents. Outre ce disque, qui partage les mouvements de l'aiguille, on a placé' autour du bord de la boite un cercle gradué divisé' en 360°, et concentrique avec le pivot. Ce cercle sertà faire connaître les angles formés parla direction de l'aiguille et celle du vaisseau, et donne en même temps les moyens détenir exactement compte de la déclinaison de l'aiguille [Voy. Cap de compas), Le système de suspension de l'appareil, dit suspension de Cardan, se compose de plusieurs cercles mobiles qui se coupent à angles droits; ce mécanisme maintient la boussole dans une position horizontale, malgré le roulis et le tangage du vaisseau. Cette boussole es* sujette à quelques erreurs que l'on corrige .m moyen .in Compensateur magnétique Voy. ce mot). — La boussole de déclinaison dont se servent les astronomes diffère surtout de la précédenteen ce qu'elle est montée sur un pied et qu'elle porte une lunette astronomique. On estime surtout la B. de déclinai-ion de Gambey.
La B. de variation est une boussole de déclinaison munie de microscopes, et construite d'une manière particulière pour indiquer avec la plus grande précision les variations diurnes de la déclinaison.
La B. d'inclinaison est analogue à la H. de décimaison; mais, au lieu de la placer horizontalement, on renverse l'appareil de manière que le cercle et, par conséquent l'aiguille, soient dans une position verticale ; le cercle tourne lui-même sur un axe vertical qui traverse le centre d'un autre cercle horizontal : ce qui permet de placer le premier dans tons les azi muts, c.-à-d. à la distance angulaire de l'aiguille avec le méridien. Voy. Inclinaison.
On fabrique auj. des boussoles qui marquent en même temps la déclinaison et l'inclinaison.
La H. d'arpentage est une boussole de déclinaison enfermée dans une boîte carrée sur le côté de laquelle se meut une alidade ou une lunette que l'on peut diriger sur les points qui sont hors du plan du niveau. Cette boussole, indispensable à l'arpenteur, est fort utile dans le levé des plana : p. ex., pour lever les sinuositésd'un cours d'eau, d'un sentier dans les bois, ou pour mesurer des périmètres dans les pays couverts, quand on ne peut voir l'objet auquel tous les antres se rapportent. Col instrument ne donne que des résultats approximatifs, mais qui suffisent dans la plupart des cas.
Les Chinois ont connu la boussole de temps immémorial; ils s'en servaient plua de 3000 ans avant .l.-C. On a supposé' que le Vénitien Marco Polo nous avait apporté cette invention; mais ce voyageur ne fut de retour en Europe qn'en 1295, el dès 1180 il est p , ■!,'■ de la boussole sous le nom de marniere on amt itère] dans des vers de Guyol de Provins; elle était aussi connue sous tes noms demarinette, magnette;on la nommait calamité dans la Méditer; a-
e reste, il parait certain que l'usage de cet instrument ne fui un peu répandu en Europe que
v : m l.'fOO : c'esl l-'lavio Cioja, d'Amalli, qui m-
1 cette époque, non la liouasole elle-même, mais le moyen de disposer l'aiguille aimantée de manière à satisfaire :.< tous les besoins de la marine. BOUSTROPHÉDOrl du gr. r|8©v), écri
commune à plusieurs peuples de L'antiquité, titres, aux Crées, aux Phéniciens, aux Étrusi au\ Hébreux. Elle consistait a, écrira alterna
tivemem de gauche à droil le droite ■ gauche,
sans que la ligne fût discontinuée, à L'imitation des sillons d'un champ. Les plus anciennes Inscriptions grecques Boni on boustrophédon.
JtOlTUUilE ou botarc.uk de l'italien buttagra), préparation culinaire faite avi fa et le
sang du Muge, poisson de la mer Méditerranée. \'oy. Mi SB.
BOUT-DEHORS ou bolte-hors. Dans la Marine, on nomme ainsi des pièces de bois adaptées sur l'avant à chaque vergue, et qui servent à déployer et à soutenir les bonnettes. On rentre les tout-dehors 1$ long de hors vergues respectives et on les pousse dehors à volonté-.
BOUT DE L'AN. Voy. Service et Obit.
MM T-l»J>Si:i.\, mamelon artificiel qu'on adapte au biberon ( Voy. ce mot; ou dans certains cas au sein des nourrices.
BOUTEILLE (dn b.-lat. butkula, dimin. de buta, botte, tonneau,. On fabrique les bouteilles avec les matières vitrifiantes les plus communes, le sable, les soudes du commerce, les cendres. L'ouvrier ; une tige creuse dans la matière en fusion; eu saisit une certaine masse, puis la souffle en la tournant sans interruption, et, quand elle est dilatée à un certain point, il la fixe dans un moule, et continue à la souffler et à la tourner jusqu'à ce qu'elle ait pris la forme qu'elle doit avoir ; il la retire aiors, la r inveree, et, la plaçant dans une position verticale, il forme le creux, dont il rentre la convexité dans l'intérieur de la bouteille ; il coupe ensuite le col, en arrondit le bord, et place le cordon qui doit le renforcer ; enfin V porte la bouteille au four à cuire, où elle se refroidit peu à peu. — Les bouteilles doivent présenter plus ou moins de force, suivant l'usage auquel elles sont destinées; celles dans lesquelles on met des vins mousseux, de la bière, du cidre ou des eaux gazeuses ont besoin de résister à une très-forte pression intérieure : on fabrique à ÉpinacfSaône-et-Loire/ des bouteilles pour les vins de Champagne qui résistent à une pression intérieurede 30 atmosphères. — Une ordonn. du 8 mars 1735 avait prescrit de ne fabriquer que des bouteilles tenant pinte, mesure de Paris, ,>t du poids de 23 onces ; mais ce règlement est malheureusement tombé en désuétude.
bouteille he i.EvoE, instrument de Physique qui sert à accumuler des charges électriques. Il se compose d'un flacon en verre, recouvert extérieurement d'une feuille d'étain, et rempli de feuilles de clinquant, au milieu desquelles plonge une tige métallique' : celle-ci traverse le goulot du flacon, et se termine extérieurement par un bouton. L'espace compris entre le goulot et la feuille d'étain, dite armature extérieure, est verni à la gomme laqu% pour empêcher toute communication entre l'intérieur et l'extérieur de la bouteille. Pour charger une bon* teille deLeyde,on la tient par la panse, et L'on présente le bouton à la machine électrique en ;oii\ité: on peut décharger la bouteille lentement ou d'une manière brusq te : si on la tient d'une main par la panse, de ma i- ro à tomber l'armature extérieure, et qu'on approche l'autre main du bouton, une étincelle jaillit entre la main et le bouton, et l'on reçoit une violente il > aurait du dansera
s'y exposer dans le cas d'une forte charge. La bouteille cesse alors d'être électriaée, Pour décharger la bouteille lentement, on la pose avec pré' sur un isoloir, et l'on tire alternativement de la panse el du bouton une suite de petites étin — On appelle Hatterie électrique un ass plusieurs bouteilles do Lej de, dont lesarmatur lérienres communiquent entre elles au n :;es de métal, et dont les armatures extérieur en ooiama ni cation par le moyen d'une feuille i
lique qui garnit le fond de la caisse en l> >is ■ placées les bouteilles; une petite chaîne assure la communication des armatures extér Les effets de cet appareil sont très- puissants: un AI
de fer de plusieurs centimètres est fondu par la décharge d'une forte batterie; les corps mauvais ducteurs, comme les pierres, sont :
il lie faut pas des batteries très-fortes pour t'.i'T des