CARACTÈRES
dins potagers : il est commun dans toute la France ; le C. brillant, des Cévennes, le C. rutilant, des Hautes-Pyrénées, et le C. d'Espagne, qu'on trouve dans la Lozère. Le C. ferrugineux passait pour anti-odon talgique. Plusieurs autres ont passé à tort pour vésicants et épispastiques, par suite de l'erreur de Geoffroy, qui avait placé parmi les carabes les Buprestes ou Enfle-bœuf des anciens.
CARABE. Voy. Amure jaune.
CARABIN. Ce mot, qui désignait d'abord un soldat de cavalerie irrégulière (Voy. Carabiniers), fut ensuite appliqué, par dénigrement, aux étudiants ou garçuns chirurgiens de l'école de St-Côme (école de chirurgie) à Paris. On l'applique encore familièrement aux externes des hôpitaux de Paris.
CARABINE, fusil dont le canon est intérieurement rayé en spirale : il se charge ordinairement à balle forcée, et porte plus juste et plus loin que le fusil ordinaire. On appela primitivement carabins les cavaliers qui étaient armés de ce fusil ( Voy. Carabiniers). — La carabine ne servait originairement que comme arme de parapet. Cette arme a été considérablement perfectionnée de nos jours par MM. Delvigne (1833,, Thierry, Thouvenin, Tamisicr et Minié (1846), et a été quelque temps l'arme des troupes d'élite de notre armée ; mais l'invention du fusil à aiguille a diminué son importance comme arme de guerre. — On fabrique aussi des carabines de chasse, destinées à la chasse des animaux les plus redoutables : on estime en ce genre les C. Devisme. — On nomme quelquefois carabine le mousqueton de la cavalerie. Voy. Mousqueton.
CARABINIERS (de carabin pour calabrin, de Calabre), soldats de cavalerie ou d'infanterie, qui portaient originairement une carabine.
Carabiniers à cheval. Sous Henri IV et Louis XIII, on appelait carabins des cavaliers armés d'une escopette ou carabine, et qu'on employait surtout comme éclaii eurs ; ces cavaliers ont pris depuis le nom de carabiniers. Les premiers régiments de ce nom datent du règne de Louis XIV. Le maréchal de Luxembourg avait établi une compagnie de carabiniers dans chaque régiment de cavalerie. Les carabiniersà cheval rendirent les plus grands services à la bataille de Fontenoy. Avant 1870 on donnait le nom de carabiniers à des cuirassiers d'élite, qui avaient pour uniforme une tunique bleu céleste, a boutons blancs, un casque en cuivre avec chenille rouge, des buffleteries jaunes et des épaulettes écarlates. Leurs armes étaient la cuirasse en cuivre, le sabre à lame droite et le pistolet : ils ne portaient plus la carabine.
Carabiniers à pied. C'étaient des hommes d'élite, exercés conformément au genre de l'arme qu'ils por taient, et qui faisaienl partie des compagnies de cîiasseurs des bataillons d'infanterie légère. Institués en 17S8, ils furent abolis dès 1792. Néanmoins, quelques i ompagnies conservèrent ce nom sans avoir de carabine ou d'arme de précision.
CARABIQUES (de carabe), tribu ou famille d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères pentamères, caractériaés par leurs mâchoires terminées en pointe, leur tète plus étroite que le corselet, une languette saillante et. des palpes labiaux à 3 articulations; larves variables, mais ayant en général, le corps allongé, cylindr ïde, composé de 12 anneaux, la tète mm antennes et de 6 petits yeux lisses ; la bouche armée de 2 fortes mandibules et de 2 mâchoires; 6 pattes cornées aux trois premiers anneaux. La plupart des Carabiques répandent une odeur fétide, ol lancent
par la bouche ou par l'anus une liqueur acre, cûrro-
il quelquefois volatile. Ces insectes sonl éminemment carnassiers, à l'état de larves aussi bien qu'a
l'étal parfait ; ils volent mal, mais ils sont 1res agiles à
la course ; ils ne chassent guère que la nuit, et le jour ils restent cachés sous les pierres, la mousse et l'écorce des vieux arbres. Presque toutes les espèces connues se trouvent dans le nord de l'Europe, de I" ^sie et de l'Amérique. — Genres principaux : AptirtUS,
Rrac/une, Odacanthe, Encélade, Scarite, Harpnle, Cnlnthe,Lorkère,Procruste, Carabe, Calosome ,Elaphre, Bembidion, etc.
CARACAL, Lynxcaracal, espèce de Chat sauvage qu'on trouve en Asie et en Afrique, et que l'on regarde comme le Lynx des anciens. Voy. Lynx.
CARACARA,Po/y6on«, genre d'Oiseaux de proie, de la famille des Falconidés, et dont les espèces appartiennent à l'Amérique du Sud : bec droit h sa base, allongé; tarses nus, écussonnés ; ongles émoussés; ailes longues; ils ont le vol horizontal et plus rapide que celui des aigles et des buses, mais ils marchent plus qu'ils ne volent; ils sont peu farouches et surtout très-criards. Ces oiseaux dévorent les petits quadrupèdes, les oiseaux, les reptiles, les vers même et les insectes ; ils se jettent également sur les charognes, et font une guerre acharnée aux autres oiseaux de proie. On distingue : les Caracaras propr. dits, dont la principale espèce est le C. du lirésil (Falco brasiliensis) ; les Iribins, formant une espèce unique, le C. noir, et les Rancancas, comprenant le Petit aigle d'Amérique ou Rancanca ù ventre blanc.
CARACOLE (de l'esp. caracol, limaçon, de l'arabe karkara, tourner), se dit, en Architecture, de tout ce qui est fait en hélice, en spirale, notamment des escaliers en limaçon.
En termes de Manège, on appelle ainsi le mouvement circulaire ou demi-circulaire que l'on fait faire à un cheval en changeant souvent de main, et, d: ns la cavalerie, le mouvement de tous les cavaliers d'un même escadron, quand ils tournent en même temps par le flanc, sur la droite ou sur la gauche.
caracole ou caracolle, haricot d'Amérique dont la fleur est contournée en spirale. Voy. Haricot.
CARACTÈRES (du gr. ^opant-r/jo). Les caractères d'imprimerie sont de petits morceaux de métal, en forme de parallélipipèdes, qui portent gravés en relief à l'une de leurs extrémités, tous les types, lettres, chiffres, signes de ponctuation, etc., usités dans la typographie. La matière de ces caractères est un alliage d'antimoine et de plomb, auquel on ajoute quelquefois de l'étain et du cuivre, ou du nickel, pour en augmenter la dureté (Voy. Imprimerie,. L'imprimerie impériale possède une collection complète des types de toutes les langues connues, depuis l'alphabet français jusqu'aux caractères hiéroglyphiques des Égyptiens et aux caractères cunéiformes des Chaldéens. Voy. ces mots.
Pendant longtemps, on n'a employé que deux sortes decaractères, le romainou perpendiculaire, et l'italique ou penché de droite à gauche: ces deux caractères fuient inventés en Italie par Jeu- m et Aide Manuce. Le premier s'introduisit en France sous Louis M ; le second, perfectionné par Garamond, y fut importé par Simon de Colines. Auj. on imite en typographie tous 1rs genres d'écriture, aansparler des variétés diverses d'un même caractère qu't pelle compactes, gras, petit-œil, gros-œil, des majuscules grandes et petites capitales), etc. Chaque espèce de caractères est, en outre, reproduits SOUS toutes sortes do dimensions, qu'on distingue par la force dti Corps 'hauteur du caractère prise de la tète du </, par exemple, jusqu'au pied du/è, mi à l'aide de pi de ligne du pied d<
Voici les noms et la valeur en points des cail les plus usités : la perle, fondue sur .
ristenni sur 5; 1 'e, 6; la mi-
gnonne, 7: le petit-texte, 7 1/2; là petit-romain, 9; la phù , 11 el
n î 8; le taint-augustin, 12 ou 13 le gros-romain, 14 el 16; le petit ■ ffOft, 18 et 20. Ces doux derniers, I pales*-
tùte, le trisnu gis te, les petit, gros, eanon, dont la foire de corps eal rariabli . i e s'emploient guère que pour les titres et les affiches.
On se sort aussi de caractères mobiles pour l'impression des cartes de géographie ainsi que de la musique : ces derniers on! été inventés en Italie auxVi* aie-
CARAMBOLIER.