CARABE
contournée, à sommet latéral; les deux valves sont dépourvues de lames extérieures foliacées et de ramifications superficielles au limbe, et présentent au contraire des lames plus ou moins compliquées à l'intérieur. Les Caprotines et les Radiolites caractérisent certains faciès des terrains crétacés.
CAl'SA, genre de Mollusques acéphales, de l'ordre des Orthoconques sinupalléales, famille des Tellinidées : coquille mince, pourvue de deux attaches musculaires et de deux dents cardinales, sans dents latérales à la charnière, et d'un ligament externe. Les Capsa vivent dans les mers chaudes. Il en existe de fossiles depuis l'étage cénomanien.
CAPSICUM, nom latin du Piment. Voy. Piment.
CAPSULAIRE (fruit). Voy. Capsule.
CAPSULE (du lat. capsula, diminutif de capsa, petite boîte). En Botanique, on appelle capsuletout fruit sec, déhiscent, à une ou plusieurs loges, dont les carpelles s'ouvrent d'eux-mêmes au moment de la maturité. L&silique, la gousse, le légume, \a,pyxide, etc., ne sont que des modifications de la capsule. Le plus souvent les sutures cèdent naturellement au moment de la maturité ; quelquefois elles résistent et le péricarpe se rompt de toutes sortes de manières.
En Chimie, c'est un vase en forme de calotte dont on se sert pour faire évaporer un liquide.
En Anatomie, on donne le nom de capsule à la membrane séreuse qui enveloppe le cristallin ( Voy. Cristallin) ; celui de capsule de Glisson à l'enveloppe fibreuse du foie, etc. — On appelle capsules articulaires- ou fibreuses, des appareils ligamenteux qui entourent certaines articulations, p. ex. l'épaule et la hanche ; C. surrénales ou atrabilaires, deux petits corps placés dans l'abdomen, au-dessus des reins, dont ils embrassent l'extrémité supérieure : ils sont de couleur brune, jaunâtre, nuancée de rouge; C. synoviales, des membranes qui ont une grande analogie avec les membranes séreuses existant dans toutes les articulations, et formant des poches transparentes sans ouverture, etc.
En Pharmacie, on nomme aussi capsules des enveloppes gommeuses, le plus souvent en forme d'olive, dans lesquelles on enferme des médicaments d'une saveur désagréable, afin d'en éviter le mauvais goût au malade.
Dans les Armes à feu, la capsule est un petit cylindre de cuivre ouvert d'un côté, qui se place sur la cheminée d'un fusil à. piston de manière à s'y emboîter parfaitement,, et au fond duquel est une amorce de poudre fulminante qui éclate sous le coup sec du chien et enflamme la poudre.
CAPTAL (du b.-lat. capitalis), ancien titre de di gnité, qui était autrefois en usage dans le midi delà France, et qui signifiait chef ou capitaine.
CAPTATION (du lat. captatio). En Jurisprudence, on appelle ainsi toute manœuvre coupable à l'aide de laquelle un héritier ou un légataire a fait introduire dans un testament une disposition en sa faveur. Chez les Romains, la captation n'était pas une cause de nullité de testament, si elle était dégagée de dol. En France, l'ordonnance de 1735 avait admis Faction en nullité de certains actes pour cause de manœuvres c iptatoires. C'est par crainte d'une captation que le Code civil a interdit aux médecins ainsi qu'aux minis très des cultes de profiter des dispositions entre-vifs on testamentaires faites en leur faveur par une personne ù laquelle ils ont donné des soins, lorsque ce: dispositions ont été laites pendant le cours de la ma ladie dont cette personne est morte (art. 909). Voy Testament.
CAPTIVITÉ (du lat. captivitas). Les captivités les plus célèbres dans l'histoire sont celles des Israélites en Egypte sous les Pharaons, à Ninive sous Salmana Bar, à Babylone sous Nabuchodonosor : celle de Ré L'oins chez les Carthaginois, celle de Richard Cœurde-Lion au moyen âge, de Marie-Stuart, de Bajazet au xve siècle, et, dans notre histoire, celles de Saint Louis en Egypte, de Jean II en Angleterre, de Fran-
çois 1er en Espagne, de Louis XVI au Temple, de Napoléon 1er à Sainte-Hélène. Parmi les captivités de simples particuliers, on connaît surtout celles deFouquet etPellisson, du Masque de fer, de Latude, etc. — Voy. Prisonnier de guerre.
CAPTURi: (Marine). Voy. Prise.
CAPUCHON ou cai'lce (de l'ital. cappuccio), en lat. cucullus, vêtement de tête qui se rabat ou se rejette en arrière à volonté, et qui fait partie de la robe. Le capuchon fait partie de l'habillement d'un grand nombre de moines, notamment de? Capucins. Sa forme, tantôt pointue, tantôt arrondie, a été, chez les Cordeliers, l'occasion de violents:, dissensions. Les Bénédictins et les Bernardins portaient journellement un capuchon noir, et les jours de fête un capuchon blanc. Autrefois, les chanoines portaient sur la tête le capuchon de l'aumusse.
En Botanique, on donne ce nom à des pétales, et quelquefois à des sépales concaves et en forme de casque ou de capuchon, comme dans l'Ancolie.
CAPUCINE (de capucin), Jropœolum, genre type de la famille des Tropéolées, doit son nom vulgaire au prolongement en forme de capuchon qu'offre une des folioles du calice. 11 renferme une trentaine d'espèces, originaires du Mexique et du Pérou. On remarque surtout : la Grande Capucine ou Cresson du Pérou, introduite en Européen 1686, plante annuelle, aux fleurs d'un jaune plus ou moins orangé, irrégulières, grimpant le long de la tige d'un arbre ou des murs : ses fleurs, qui se succèdent tout l'été, servent à parer et à assaisonner les salades ; ses jeunes fruits, confits au vinaigre, peuvent remplacer les câpres ; •outes les parties de la plante ont les propriétés du cresson, et sont antiscorbutiques; \a Petite Capucine, également cultivée comme plante potagère ; la C. mordorée, plante d'ornement, remar iuable par l'éclat de ses fleurs. On cultive aussi en serre une variété à fleurs doubles.
Les Arquebusiers nomment capucines les anneaux de fer ou de cuivre qui assujettissent sur son bois le canon d'un fusil de munition. — Les marins donnent le même nom à la courbe qui sert à lier l'éperon avec l'étrave d'un vaisseau, ainsi qu'aux courbes en fer ou en bois qu'on ajoute à un vaisseau qui a fatigué ou vieilli, pour lier la muraille avec les ponts.
CAPULUS, genre de Mollusques gastéropodes. Voy. Cabochon.
CAPUT MORTUUM (c.-à-d. tête morte), mot latin dont se servaient les anciens chimistes pour désigner le résidu de toute opération chimique.
CAPYBARA, nom latin du Cabiai. Voy. ce mot.
CAQUE (du holl. kaaken), petit baril dans lequel on enferme les harengs, après les avoir apprêtés et salés. L'art de caquer les harengs a été inventé, diton, par un pêcheur hollandais nommé Beuckels ( Voy. Hareng). — On appelle encore caque : 1° un petit baril destiné à renfermer de la poudre à canon ou du salpêtre; 2° un tonneau dans lequel les chandeliers mettent le suif fondu qui doit servir à faire la chandelle moulée ; 3° en Champagne, un quartaut de vin.
CAQUK-SANGUE (du lat. cacare, aller à la selle, et sanguis, sang), nom qu'on donnait autrefois, en Médecine, à toutes les affections accompagnées de déjections alvines sanguinolentes et, en particulier, à la dyssenterie. Voy. ce mot.
CARABE (du lat. cara b us, crabe), Carabus, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, famille des Carnassiers, type de la tribu des Carabiques. Leur tête est armée de puissantes mandibules qui leur servent à déchirer leur proie ; leurs yeux composés sont très-larges et doivent embrasser un vaste horizon; leurs pattescylindriques, robustes, sont propres a la course; leurs ailes au contraire sont impropres au vol. Les carabes vivent de chenilles et d'insectes, et, par conséquent, sont plus utiles que nuisibles. On distingue: le Carabe doré (C. auratus), dit vulg. Vinaigrier, parce qu'il sécrète une liqueur acide, etJardinier. parce Qu'il vit aux dépens des olantcs desjar-