CANOT
aune portée plus grande encore : dans ce dernier, l'âme de la pièce porte six rayures égales et également espacées en forme d'hélice très-allongée ; le projectile est creux et muni d'ailettes de zinc qui s'eni'ujent dans les rayures. Les canons de nouveau modèle se chargent tous par la culasse. — On appelle caroncule {Voy. ce mot) une sorte de canon usité dans la Marine.
L'invention des canons suivit de près celle de la poudre; on s'en servit pour la lrc fois en Europe au xne siècle, suivant les uns à la bataille de Crécy (1346), suivant d'autres, au siège d'Algésiras (1343). Dans l'origine le mot canon s'appliquait indistinctement à toute espèce de bouche à feu, et même aux armes à feu portatives. A partir du x\c siècle on désigna exclusivement sous ce nom les bouches à feu lançant des boulets en fer et l'on appela bombardes eu pierriers celles qui lançaient des boulets de pierre ; il y avait encore les fauconneaux, les coutevrines ( Voy, ces mots\ et autres engins analogues complètement inusités aujourd'hui. — Quant aux canôtts à vapeur, aux canons pneumatiques, etc., ils n'ont jamais eu aucune utilité pratique.
Canons de fusil. Ces canons sont en fer forgé. Pour fabriquer les canons ordinaires, on prend plusieurs morceaux de fer qu'on soude ensemble et qu'on étire ensuite sous un martinet, de manière à produire une lame, qu'on appelle, lame à canon. On rapproche ensuite les bords de cette lame, de manière à former un tube, et quand ils sont croisés dans toute la longueur, on les soude avec le plus grand soin. On fait aussi des canons rubannés bb soudant sur un canon fort mince un ruban de fer que l'on roule successivement tout autour et sur toute sa Longueur; et des canons tordu* à l'étoc, qui résistent mieux à l'explosion de la poudre. Le canon terminé, on le dresse en dedans au moyen du forage et quelquefois on y fait, des raies et des cannelures (C. rayés, carabinés, cannelés); enfin on taraude l'extrémité inférieure du canon pour y adapter la culasse eton perce la lumière. Voy. Fusil, Carabine, etc.
canon, pièce de musique dans laquelle la mélodie qui forme le sujet s'accompagne elle-même, en imitation et à la distance d'une ou de plusieurs mesures. Ce Bujet peut être repris successivement par plusieurs parties, à divers intervalles, et il doit en résulter uni- harmonie agréable et correcte. L'air si connu de Frère Jacques, dormez-vous? chanté par plusieurs personnes qui commencent à des mesures différentes, offre un exemple de canon. Il y a plusieurs sortes de canons : on en fait par mouvement direct et par mouvement contraire; il y a des canons renversés, rétrogrades, à la quarte, à la quinte, à l'octave, etc. C'est un des exercices de ['imitation {Voy. ce mot), qui conduit à ceux de la fugue. On l'emploie quelquefois dans la musique dramatique, mais plus
BOUVent dans la musique inst rumentale.
En Typographie, le canon est un fort caractère dont on se sert principalement pour les affiches. On
ne : le petit euuou, de 26 à Zl points le grOS
, de 4" a 44; le double canon, de 48 à 56; le triple canon, de 72 et au delà.
Canon s'est dit longtemps de chacune des deux ti- : tuyaux d'un pantalon, d'un caleçon; et, par suite, il s'est dit d'ornements, BOUvent garniB d ■ dentelles, qu'on a [tachait au bas des hauts de-chausses; ces orneme i étaient fort à la mode au tvti* siècle.
Les Vétérinaires appellent canon : l" l'os de la jambe du cheval qui répond dans les membres antérieurs, au métacarpe; dans les membres postérieurs, au métatarse; 2" la région des membres tant antérieurs que postérieurs du cheval, qui ■ peur base les os métacarpiens et métatarsiens.
CANON! vi. i s nu m s . Voy. Un rsb.
CANONICAT, titre d'un bénéfice «le chanoine. Il y avait ftutn t'ois cette différence entre le <■<•.., et \& prébende, que lecanonicat était simplement un privilège qui donnait une place au ofiœur et au cha-
pitre d'une église cathédrale ou collégiale, tandis que la prébende donnait droit à une certaine portion des revenus de ces églises.
CANONIQUE, ce qui est conforme aux Canons.
Droit canonique. Voy. Dnorr.
Livres canoniques. On les distingue en L. protocanoniques et L. deutérocanoniques. Les premiers sonteeuxqui ont été admis dès l'origine dans le Canon de l'Église; les seconds, ceux qui n'ont été admis que postérieurement. — LesZ,. protocanoniques sont : dans l'Ancien Testament, les 5 livres de Moïse ;Josué\ les Juges et Rut/i, Samuel, les Rois, les Paralipomènes, Bsdras et Néhémie, Esther, Isaie, Jérémie, Ezéchiel, Daniel, les 12 petits Prophètes et Job ; les Psaumes, les Proverbes, l'Ecclésiaste et le Canin/iodes Cantiques ; dans le Nouveau Testament, les 'i Evangiles, les Actes des Apôtres, les Epitres de SI Paul, la l" de St Pierre et la V'de StJean. — Les L. deutérocanoniques sont : dans l'Ancien Testament, Tobie, Judith, la Sagesse, l'Ecclésiastique, BaructL le 1er et le 2e livre des Machnbées, les 7 derniers chapitres ù'Esther; dans le Nouveau Testament, VEpttrt de St Paul aux Hébreux, celles de st Jacques et de St Jade, la 2' de St Pierre, la 2e et la 3 de St Jean, ['Apocalypse.
En Philosophie, Epicure désignait sous le nom de Canoniquejles dix règles qui formaient, pour ainsi dire, toute sa logique. Elles reviennent à recommander la clarté dans l'expression et à faire des sens le critérium de la vérité.
CANONISATION, déclaration solennelle du pape par laquelle il autorise l'inscription au Canon des saints du nom d'un personnage que sa piété et ses vertus ont fait vénérer pendant sa vie. Les honneurs qu'on peut rendre aux saints canonisés sont les suivants : leur nom est inscrit dans les calendriers, les martyrologes, les litanies, etc.; on les invoque publiquement dans les offices solennels ; on consacre sous leur vocable des églises et des autels; on offre le saint sacrifice de la messe en leur nom; on célèbre leur fête à un jour déterminé ; dans les images qui les représentent, leur tète est entourée de l'auréole; enfin, leurs reliques sont exposées à la vénération des fidèles. — Le mot canonisation ne se trouve employé pour la première fois que dans une bulle du pape Jean XV en 993; mais la chose esl beaucoup plus ancienne que le nom. Dans l'origine, les évoques pouvaient procéder à la canonisation d'un saint dans l'étendue respective de leur diocèse ; depuis 1 172, ce droit est réservé au pontife romain. La ( ongrégation île* Rits est chargée de tout Ce qui concerne la canonisation. Voy. Béatification.
CANONNIÈRE, ou Cbaloi 11 CANONNIÈRE, embarcation pontée, peu élevée au dessus de l'eau, et armée dune ou de plusieurs pii ces de canon. On construit auj. des canonnières à vapeur et en même
temps cuirassées. On donne quelquefois aux canonnières le nom de batteries flottantes Vo .BAn
- autrefois le mot canonnière s'employait, en termes de Fortification, comme synonyme de meurtrière.
CANONNIEftS >le canon , soldats chargés du service de l'artillerie. On les appelle aussi artilleurs. Les canonnière ont été enrégimentés pour la première fois en 1688. A plusieurs reprises on les a réunis avec les sapeurs du génie et les mineurs; mais, depuis 1758, la séparation entre ces deux corps l été complète. Voy. \r. ni. 1 fuie.
CANOPUS, étoile de l* grandeur. Voy. \nco.
CANOT mot américain), petite embarcation non pontée, à raines, à voiles, ou a rames et à voiles a la t'ois, au Bervice d'un bâtiment, est destin e à servir de moyen de transp .rt ou de communication entre le rivage et les bâtiments a l'ancre. On distingue le grand canot, le petit canot, le eanot du commandant, le canoi de punition, le canot de sauvetage, etc. — On nomme canotiers les marins d signés peur faire partie de l'équipage d'un canot.
On donne aussi le nom de 1 iofc:l°àces légers es*