‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 238 sur 1672 · CAOUTCHOUC · texte numérisé non relu

CAOUTCHOUC

chants composés sur des sujets de dévotion : tels sont les cantiques de St-Sulpice, ceux de Ste-Geneviève, etc.

Le Cantique des cantiques est un ouvrage qui fait partie du canon des Livres saints, et qu'on a attribué à Salomon. Il a donné lieu à des interprétations fort diverses, entre lesquelles il ne nous appartient pas de prononcer : cène serait, suivant quelques auteurs, que l'épitbalame du mariage de Salomon avec la fille du roi d'Egypte ; selon plusieurs théologiens, le saint roi prophétise sous cet emblème l'union de Jésus- Christ avec l'Église catholique.

CANTON (de l'ital. cantone, coin), dénomination géographique qui sert à désigner, dans plusieurs contrées, une certaine subdivision du territoire. En France, les cantons sont les subdivisions des arrondissements, et sont eux-mêmes subdivisés en communes. On compte 29A1 cantons, ayant chacun leur chef-lieu. Chaque chel-lieu de canton est le siège d'une justice de paix. — En Suisse, le mot canton s'applique à chacun des États qui composent la confédération helvétique : on en compte 22. — En ter mes de Blason, le canton est une portion carrée de Vécu, moindre que le quartier, et qui joint un des angles, soit à droite, soit à gauche

CANTONADE (de l'ilal. cantonata). On appelle ainsi, au Théâtre, les coins du fond de la scène ou l'intérieur des coulisses. Varier a la cantonade, c'est parler à une personne qui est censée dans la coulisse, hors de la vue des spectateurs.

CANTONNEMENT (de canton). Ce mot s'applique à toute circonscription territoriale considérée sous un rapport spécial. C'est en ce sens qu'on dit: C. de pèche et C. de chasse, en parlant des parties de rivières ou de forêts dépendant des domaines de l'état, et où il est permis de pêcher et de chasser. — En matière forestière, le cantonnement est la faculté' qu'a le propriétaire d'une forêt d'y éteindre un droit d'usage dont elleest grevée au profit d'autres personnes, en abandonnant une part de sa propriété Cod.forest., art. 63, 111, 120. — On appelle C. militaires, les villes ou les viiiages où les troupes sont accidentellement établies dans le cours d'une campagne.

CAINTONNIKK de canton), nom qu'on donne en Fiance à des ouvriers stationnant sur les routes, qu'ils j doivent réparer et entretenir. Chaque cantonnier a en moyenne une longueur de h à 5 kilomètres à entretenir. Outre les soins qu'ils donnent aux routes, ils doivent aussi prêter gratuitement aide et assistance aux voituriers et aux voyageurs, en cas d'accident. Ils sont régis par le règlement du 10 fév. 1835, modifié par l'arrêté du lOjanv. 1852. — Il y a également des cantonniers attachés au service des lignes de chemins de fer et des cantonniers municipaux, pour le Ben ice de la voirie à Paris et dans les grandes villes.

Canut (de canette, organe du métier à tisser la soie?), ouvrier en soie des fabriques de Lyon.

CANZONE, canzonetta (mots italiens;, sorte de poésie lyrique inventée par les poètes provençaux, qui donnaient à leurs canzones le nom de cai qui apparaît dans la poésie italienne des le mu siècle. On distingue des lors : la C. petrarchesca ou toscana, mise en honneur par Pétrarque, et qui consiste en une série de 5 à 20 Btances dont les vers, au nombre de '.i à 90, sont disp08é8 dans un ordre déterminé, et semblable en tout à celui qui a éti; observé dans la première stauce; elle se termine par un envoi, formé d'un petit nombre de vers plus

courts et de rimes d i né ren tes ; — la C. anacreon tica ou canzonetta, destinée aux sujets gracieux et légers; elle est composée de Btances plus petites et de vers plus courts que la précédente : la eanzonnetta était Burtoul en vogue au \\r siècle; — la C. pindarica, d'un style plus élevé' et qui rappelle l'ode grecque di Pindare : elle a été introduit'' au

xvi' siècle dans la p lésie italienne par L. Alamanni

et perfectionnée par Cbiabrera; — la C. a 6o.<c uti

/,/i/tata, espèce de ballade qui se chantait en uan- *ant(Voy. Ballade) : l'usage en est auj. perdu.

CAOUANNE, Testudo cephalo, genre de Reptiles, de l'ordre des Chéloniens, famille des Cliél renferme des tortues de mer, qu'on trouve sur les côtes de la Méditerranée et de l'Océan : leur carapace est revêtue d'une écaille divisée en compartiments ; leurs pieds antérieurs sont longs et étroits ; leur couleur est brune ou roussàtre. La chair de la caouanne est mauvaise et d'une odeur musquée; mais sa graisse fournit une huile estimée pour le calfatage et l'éclairage.

CAOUTCHOUC (du mot indien cahuchu).Ce nom s'applique à plusieurs substances dont le caractère principal est de présenter une très-grande élasticité. — Le suc de toutes les plantes lactescentes contient à un plus ou moins haut degré du caoutchouc. L'arbre qui en fournit le plus au commerce est le Siphonia e/astica, de la famille des Euphorbiacées; certaines Urticées, les Ficus, les Apocynées, comme VVrceolaeiastica, des Lobéliacées, comme le Lobetia caoutchouc, etc., en fournissent aussi. Le Siphonia elastica qui en est la source ordinaire est un arbre de première grandeur qui croit au Brésil, à laGuvane, à Java, à Singapore, a Assam, etc. On pratique dans l'écorce un certain nombre d'incisions et l'on recueille dans une coupe d'argile disposée autour du tronc le suc qui en découle. Ce produit façonné en lames, en gourdes, ou en boules, est livré en cet état au commerce. — Le caoutchouc a une couleur ordinairement brunâtre, mais à l'état pur, il est blanc et demi-transparent ; sa densité varie d'1 0, 92 à 0,9ft ; il est inaltérable à l'air, mou, flexible, à peu près imperméable, et d'autant plus élastique que la température est plus élevée. Soumis à l'action d'une douce chaleur, il se ramollit assez pour se souder avec lui-même ; à une température supérieure, il entre en fusion, prend la consistance du goudron, et conserve très-longtemps cet état, après le refroidissement; une chaleur plus élevée encore le décompose. Mis en contact avec la flamme d'une bougie, il prend feu promptement et brûle avec rapidité. Il est insoluble dans l'eau et l'alcool; mais il se dissout dansl'éther pur, ain.-ique dans les huiles essentielles et surtout dans le sulfure de carbone. Les acides, à la température ordinaire, ont peu d'action sur lui. Outre son élasticité et sa ténacité, le caoutchouc présente encore deux propriétés remarquables : il se réchauffe quand on l'allonge, et réciproquement il se refioidit en se rétractant ; quand on l'échauffé au contraire, il se raccourcit et diminue de volume.

D'après Faraday, le caoutchouc pur ne serait pas une matière azotée, comme on l'avait cru ; ce serait un carbure d'hydrogène répondant a la formule C*H7. La distillation en retirerait deux isomères du gaz oléfiant la CQOutchéine et Vhiviine.

Les usages du caoutchouc sont fort nombreux: on s'en sert pour effaci r le crayon et adoucir le papier, pour fare des bail es élastiques, pour fabriquer des appareils de chimie et de chirurgie, des conduits acoustiques, des chaussures, des ress,,r;s, des tampons, des joints, des coiinvios. On est parvenu à le réduire en Bis très-minces avec lesquels on t'ai; des

tissus élastiques pour bretelles, jarretièr etc. En ass ciani le caoutchouc, dissous et à l'état pâteux, à l'huile de lin et a une certaine quantité' de résine, on en fait un vernis pour les cuivres. On

emploie beaucoup, au lieu du caoutchouc pur, le

caoutchouc dit eut anisé, c.-à-d. auquel en a incorporé du soufre, soit directement, soit au moyen du sulfure de carbone ou du chlorure de soufre : il ne durcit plus alors à 0°, ne se ramolli! plus par la «^ chaleur et ne fond qu'au-dessus de 300°. (tu pn

aussi un caoutchouc «lit (furet, en incorporant mécaniquement au caoutchouc pur do , tics do fleur de soufre et on soumettant le mélange pendant une durée de « à M heures à l'action de la vapeur d'eau portée à 6 atmosphères Ce qu'on appelle dans le commerce ébonite, vuleami . A ne sont que dos variétés du caoutchouc dure i. Enfin, le

CAPACITE.

Page 1