BRUME
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BRUYERE.
BRULEUR, appareil pour le chauffage au gaz, imaginé par le chimiste allemand Bunsen. Le gaz sort par un tuyau effilé placé dans l'axe d'un tuyau plus gros, dans lequel il se mêle avec de l'air atmosphérique. On enflamme le mélange à la sortie du gros tuyau et on obtient ainsi une flamme très-pâle, mais très-chaude. On a pu, grâce à ce procédé, disposer des fourneaux dégageant assez de chaleur pour fondre de l'argent.
BRÛLOT, bâtiment que l'on charge d'artifices et de matières combustibles pour incendier les vaisseaux de l'ennemi. — Les brûlots étaient fort en usage chez les anciens, et, jusqu'à la fin du siècle dernier, lesarmées navales en traînaient à leur suite : on s'en servait surtout contre les navires ancrés dans un port : c'est ainsi que les Russes brûlèrent l'escadre turque dans la baie de Tchesmé (Anatolie), en 1770. Auj. on ne se sert plus guère des brûlots; les torpilles ( Voy. ce mot) produisent des effets plus sûrs et plus désastreux.
BRl'LL'RE. On admet avec Dupuytren, 6 degrés dans la brûlure, d'après la profondeur desaltérations éprouvées par les tissus : 1" inflammation superficielle de la peau sans phlyctènes; 2° inflammation avec phlyctènes ; 3° désorganisation d'une partie du corps papillaire ou de la surface de la peau ; 4° escharification complète du derme ; 5° combustion des tissus jusqu'aux os ; 6° enfin, carbonisation de tout un membre. — Pour les brûlures du ltret du 2° degré, le traitement consiste simplement dans l'immersion immédiate de la partie malade dans l'eau froide, ou, si cette immersion est impossible, dans une affusion continuelle d'eau froide : ce moyen doit être continué avec persévérance; car si on ne l'employait que dans le premier moment il serait plus nuisible qu'utile. Tous ces remèdes que vante le vulgaire : pulpe de pommes de terre ou de carottes râpées, gelée de groseilles, etc., n'ont pas plus d'effet que l'eau froide. On doit leur préférer un Uniment, dit oléocalcaire, fait avec un mélange d'huile et de craie en poudre que l'on étale sur des plaques d'ouate. S'il y a des ampoules, on les perce, de place en place pour faire écouler la sérosité, en ayant soin de ne pas arracher l'épiderme. S'il survient des symptômes inflammatoires, un traitement antiphlogistique devient nécessaire : saignées générales ou locales, boissons rafraîchissantes, etc. — Dans les brûlures des 3", 4e et 5* degrés, s'il y a désorganisation des tissus et formation d'escarres, il faut, après avoir combattu l'inflammation, s'occuper du travail de la cicatrisation. Le pansement se composera d'abord d'applications émellientes et adoucissantes, puis de charpie enduite de ce rat, ou même, s'il faut hâter la chute des escarres, d'onguents excitants; des appareils appropriés seront mis, en outre, en usage, afin de prévenir ou de corriger la difformité de certaines cicatrices; le traitement est toujours long et difficile. — Les brûlures du 6e degré sont le plus souvent mortelles. brûlure ou Charbon des céréales. Voy. Nielle et (toi ili.e. — On donne aussi le nom de Brûlure à une maladie dont les plantes sont souvent atteintes au pr.ntemps et qui consiste tantôt en une altération des bourgeons et des jeunes pousses qui noircissent subitement, tantôt en un dessèchement de l'écorce qui se soulève et se fendille : cet effet peut se produire soit après de fortes chaleurs, soit par suite de gelées tardives.
brûlure des moutons, ou Mal de feu, maladie des moutons, caractérisée par la rougeur des yeux, la soif, l'amaigrissement, etc. On y remédie par le repos, les émollients et les rafraîchissants.
BRUMAIRE (de brume), 2e mois du calendrier républicain, correspondant à la fin d'octobre et aux deux premiers tiers de novembre. Voy. Calendrier. BRUME (du lat. bruina), vapeur qui, par un temps calme, s'élève près de l'horizon au-dessus de la mer, et y obscurcit l'atmosphère. La brume résulte 'le ce que l'air ne contient pas assez d'eau en va-
peur, et n'a de commun avec le brouillard que l'apparence : elle peut se former par un temps sec et chaud. — Par extension, brume se dit, surtout en Marine, de toute espèce de brouillard. Voy. ce mot. BRUIV de montagne. Voy. Terre d'ombre; — B.
DE PLATRE. Voy. TALC — B. ROUGE. Voy. OCRE.
BRU>'ELLE (de l'ail. Braùne, esquinancie;, Brunella, genre de la famille des Labiées, tribu des Scutellariées. La B. commune est astringente et vulnéraire, et s'emploie contre les maux de gorge; la B. à grandes fleurs est une plante vivace, à fleurs en épi, bleues, pourpres, rosées ou blanches, qui sert à l'ornement des jardins.
BRUrs'FELSIE (d'O. Brunfels, botaniste allemand), Brunfelsia, genre de la famille des Scrofulariées, contient plusieurs plantes de l'Amérique, fort recherchées en raison de leur beau port et de leurs fleurs grandes et odorantes : ce sont des arbrisseaux à feuilles alternes, oblongues, entières. L'espèce type est la B. violacée, remarquable par ses grandes feuilles violacées en dessous et parcourues en dessus de grandes nervures blanches.
BRUXIA (de Corn. Bruyn, voyageur hollandais1,, genre-type de la famille des Bruniacèes, renferme desarbrisseaux du Cap, à rameaux verticillés, à feuilles petites, à fleurs blanches paniculées et qui ont le port des bruyères. — Ce genre avait été placé par Jussieu dans les Rhamnées.
BRUNISSOIR, outil en forme d'amande plus ou moins allongée, et fixé, par un de ses bouts, à un manche de bois ; on s'en sert pour brunir ou polir les pièces d'argenterie, les bronzes, les bois, les porcelaines dorées ou argentées, etc. Il est tantôt en acier trempé, tantôt en pierre sanguine (hématite rouge), en dents de loup, etc., mais toujours d'une substance plus dure que celle du corps sur lequel on le fait agir. Le brunissoirn'use pas par le frottement, mais il aplatit les aspérités qui se trouvent à la surface du corps.
BROO.ME (du botan. anglais R. Broun), Brunonia, genre-type de la famille des Brunoniacées, renferme un petit nombre de plantes, -herbacées, vivaces, dont une est cultivée en Europe : c'est la B. australe, de l'Australie, dont le port rappelle celui de nos Scabieuses.
BRUSC, un des noms vulgaires de Y Ajonc. Voy*. ce mot.
BRUSE ou Bruyère à balais. Voy. Bruyère.
BRUSQUEMBILLE (la), jeu de cartes qui peut se jouer à 2, 3, 4 ou 5 personnes. Si le nombre des joueurs est pair, on emploie un jeu de piquet entier ; dans le cas contraire, on supprime 2 sept, un rouge et un noir. Les dix et les as portent, spécialement le nom de brusquembille : c'est de là que vient le nom du jeu. L'as est la brusquembille supérieure, surtout l'as d'atout : celui qui la place reçoit deux jetons de chaque joueur.
BRUT (du lat. bridus). On appelle ainsi, en Histoire naturelle, les corps inorganiques, pierres, métaux, par opposition aux corps organisés ( Voy. Corps). — Le mot brut s'applique encore : 1° à tout ce qui n'est pas élaboré par l'art, comme sucre brut, qui n'est pas raffiné; diamant brut, qui n'est pas taillé, etc ; 2° à la totalité d'un produit, lorsque déduction n'est point faite des frais qu'il a fallu faire pour l'obtenir; ou bien au poids d'une marchandise pesée avec l'emballage : le produit brut et le poids brut sont alors opposés au produit net et au poids net. La différence entre le poids brut et le poids net s'appelle tare.
BRUYÈRE (du celtique brug, arbuste), Erica, genre-type de la famille des Éricacées, renferme plus de iOOespèces, la plupart originaires de l'Afrique ; on n'en compte qu'une vingtaine propres àl'Europe, et 3 ou U à l'Asie. Bentham a divisé ce genre en k sousgenres : 1° Ectasis (anthères terminales); 2° Syringodea (anthères latérales, corolle tubuleuse); 3' ' Stellanthe anthères latérales, corolle hypocratériforme);
HliYOPIIYLLE.