BRONZE
dites It. pinguin et />'. karatas, moins remarquables par leurs fleurs, qui sont peu brillantes, que par leurs feuilles radicales, épaisses, coriaces, et par leur port, analogue à celui des aloès. Le bois du B. haratas s'appelle, à Cayenne, bois de mèche, parce qu'il fournit, ainsi que les fibres de ses feuilles, une moelle qui sert d'amadou; le fruit, assez semblable à une prune, se nomme citron de terre, et est comestible.
BROMIIYOR.VTES, sels résultant de la combinaison de l'acide brombydrique avec les bases.
BROMIIYDIUQUE (acide), combinaison de brome et d'hydrogène (Br H), gazeuse, incolore, d'une odeur suffocante, très-soluble dans l'eau, et rougissant fortement le tournesol. On l'obtient en traitant par l'eau les bromures de phosphore ; il se produit aussi lorsqu'on traite un bromure par l'acide sulfurique.
BROMIQUE (acidb), combinaison de brome et d'oxygène (BrHO3): on ne l'obtient qu'en solution aqueuse ; il est alors liquide, incolore, sans odeur, très-acide et fort altérable ; avec les bases il forme les bromates; on l'obtient, en combinaison avec la potasse, en même temps que le bromure de potassium, lorsqu'on dissout du brome dans la potasse.
BROMOFORME, composé analogue au chloroforme et qui a pour composition CHBr*:on l'obtient en traitant le 6rom«/(corps produit par l'action du brome sur l'alcool) par une solution de potasse. 11 a aussi une action anesthésique. Découvert par M. Dumas.
BROMURE, combinaison de brome avec un métal. Les bromures présentent la plus grande analogie avec les chlorures ; ils ont presque tous les mêmes caractères et s'obtiennent de la même manière. La solution des bromures donne, avec le nitrate d'argent, un précipité jaunâtre de bromure d'argent, un peu moins soluble dans l'ammoniaque que le chlorure d'argent. On distingue les bromures des chlorures à la coloration jaune-rougeâtre qu'y détermine l'addition d'une solution de chlore, par l'effet du brome mis en liberté. Le 2t. d'argent se rencontre dans quelques mines; le B. do magnésium accompagne les chlorures et les iodures dans plusieurs eaux minérales et dans l'eau de mer : les eaux de la mer Morte. en contiennent de 3 à h kilogr. par mètre cube. Les H. de fer, de mercure et de potassium s'emploient en médecine, notamment contre les affections du cœur.
BRONCHES (du gr. Ppôyxo:), nom qu'on donne aux deux conduits fibro-cartilagineux qui naissent de la bifurcation de la trachée-artère et qui s'introduisent chacun dans l'un des poumons, où ils se subdivisent indéfiniment. C'est par les bronches que l'air nécessaire à la respiration pénètre dans les poumons.
BRONCHITE 'de bronches), maladie qu'on nomme, selon ses degrés, rhume, catarrhe pulmonaire, fierté catarrhale, catarrhe aigu ou muqueux, et, dans certaines épidémies, grippe, iuflueuzn, etc. Elle est caractérisée par l'inflammation de la membrane muqueuse, de la trachée et des bronches, avec Bécrétion de mucosités. L'impression du froid en est la cause I ; plus ordinaire, surtout au printemps et à l'auti urne; dans la vieillesse et dans l'enfance, cette maladie est plus grave que chez l'adulte.
La B. légère (vulg. Rhume) mérite à peine le nom «le maladie ; la B. intense est accompagnée de fièvre et des autres symptômes généraux de l'inflammation; cependant il est rare qu'elle entraîne de graves accidents, à moins qu'elle ne soit compliquée de pleurésie ou de pneumonie: l'altération de la voix, l'oppression, la toux, ensont les phénomènes ordinaires, La bronchite intense dure de :< à 0 semaines; chez les vieillards, elle passe souvent à l'état chronique, et dégénère en catarrhe. — Le traitement de la bronchite aiguë est celui de toutes les Inflammations du même genre : boissons douces et sucrées, quelques narcotiques, comme l'eau de laurier-cerise, pour calmer la toux et procurer le sommeil; il faut b abstenir d'opium autant que possible; régime sévère, soin? b\ giéniques.
La /'. est dite capillaire quand elle occupe les der-
nières ramifications des bronches; dans ce cas elle passe facilement à la pneumonie et prend le nom de broncho-pneumonie; on reconnaît cette complication à la nature des crachats, qui de blancs qu'ils étaient se colorent en jaune safran [crachats rond/, prennent une couleur plus foncée (jus de pruneau . [.es vomitifs et les révulsifs vé-ticatoires) sont en ce cas les moyens les plus miles à employer.
Pour la B. pseudo-membraneuse, Voy. Croi p.
BRONCHOTOMIE du gr. fJp6vxoçetToi«i, section), opération chirurgicale qui consiste à pratiquer une ouverture soit à la trachée-artère (trachéotomie , soit au larynx (laryngotomie), soit à ces deux ca en môme temps (trachéo-laryngotomie , pour extrain- un corps étranger ou extirper une tumeur, ou seulement pour donner accès à l'air dans les poumons; la plaie doit être maintenue béante par un • canule qui permet le passage de l'air. — Cette opération, qui remonte à Asclépiade, et qu'on a souvint proscrite comme très-dangereuse, se pratique auj. avec un succès complet ; on n'y a recours, toutefois, que lorsque c'est le seul moyen de prévenir une terminaison fatale.
BRONtiNIARTITE. Voy. GlAUBÉRITB.
BRONZE (de l'ital. bronzo, de brunizzo, brun), alliage variable de cuivre et d'étain ; il renferme presque toujours accessoirement plusieurs autres métaux, tels que zinc, fer et plomb. Cet alliage, beaucoup plus dur et plus fusible que le cuivre, s'emploie pour la fabrication des canons, des cloches, des statues, des médailles, des monnaies, des cymbales, etc., dans les proportions suivantes :
Bronze des statues cuivre 90,10 étain, 9,90
— des médailles. . de 88 à 92 de 12 à 8
— des canons. ... de 90 à 91 de 10 à 9
— des Cloches 78 22
— des cymbales. . 80 20
Quant aux monnaies de bronze dont on fait a auj.(Fby.MoN"N vus . leur alliage est toujours composé de 95 p. de cuivre, '1 p. d'étain et 1 p. de zinc.
On distingue aussi dans les arts, plusieurs espèces de bronze fl'après leur couleur, soit naturelle, soit factice; tels sont; le H. vert indique, le B. florentin, le B. artistique, etc.
L'usage du bronze ou airain (Voy. Airain) a partout précédé celui du fer. Chez les Grecs du temps d'Homère les armes et les instruments d'agriculture étaient encore en bronze : leurs premières monnaies furent également fabriquées avec ce métal. Chez les Romains, le bronze prend un caractère monumental, religieux et artistique ; c'est sur le bronze qu'on grave les lois, les traités de paix et d'alliance les instruments du culte, couteaux, haches, patères, spatules, sont en bronze; on en couvre des monuments entiers, on en fait des bas- reliefs, des statues, des médailles (grand, moyen et petit bronze), etc. — Disparu avec la civilisation romaine, l'art de fondre le bronze reparaît avec la renaissance. \u wf siècle, le Primatice el Benvenuto Cellini coulent d'n seul jet de grandes statues; Urbain VID fait élev en bronze le baldaquin de Saint-Pierre. En II bronze 36 naturalise en France; I.ouvois établit le fonderies de l'\rsenal, sous la direction des ; keller. Depuis cette époque, il est employé dan foule de monuments publics, ainsi que dans l'artillerie. |,es plus beaux ouvrages modernes en bi sont : l'ancienne statue équestre de Louis \l\ 1 sur la place des Victoires en 1092 et détruite pi la Révolution, c Ile de Pierre le Grand à St-Pi bourg ITiiT 1, la colonne de la place \ celledite de Juillet sur la place de la Bastille | les portes de l'église de la Madeleine (1840 . la colossale de la Bavière à Munich (1850 . clefs d'oeuvre de l'art antique se trouvent ai d'hui dans les Musées. A Paris on cite la colli Sauva-rot. Pour les divers musées de l'Italie, 1 ter: i« Pinnesi,Œuvrcs complètes 'Antiq '
BKOSSES.
BKOI'ILLARI).
tien, etc., 29 vol. avec pi.); 2° Herculauntn et Pompéï, avec texte de Barré (publication de F. Didot, 7 vol. in-a°), etc.
Vers la (in du règne de Louis XV, Gouthières inventa la dorure au mat. Cette découverte ouvrit au bronze une carrière nouvelle : on dora les pendules, les (lambeaux et une foule d'ornements; le bronze devint dès lors un objet de luxe et d'ameublement, et dans cette voie ses progrès vont toujours croissant.
L'industrie française du bronze ne rencontre aucune concurrence sérieuse dans les pays étrangers : MM. Thomire, Soyé, Galle, Jannet, Vallet, Cornier, Vittoz, Denière, Barbedienne, sont, parmi nos fabricants, ceux qui ont le plus contribué à ses progrès. — Voy. aussi Galvanoplastie.
Bronzer, c'est donner la couleur du bronze à une substance quelconque, métal, bois, argile, plâtre, etc. Les procédés employés à cet effet consistent, en général, à recouvrir l'objet qu'on veut bronzer d'un enduit préparatoire, et à appliquer sur les parties saillantes du chlorure d'antimoine, du deutosulfure d'étain (or mussif), ou bien de la limaille de bronze ou de cuivre jaune réduit en poudre impalpable (or en coquille).
BRONZÉE (maladie), dite aussi Maladie d'Addi- 80», du nom du médecin anglais qui l'a décrite le premier : c'est une maladie dent le symptôme dominant est la couleur bronzée très foncée de la peau : elle ^'accompagne aussi de troubles digestifs et d'une débilité graduellement croissante; des taches noires si' produisent sur la muqueuse buccale, près du frein de la langue ; survient enfin le souffle dans les vaisseaux. Cette affection est généralement de longue durée, mais la terminaison en est presque toujours fatale; on cite cependant quelques cas de guérison. La cause et le siège en sont encore à peu près inconnus : on a seulement constaté une altération des capsules surrénales, sans qu'on puisse dire quelle relation existe entre ces organes et les symptômes de la maladie.
BRONZITE, variété d'Hypersthène {Voy. ce mot), dont la formule est [2Mg Si* -f- (Fe,Ca)Si3]. On la rencontre au Labrador et au Groenland.
BROOKITE, l'un des états naturels de l'acide titanique (Ti) : ce minéral cristallise en lames rhomboïdales ; il est rougeâtre ou brunâtre, possède un éclat assez vif, et raye difficilement le verre. On le trouve avec l'albite et l'anatase, au St-Gothard, au Mont-Blanc, dans l'Oysans, etc.
BROOIART ou Brocard, se dit, en Vénerie, d'une l";e fauve d'un an, et surtout du Chevreuil mâle, qui ne porte encore que des broches pour tout bois.
BROSIMl'M du gr. ppaxiiuo; comestible), arbre de la famille des Artocarpées. Voy. Galactodi-ndron.
BROSSES (orig. germanique). L'art du brossier consiste à fabriquer toutes sortes de brosses ou ver- -, de pinceaux ou de balais. — Les brosses propr. . qui servent au nettoyage des meubles et des vêtements, ainsi qu'à la toilette, peuvent être partagées en deux classes : celles qui ont le dos ou la patte e à jour, et celles qui ne l'ont pas. Pour lesarde brosserie commune, les pattes sont ordinairement en hêtre ou en noyer, recouvert ou non d'un placage ; pour la brosserie fini-, on emploie la , l'os, l'ivoire, le bois laqué et le bois de Spa. Les poils sont en soie de porc ou de sanglier, en crin de cheval, en poil de chèvre ou de blaireau, en chiendent et en bruyère. — Paris est un des plus grands centres de la fabrication des brosses : viennent en- Beauvais, Lyon, Dieppe et Méru. La brosserie anglaise est renommée pour son luxeet son élégance, pour la solidité et la (inesse du crin. Depuis quelques années, de grandes fabriques de brosserie se sont élevées aussi en Prusse et en Allemagne.
Les peintres donnent spécialement les noms de brosses à des pinceaux consistant en un paquet de poils de porc, de sanglier ou de chien, liés avec une cordelette ou maintenus par un étui en fer- blanc, et
attachés au bout d'un bâton servant de manche. On les emploie presque exclusivement pour la peinture à l'huile.
Les Entomologistes nomment bipasses de petits poils roides qui se trouvent sur différentes parties du corps des insectes. — On donne aussi ce nom aux poils longs et disposés en manchettes qui se trouvent aux jambes de devant de certaines antilopes.
BROU (de brout, jeune pousse des arbres au printemps), enveloppe verte et demi-charnue qui recouvre le fruit du noyer On a étendu ce nom à tout sarcocarpe plus ou moins verdàtre et coriace, comme celui de la noisette, des amandes, etc. — Le brou de noix s'emploie, dans la Teinture, pour obtenir sur laine des couleurs fauves ou brunes dites de racine: les anciens l'utilisaient pour teindre les cheveux. Quand le brou a été conservé un ou deux ans dans l'eau, ilacquiertplus de qualité pour la teinture. — On prépare aussi avec le brou, en le faisant infuser dans l'eau-de-vie, une liqueur stomachique, qu'on appelle brou de noix.
brou ou brout, dit aussi Mal de bois, maladie fort grave qui attaque les bestiaux, surtout les bêtes h cornes, au moment où ils comment enta brouter dans les bois. C'est une gastro-entérite que l'on traite par les saignées, les lavements émollients et les breuvages acidulés.
BROUET (du vieux franc, breu, bouillon ; du celtique brod), aliment demi-liquide, dont la base est le bouillon : c'est une espèce de potage. — Le fameux brouet noir des Spartiates était, dit-on, un mélange de viande et de sang assaisonné avec du sel et du vinaigre.
BROUETTE (pour birouette, à deux roues). C'était autrefois un petit véhicule à deux roues, appelé aussi i • iiwigrette.On en attribue l'invention à Pascal. — Aujourd'hui, c'est un petit tombereau, monté sur un brancard, à l'extrémité duquel est placée une petite roue, mobile surles deux pivots d'un essieu tournant.
BROUILLAGES. Voy. Krolffes.
BROUILLARD (orig. dout.), masse de vapeurscondensées, répandues dans la partie de l'atmosphère la plus voisine de la terre, et qui troublent la transparence de l'air. Les brouillards se forment dans l'atmosphère toutes les fois qu'il y arrive de la vapeur d'eau à une température supérieure à celle de l'air ambiant. Ainsi, le soir, lorsque ia température de l'air commence à se refroidir, des brouillards s'élèvent audessus des lacs et des rivières, parce que, la température de ces eaux étant plus élevée que celle de l'air, la vapeur qui y arrive s'y condense en partie : même chose se passe le matin, à l'instant du lever du soleil, parce que ses rayons échauffent le sol plus vite que l'atmosphère. De même, en temps de dégel, quand l'air devenu plus chaud, se trouve en contact avec la surface froide de l'eauou du sol, la vapeur d'eau qu'il contient se condense, et forme un brouillard. Les brouillards sont de la même nature que les nuages : on le constate facilement quand on gravit une montagne environnée d'un nuage, ou quand on s'élève en ballon par un temps couvert {Voy. Bruine;. — Lebrouillavds sont plus fréquents dans les pays froids, bas et humides (p. ex. en Hollande, en Angleterre), que dans les pays chauds, secs et élevés ; au printemps et en automne, que pendant l'été et l'hiver; le soir et le matin, que dans la nuit et au milieu du jour : les variations de température, plus fréquentes danscesdiverses circonstances, expliquent facilement ces différences. Quelquefois les brouillards répandent, une odeur létide qui provient, sans doute, des fumées et des vapeurs de toute espèce qu'ils tiennent emprisonnées ; parfois aussi ils semblent uniquement composés de molécules terreuse*, réduites à une extrême finesse : tels sont les brouillards secs, qui enveloppent les régions polaires, et ceux qui accompagnent certaines éruptions volcaniques. — Les brouillards sont, en général, nuisibles à la végétation ; ils sont aussi malsains, surtout dans les grandes villes,
BRUCÉE.
BRULERIE.
où ils vicient l'atmosphère. Voy. Brume, Givre, Nuages, Ploie.
BHOt ii.lmu), livre sur lequel un marchand prend note de ses ventes, ses achats, ses payements, ses recettes, en un mot, de toutes ses affaires, au fur et à mesure qu'il les conclut; on l'appelle aussi brouillon et main courante. Les écritures du brouillard doivent être ensuite transportées sur le joumali Voy. ce mot;. — On donne aussi ce nom à un papier non collé dont on se sert, comme buvard, pour sécher l'écriture, ou que l'on emploie pour filtrer.
BKOUILLE, plante fourragère. Voy. Fétuque flotta mi:.
BUOUSSEX (de broz ou broc, nœud), loupe ou excroissance de la tige ou des branches d'un arbre, déterminée souvent par une tonte ou un élaga quent. Le broussin de certains bois, connue l'orme, 1 érable, le frêne, le buis, présente à l'intérieur des veines colorées qui le rendent précieux pour les ouvrages d'ébénisterie ou de tabletterie.
broussin (de trousser, cailler, en parlant du lait"), sorte de fromage que l'on mange assaisonné de poivre et de vinaigre.
BROUSSONÉ TIE(de Broussonet, naturaliste français), Hroussonetia, genre de la famille des Moréacées, établi pour un très-bel arbre, originaire de la Chine, auj. naturalisé dans nos jardins, le Mûrier h papier [B. papyrifera) : c'est un arbre lactescent, à feuilles alternes, velues en dessous, et à fleurs diotques. L'écorce de ce mûrier, bien différent du mûrier à soie, fournit une filasse douce, fraîche et trèsblanche, avec laquelle on fabrique, dans les pays où il croît, du papier et des étoiles. — Pour la B. orangée (B. aurantiaca), Voy. JHaclore.
BROUT, pousse d'arbre, l'or/. Bnou.
BROWIflSJME, système de médecine, imaginé à la fin du xvinc siècle par l'Écossais Broun, était basé sur cette idée que l'incitabitité, ou excitabilité, était toute la vie : de là deux espèces de maladies, les M. sthéttiques ou par excès d incitation, et les M. 08théniqùes ; or les premières ('(induisant tOUJOU s aux secondes, l'asthénie^ ou la faiblesse, était le résultat final de tout état maladif. De cette théorie dérivait nécessairement une thérapeutique toujours stimulante. La doctrine de Broussais a été la contre-partie de ce système.
BBU (de l'anc. allem. brut), synonyme de bellefille, dans l'acception de femme du fils par rapport au père et à la mère de ce fils. Voy. Alliance et Pa-
l'.KXÏ B.
BRUANTS ou BRBANTS, Emborizw, petits oiseaux de passage, de l'ordre des Passereaux Conirostres, famille desFringillidés, plus connus sous les noms de Verdiers et d'Ortolans, Bont caractérisés par un bec court, droit et robuste; des mandib îles à bords rentrants, la supérieure plus petite que l'inférieure, el garnie intérieurement d'un petit tubercule osseux el saillant dont l'oiseau se sert pour concasser les graines. Leur plumage varie' du vert olivâtre au grÎ8 brun, du jaune et du noir; leur chant n'a rien de remarquable. Les Bruants viennent en France avec les hirondelles, et partent avec les cailles; toul l'été, ils voltigent dans les prés, les bois et les buissons. lu -i nourrissent de graines, de baies et d'insectes, et vivent familièrement avec les moineaux et les pinsons de mis contrées. Ils donnent très facilement danst us les pièges qu'on leur tend. Les espèces les plus communes sont : le B. commun ou Verdier des oiseleurs (E. citrinellà), qui est gros cou un moineau et de couleur jaune-verdâtre; le K. des haies ou //:/(/•;. cirlus)', le H. proyer [E. miharia , qui
est d'un f^ris brun tacheté de' brun foncé; le //. fou (/•-'. Ctfl), qui est midis plus faciles à se laisser prendre; l'Ortolan propr. dit i E.hortulana), dent la chair est si délicate [Voy. Ortolan ; le /'. des roseaux (E. scheniclus) el le B.mitylenc, qu'on trouve surtout dans le Midi.
BRÛLÉE (du voyageur écossais J. Hru^r, qui rap
porta cet arbrisseau d'Abyssinie en 1772\ Pr genre de la famille des Xanthoxylées, renferme des arbrisseaux dont les feuilles sont, dans l'Abyssinie, employées avec succès contre la dyssenterie. La B. ferrugineuse (li. antidysenterica), a l'aspect d'un petit noyer; ses feuilles sont ailées, pointues et bordées de quelques poils; on la cultive, chez nous, en si are chaude, où elle atteint la hauteur de 2m. Son écorce a passé longtemps pour être la Emisse Angusture, qui donne la bruane. Voy. ces mots.
BRUCHE 'du gr. (ipoOyo;), Bruchus, vulg. Cusson, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, famille des Rhynchophores, très-voisins des Charançons. Ils ontle prolongement de la tète court, large et en forme de museau, avec des palpes très-visibles. Us multiplient rapidement, et sont un véritable fléau pour l'agriculture. Leurs larves, petits vers mous et blancs, attaquent et détruisent les fèves, les pois et les lentilles. On les divise en deux sousgenres •. les Bruches prop. dites, dont l'espèce principale est la B. du pois (H. pisi),et les Anthribes, dont l'espèce-type, YÂ. latirostre, noire avec le di isous de l'abdomen jaune, est commune aux env. de Palis.
BUUClîSE ou caniramine, alcali organique vénéneux, découvert en 1819 par Pelletier et Ca\ dans l'écorce de la Fausse Angusture, écorce qu'on croyait provenir de la Brucea antidysenterica, est aussi contenu dans la fève St-Ignace, la noix Mimique, le bois de couleuvre, etc. : on la retir néralement des eaux de lavage d'où l'on a extrait déjà la strychnine. La brucinc se présente en prismes droits rhomboïdaux, ou en aiguilles enchevêtrées ; elle es incolore, insoluble dans l'éther et composée de carbone, d'hydrogène, d'azote et d'oxygène dans les rapports de CMHMAa»0* -f- 411-0. Elle forme avec les acidesdes sels très-amers, également vénéneux. Elle se distingue des autres alcalis organiques par sa réaction avec l'acide nitrique : à l'état concentré, cet acide la colore en rouge de sang, et dégage un gaz inflammable, ayant l'odeur de la po le de reinette,
et qui est de l'éther nitreux.O i prépare avec labrucine îles pilules qu'on administre dans certains cas de paralysie : elle agit d'une manière spéciale sur la moelle epinière, et peut, à haute dose, cause- i • tétanos et la mort.
BRUCTFE. 1 '"'/• Magnésie hydratée.
BRUGNON du lut. fictif prunea, de prunus), variété de Pèche. Voy. PÊCHB.
BRUINE (du lut. pruina, ou du celtiq. lu-n, pluie), petite pluie fine et froide, résultant de la condensai ion des vapeurs qui composent le brouillard.
BRUIT i'dub.-lat. brugitus,derugire , son confus, résultant d'un ébranlement de l'air, qui ne se répète point par vibrations régulières. Il est le résultat d'un ou île plusieurs chocs de corps non élastiques : tels sont la détonai ion d'une arme à feu, le fracas du tonnerre, le mugissement du vent, le craquement d'une branche d'arbre, etc. Il diffère du son en ce que ^s vibrations ne sont p&sisochrones d'égale dur. ne se succèdent pas avec assez de rapidité pour donner à l'oreille nue sensation continue. — Les
bruits que font entendre certaines parties d i corps, surtout la poitrine et le cœur, donnent au médecin de précieux indices, qui sont devenus, depuis I.aennec 1816), l'objet d'une étude spéciale. Voy. \i-
( I I I VI IOX.
Le (.ode pénal punit les auteurs et complices de Bruits et tapages nocturnes troublant la tranquillité publique (art. 479 el i80), et diverses ordonnances interdisent dans les villes l'usage des cors de chasse,
trompettes et autres instruments bruyants, ainsi que l'exercice nocturne de professions bruyantes, que celles de forgeron, chaudronnier, etc. BRI LAGE, opération d'Agriculture. V. Écoi
Itltl IIMIM DES CORPS. Voy. BUCHER 81 IviXlr. vi m\.
BRÛLERIE, synonyme de Distillerie ou de fabrique d'eau de-vie. Voy. t >i^ i u i mon.