CATARACTE
être modifié selon la composition de la bibliothèque qu'il s'agit de cataloguer.— Il existe, tant en France qu'à l'étranger, beaucoup de catalogues imprimés des bibliothèques publiques. Les plus remarquables sont ceux de la Bibliothèque impériale de Paris, des Bibl. de Ste-Geneviève, de l'Arsenal et de la Cour de cassation, aussi à Paris ; celui de la Bibl. impériale de Vienne, celui de la Bibl. de Gœttingue, etc. Quant aux catalogues de collections particulières, les meilleurs sont dus : en France, à G. Martin, à l'abbé Boudot, à. Barrais, aux bibliographes de Bure, Brunet, Benouard, Quérard, Van Praët et Barbier ; en Allemagne, à Bciman, Fabricius, Georgi, Heinsius ; en Angleterre, à Maittaire, Nicoll et Dibdin ; en Bussie, à de Pougens (bibl Bôutourline) et Stroief (bibl. Tolstoï), etc. Fojf . BlBLiOGKArniH et Bibliothèque.
Catalogue d'étoiles, table où sont indiqués, à côté de chaque étoile, son ascension droite et sa déclinaison ou, ce qui revient au même, sa distance zénithale et, l'heure de son passage au méridien. Le plus ancien catalogue d'étoiles est celui que Ptolémée nous a conservé dans son Almageste, et qui renferme 1,022 étoiles. Chez les modernes, les plus célèbres sont : le C. de Flamsteed, publié en 1725, et connu sous le nom de C. britannique ; ceux de La Caille, Bradley et T. Mayer. Parmi les travaux les plus récents, il faut citer le C. de fiode, celui àePiazzi, publié à Païenne, et contenant 6,500 étoiles; l'Histoire céleste de Lalande, etc. Voy. Cartes célestes.
Catalogue des Saints, — C. des Livres canoniques. Voy. Canon et Canoniques (livres).
CATALPA, genre de la/amille des Bignoniacées, renferme 5 ou 6 espèces, dont la plus remarquable est le C. de la Caroline {C. bignonioïdes), haut de 5 à 10m, à feuilles grandes, ovales, échancrées en cœur et d'un vert assez clair; à fleurs blanches marquetées de points pourpres et de raies jaunes dans l'intérieur. Son bois est veiné, poreux et brun-clair. Cet-arbre, importé en Europe au siècle dernier, y est auj. parfaitement acclimaté. Il fait un bel effet dans les grands jardins surtout au milieu des pelouses et dans les parties bien aérées.
CATALYSE (du gr. xaTâ).v<Ti;, dissolution), nom donné par Berzélius au phénomène qui se produit lorsqu'un corps, par sa seule présence et sans subir lui-même de changement, paraît mettre en jeu certaines affinités chimiques, détruire ou modifier certaines combinaisons des corps. La cause inconnue do ce phénomène a été encore appelée force cata/ytique, effet de contact, action de présence. — La science actuelle tend à abandonner cette hypothèse d'une cause mystérieuse pour la remplacer par l'observation attentive des conditions dans lesquelles les corps se métamorphosent ou se combinent. Ainsi le phénomène de la fermentation du sucre et de sa transformation en alcool et acide carbonique sous l'influence de la levure de bière, est expliqué par la vie même de cette levure et est corrélative de son développement physiologique [Pasteur). L'action de la mousse de platine sur les mélanges «les gaz qu'elle tend à combiner se conçoit, quand on sait que chacun de ces gaz a la propriété de s'accumuler dans les pores du platine et de s'y échauffer par cette con <ii itio liériflcation de l'alcool par l'acide aul-
furique est duenonà la présence pure el simple de ce dernier, nuis à la production de L'acide sulfovinique el au dédoublement de ce dernier par une plus
haute températiirern eau, éther.et acide sulfurique.
CA rANANCHE. Voy. Cl P m.
CATAPAN (du b.-lat. catapanus, du grec xati •tdvto), officier des empereurs de Byzance, remplissait les fonctions de gouverneur dans les villes dltaimises à l'empire grec.
CATAPELTE (du gr. xaraitiXiTic), Instrument de
supplice il.int les païens se servaient pour martyrise les chrétiens : eYiait une espècede pros-oir sens lequel on ( omprimail i" patient CATAPHORA (dugr. xaTa;opâ),sedit, en Méde-
cine, d'une sorte d'assoupissement comateux, sans fièvre et sans délire. Voy. Sommeil.
CATAPHRACTE (du gr. xocTaapâxTï];). Ce mot désignait chez les anciens : 1° une armure de fe:-, qui couvrait le corps du soldat tout entier; 2" un va: de guerre, long et ponté, à la différence de ceui qu'on nommait ap/iractes et qui n'avaient pas de pont. — Auj. ce nom a été employé par quelques zoologistes, pour désigner des Mammifères, comme le Tatou, et des Poissons dont le corps est recouvert de lames ou d'écaillés formant une sorte de cuirasse.
CATAPLASME 'du gr..xaTcbïXet<r{ta), médicament extérieur, qui s'applique sous la forme d'une bouillie épaisse. On distingue : les C. émolHents, faits avec les farines de graine de lin, de seigle, d'orge, la mie de pain, la fécule, etc. ; les C. maturatifi, préparés avec des farines résolutives (fenugrec, levé, orobe, lupin, etc.); les C. actifs, avec de la graine de moutarde {Voy. Sinapisme), etc.
Le Dr Récamier a donné le nom de C. galvanique à un appareil comp isé de 2 en k disques contenant chacun une petite pile et enveloppés de p D
soie; il employait cet appareil contre les gastralgies, les névralgies, etc.
CATAPPA (terminaux). Voy. Badamif.r.
CATAPULTE (du gr. xaïaséX'niOi machine de guerre en usage chez les anciens, servait à iancer des pierres d'une grosseur considérable. La pierre était placée sur un sommier d'où elle était chassée violemment par un levier portant à son extrémité un cuilleronet qui, abaissé avec effort, se redressait subitement au moyen d'une détente. Il y avait des catapultes de toutes grandeurs. Cette machine fut inventée en Sicile sous Denys l'Ancien. Voy. Bai.iste.
CATARACTE (du gr. xmapâxTqc), grande chute d'eau remarquable a la fois par sa hauteur et sa largeur, et qui, brusquement interjetée dans le cours d'un fleuve, met obstacle à sa navigation. On connaît surtout sous ce nom les cataractes du Nil, qu'on appelle aussi catadupes. Voy. le Die t. d'flist. et de Géogr. — Voy. aussi Cascade.
cataracte, en Médecine. On nomme ainsi une espèce de cécité, provenant de l'opacité du cristallin ou de sa membrane, ou de l'humeur de Morgagni, opacité qui s'oppose au passage des rayonslun et empêche la vision. Les causes de cette affection sont: l'âge avancé, certaines professions dans lesquelles les yeux sont longtemps exposés à une lumière intense ou à l'action de vapeurs irritantes, on bien fixés sur des objets très-petits; des lésions traumatiques ou l'inflammation des parties intern l'œil ; les affections scrofuleuses et syphilitiques. i-:ile attaque indisiinctement les hommes et les femmes, rarement les adultes, plu s rarement encore les enfants; ceux-ci l'apportent quelquefoisen naissant, mais alors die est presque toujours l'effet d'un \i :e héréditaire. D'ordinaire, la cataracte a une marche lente et progressive. Elle se borne souvent à un œil; ou bien elle attaque les deux yeux à la fois ivement. Le
malade éprouve d'abord de la faiblesse dans la vue;
il se plaint de vi ir du brouillard, des mouches voltigeantes, des points noirs, etc. ('.es phénomène: mentent, progressivement et produisent une i partielle qui souvent reste stationnaire, mais dans d'autres cas, devient complète.
Quand la ca aracte est compl te, il n'y t mède que l'opération. Celle-t i se pratique • nières : par Y abaissement, pirVextract ■ a, ou
rient. L'abaissenti ' sim-
plement le cristallin (ce qui se fait à l'aide d'i .uille que l'on introduit à travers !
i le faire basculer derrière la pupille dans la
inférieure du corps vitré, de manière qu'il ne
plus gêner la vision. — Vextt
la cornée transparente à l'aide d'un couteau
kératotome [Voy. ce mol et a extraire ,
verture le cristallin el sa membrane. — Le bro
consiste a diviser en tous sens et Bur place le cris-
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