CELLULOSE
ce sujet; et, dans les temps modernes, le principe de la liberté individuelle a empêché qu'on n'apportât aucun obstacle au célibat volontaire ( Voy. Viiu.imï É). Bien qu'il ne soit pas de loi divine, le célibat ecclésiastique remonte au berceau du christianisme. Dans les premiers siècles, on pouvait bien ordonner des hommes mariés, mais nul ne pouvait se marier après l'ordination. Depuis le concile de Nicée (325j, l'Église catholique a toujours déclaré le mariage incompatible avec les fonctions du sacerdoce ; le concile de Latran (1215) prononça expressément la nullité du mariage des ecclésiastiques et le concile de Trente confirma cette décision (1563). Le célibat a été depuis lors strictement observé dans l'Église. — Les prêtres grecs et les ministres des divers cultes réformés ne suivent pas la règle du célibat.
CELLAIRE idu lat. cella, loge), Cellaria, genre de Mollusques bryozoaires : ce sont des animaux marins, articulés, cartilagineux, cylindriques, rameux, à cellules éparses sur leurs surfaces. Les espèces en sont communes dans les mers d'Europe.
CELLÉPOR1DÉES (du lat. cella et de pore), famille de Mollusques bryozoaires, dont les cellules testacées ou cornées, ovales ou hexagones, sont toujours disposées d'un seul côté d'une surface encroûtante ettoujours adhérents à un autre corps. — Les Cellépores (Celleporœ), qui constituent le genre-type, se trouvent en plaques plus ou moins étendues sur toutes*les productions marines ; ils adhèrent aux rochers, aux plantes, aux crustacés, aux mollusques testacés. r
CELLÉRIERfdu lat. cellaritun, cellier), titre d'office qu'on donne dans un monastère au religieux qui a soin des provisions, de la dépense de bouche, du temporel de la maison. Les communautés des religieuses ont des cellérières. — Chez les anciens, ce nom étaitsynonyme d'intendant. Sous les empereurs romains, le cellérier était un officier chargé de l'examen des comptes.
CELLULA1HE (de cellule). Les Anatomistes nomment tissucellu/aire un tissu organique composé d'un assemblage de lamelles, de filaments, mous, blanchâtres, extensibles, entre-croisés en une foule de sens, et laissant dans leurs intervalles des cellules plus ou moins distinctes. Ce tissu entoure et pénètre tous les organes; il est surtout abondant sous la peau et entre les muscles {Voij. Cellule). — Les Botanistes appellent ainsi la réunion de petites cavités ovules, oblongues ou hexagonales, qui forme la première trame du végétal {Voy. Cellulose). One plante cellulaire est une plante composée uniquement de tissu cellulaire arrondi ou allongé.
En Histologie, on a donne le nom de Théorie cellulaire h une théorie qui, depuis une vingtaine d'années, esl l'objet des1 débats du monde savant. Dansl'origine, on appelait ainsi l'hypothèse d'après laquelle tous les tissus ou du moins leurs éléments anatomiquos seraient dérivés directement, par Bimple changement déforme ou par soudure des cellules qui primitivement constituent l'embryon. L'animal sort d'un œuf qui est une cellule : cette cellule se partage en un grand nombre d'autres; leur échafaudage constituerait L'être nouveau. Actuellement on distingue trois ordres de faits •. 1° \' origine cellulaire : tout être vivant vient d'une cellule; la semence, L'œuf, ;'i l'origine des choses, sont descellules ; elles Be subdivisent en d'autres cellules, cellules embryonnaires : l'être vivant commence donc par un assemblage de cellules; 2° la métamorphose : les éléments des végétaux (fibres, tubes, etc. , al ceux d'un petit ibre
de tissus animaux tissus produits sont les cellules embryonnaires elles-mêmes, qui, en avançant en âge, ont changé de formes, se sont métamorphosées. Ainsi pour ces appareils organisés il n'y ■ pas de création nouvelle, d y a simplement une métamorphose de ce qui existait; 3 [a. substitution ou getpontanée : pour expliquer la formation de la plus grande i artie d s tissus anatomiques, la méta-
morphose des cellules primitives ne suffit plus, il y a véritablement création nouvelle ; les cellules embryonnaires disparaissent par liquéfaction, et à leur place apparaissent les éléments constituants définitifs. Cette théorie est celle de l'école française 'Robin, Pouchet, etc.). La doctrine de l'école allemande (Schwann, Virchow), qui en était d'abord fort éloignée, s'en rapproche beaucoup aujourd'hui. Néanmoins le débat continue.
En Législation, on appelle Régime ou Système cellulaire le système d'après lequel les prisonniers sont renfermés isolément dans des cellules séparées : appliqué d'une manière absolue, comme dans les premiers temps de son établissement, ce système offre de grands dangers ; aussi l'a-t-on progressivement adouci {Voy. Pénitencier); — Voiture cellulaire ,une voiture divisée en compartiments, au moyen de laquelle on transporte les prisonniers au lieu de leur détention, sans qu'ils communiquent ensemble pendant la route. Depuis 1837, cette voiture a remplacé la chaîne des forçats.
CELLULEfdu lat. cellulu).En Histologie, on donne le nom de cellules à des corps visibles seulement au mi< roscope et qui sont les éléments primitifs, dont l'assemblage forme certains tissus du corps appelés tis* u t cellulaires (Voy. ci-dessus). La cellule complète est formée par une enveloppe remplie d'un liquide granuleux, le protoplasma, au milieu duquel se trouve un corps solide, le noyau, et dans celui-ci une tache, le nucléole. L'acide acétique dissout le protoplasma et rend le noyau plus apparent. La cellule n'est complète que chez l'embryon; si on l'examine che* l'adulte, on ne lui trouve pas d'enveloppe, paru nt pas de cavité. Une cellule véritable avec enveloppe appartient donc à un tissu transitoire ; il en est de même d'une cellule sans noyau. Un grand nombre de tissus sont formés par l'association d'éléments pareils, le tissu des ongles, des poils, de l'épidémie, le tissu des os, des cartilages, la substance grise du cerveau. Les propriétés d'un pareil assemblage doivent être la résultante des propriétés de leurs éléments. C'est au noyau qu'est dévolue la propriété qui fait la vie même de la cellule, celle de se nourrir sans cesse et de se reproduire. C'est au protoplasnia que parait réservée la propriété spéciale du tissu, celle qui distingue un tissu osseux, un tissu nerveux de tous les autres (Voy. Blasteme). — Consulter Ch. Robin, Anatomie et p/tysiologie cellulaires, 1873.
En Zoologie, on appelle cellules : 1° les alvéoles que se construisent certains H)inénoptères; 2" les loges qu'habitent les Polypes à polypier ou qui revêtent certains Bryozoaires.
Pour les Cellules des couvents et des prisons. Voy. Monastère et Pénitencier.
CELLULOSE (de Cellule), substance qui COO la trame du tissu solide de tous les végétaux et forme une partie constituante du ligneux; au début
de son organisation, elle affecte la l'orme de cellules. Les libres textiles du ebanvre, du lin, du coton, sont de la cellulose presque pure; il eu est de même
de la moelle de ÏJSschynomene oaludosa, communément appelée papier de riz, quon emploie pour la confection des tleurs artificielles. La cellulose pure est blanche, diaphane; elle renferme du carbone, de l'hydrogène, et de l'oxygène dans les rappor i 'il »0»; elle est insoluble dans l'eau, l'alcool, lé-
ther et les huiles. I .es solutions alcalines faibli 9 sans action sur elle. H en est de lucin :
minéraux étendus. Elle se dissent dans une s,,luti n d'oxyde de cuivre ammoniacal, réactif précieux, par
conséquent, pour les analyses des tissus. L'ai ide sulfurique concentré et la potasse la convertissent d'à bord en une matière gommeuse dite dextrine, et enfin en glucose. L'acide nitrique fumant s'j combine et forme un composé explosif qui ■ reçu le nom de coton-poudre [Voy, ce mot . 1 ne importante modification que subissent les tissus à celluli
le papier, consiste en ce que, plongés un instant dans