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bustes remarquables par la forme élégante de leurs fleurs, habituellement d'un bleu foncé. Ses pnncicipales espèces sont : la C. des jardins, dite Violette marine (C. médium), à grosses fleurs blanches ou violettes ; la C. noble (C. nobilis) de la Chine, qui a des fleurs d'un violet pourpre, ainsi que la C. remarquable (C speciosa) ; la C. Bocconi, dont on fait de jolies bordures ; la C. raiponce (C. rapunculus), plante potagère, dont les racines et les jeunes pousses se mangent en salade ; la C. gantelée {C. trachelium), et la C. à feuilles de pécher (C. persicifolia), qui toutes deux se mangent aussi.
CAMPANULE. Voy. Campaniforme.
CAMPÈCIIE (bois de). Voy. Hkmatoxïle.
CAMP1IÈNES, nom donné, en Chimie, à des hydrocarbures isomères ayant tous pour formule C'°H18 et que M. Berthelot a obtenus avec l'essence de térébenthine. — On l'étend aussi à tous les hydrocarbures qui ont la formule précédente, quelle que soit leur origine ; mais il vaut mieux les nommer Térébènes. Voy. ce mot.
CAMPHOGÈINE {de camphre, et du gr. vevr,:, engendré), nom donné par M. Dumas au corps qui, ayant été rencontré plus tard par MM. Gerhardt et Cahours tout formé dans l'essence de cumin, a été définitivement nommé Cymène. Voy. ce mot.
CAMPIIORIQUE (acide), acide bibasique, dont la formule est (C'°Hl402) 2011, et qu'on obtient en faisant bouillir du camphre avec de l'acide nitrique. On en connaît trois espèces : une déviant à droite la lumière polarisée, une 2e la déviant à gauche, la 3e ne la déviant pas. Toutes trois se présentent en aiguilles incolores, peu solubles dans l'eau froide. L'acide camphorique droit, le plus important, a été découvert, en 1785, par Kosegarten ; MM. Laurent et Malaguti en ont établi la composition en 1836.
CAMPIIOROSMA (de camphora, camphre, et du gr. cxTjxr;, odeur). Voy. Camphrée.
CAMl'iiRE(de l'arabe kamphur), Camphora, espèce d'essenceconcrète, d'une odeur très-forte, d'une saveur amère et aromatique. Le camphre est plus léger que l'eau; il entre en fusion à 175", et bout à 204° ; il est si volatil qu'il disparaît bientôt complètement quand on l'expose à l'air libre. Il brûle avec une flamme blanche. L'eau n'en dissout qu'une petite quantité ; l'alcool, l'éther, les huiles grasses et les huiles essentielles le dissolvent, en toutes proportions. Il se dissout aussi dans l'acide nitrique [huile de camphre) ; à chaud, l'acide nitrique le convertit en acide camphorique. Lecamphre ordinaire a pour formule Cl0HIRO ; le C. de Bornéo présente une composition différente (C10IIl8O), et se convertit par l'acide nitrique en camphre ordinaire.
Le camphre s'extrait du Laurus camphora {Voy. Camphrier). L'extraction s'en fait particulièrement au Japon, à Java, à Sumatra et à Bornéo. A cci effet, on divise en fragments le bois de l'arbre, et on le chauffe avec de l'eau dans de grandes cucurbites de fer, surmontées de chapiteaux en terre dont l'intérieur es) garni de cordes de paille de riz. Le camphre se sublime et vient s'attacher a ces cordes, à l'état d'une poudre grise : on le raffine, en Europe, par une nouvelle sublimation dans des mal ras eu \erre. Plusi"in\s huiles essentielles, comme celles de lavande. de romarin, de marjolaine, et d'autres plantes de la famille des Labiées, renferment du Camphre en petite quantité ; mais ce camphre diffère un peu du camphre ordinaire; il n'agit pas comme lui sur la lumière polarisée. Quelques autres essences, connue celles de valériane, de lanaisie, de semen-cout-a, etc., fournissent aussi du camphre quand on les traite par l'aride nitrique.
Lo camphre est employé dans la préparation des vernis, notamment du vieux laque. On s'en sert aussi dans les feux d'artifice ; la propriété qu'il a de brûler sur l'eau fait supposer qu'il entrait dans la composition du feu grégeois. Son odeur chasse ou fait périr les insectes et les vers : aussi l'emploie-
t-on pour conserver les collections d'histoire naturelle, les pelleteries, les étoffes de laine. On en fait un fréquent usage en médecine comme antispasmodique ; on le prescrit aussi comme stimulant diflusible, diaphorétique et antiseptique. Il a été surtout préconisé par M. Raspail, dont le nom est resté attaché aux cigarettes qu'il recommande comme préservatifs contre une foule de maladies. On peut administrer le camphre à l'intérieur ; la dose varie de 06r,25 à 1 ou 2V, dans les 2/i heures, mais il faut le fractionner avec soin : à trop forte dose, c'est un poison. Comme solution, on l'emploie sous forme d'eau camphrée ou d'éther camphré. Pour l'usage externe, on emploie Yeau-de-vie camphrée, le vinaigre camphré, et l'huile ou la pommade camphrée.
Le camphre paraît avoir été introduit en Europe par les Arabes.
Camphre artificiel, substance blanche, plus légère que l'eau et d'une odeur analogue à celle du camphre, qui s'obtient en saturant de gaz chlorhydrique l'huile essentielle de. térébenthine.
CAMPHRÉE, Cumphorosma, genre de la famille des Chénopodées, tribu des Cyclolobées, renferme des plantes herbacées qui croissent dans les lieux stériles et sablonneux des contrées méridionales. La C. deMontpellier, petit arbrisseau, à rameaux longs et blanchâtres; à feuilles alternes, petites, nombreuses ; à fleurs verdàtres, exhale une forte odeur de camphre, d'où son nom ; elle s'emploie en médecine contre l'asthme etl'hydropisie.
CAMPHRIER, Laurus camphora, genre de la famille des Laurinées, tribu des Camphorées, est originaire des contrées montueuses de l'Orient. Cet arbre a le port du tilleul, l'écorce raboteuse et grisâtre, les feuilles ovales, longues, alternes, d'un beau vert luisant ; les fleurs blanches, petites, en panicule; les fruits pourpres, noirâtres, à une seule graine, de la grosseur du pois chiche. On en retire le camphre ( Voy. Camphre). Le bois de cet arbre a une odeur aromatique; on l'emploie dans l'ébénisterie.
CAMPL'LITE (du gr. xa(X7t'J).o;, courbé), genre de Mollusques cephalopodes.de l'ordre des Tentaculifères, famille des Clyménidées : coquille non spirale, disposée en forme de corne ; ouverture comprimée ci fortement rétrécie, cloisons droites ou à peine arquées, siphon placé près du bord interne des cloisons. Les Campulites ne se trouvent qaVà l'état fossile et appartiennent à l'étage silurien et à l'étage dévonien.
CAMPYL... (du gr. xau.7iù)o:, courbé', entre dans la composition d'un grand nombre de termes de Botanique et d'Entomologie, comme Campy tant hère, Campylocarpe, Campylodonte, Campyloplère, Cumpylosome, etc., et désigne partout des organes remarquables par leur courbure.
CA>'AL (du lat. canalis), cours d'eau artificiel, peut être construit dans l'intérêt de la salubrité, de l'agriculture ou du commerce. De là, trois genres de. canatu : l° les C, de dessèchement, qui ont pour effet
de dessécher des marais OU des terrains inond que l'on creuse dans la direction de la plus grande pente; 2° les C. d'irrigation, qui servent soit a fertiliser d 's terres trop desséchées, en amenant par une pente douce l'eau d'un réservoir supérieur sur le terrain qu'on veut arroser, soit à approvisionner d'eau une grande ville; 3° les C. de navigation, creusés pour le transport des denrées et des marchand* ses : ces derniers se divisent en C. de dérivation ou latéraux, et en C. de jonction. — Les C. de dériva' tion s mt destinés a remplacer on cours d'eau naturel dont la navigation est imparfaite, et se construisent latéralement à ce cours d'eau, dans la vallés même qu'il parcourt. Ils empruntent leurs eaux au fleuve qu'ils remplacent ou a ses affluents ; ils n'of-
frenl qu'une pente peu sensible, et les bateau\
vent les parcourir dans les deux sens avec la même facilite. La Loire, la Marne, la Garonne, etc., ont des canaux latéraux. Les C. de jonction ont pour but de
réunir par une route navigable deux rivières, et quel-
CANÊFICIER.