CERTIFICAT
charnu, très-glabre, à noyau lisse.— On distingue le Cerisier propr. dit [Prunus cerasus), et le Merisier (P. avium). Du premier viennent les cerises ou griottes; du second, les guignes et les bigarreaux. Plusieurs variétés proviennent du mélange de ces deux espèces. Nous citerons, sans distinction d'origine, comme étant les plus estimées :1° la Cerise de Montmorency, qu'on distingue en longue queue et courte queue ou gros gobet ; 2° la Belle de Choisy, C. doucette, C. a7nbr'ée; 3° Y Angleterre hâtive et la Royale, dite aussi C. anglaise, Chei'ry-duck; 4° la Reirie Hortense ou C. d'Aremberg, Belle suprême; 5° le Bigarreau de mai ; 6° la Griotte commune, et ses sousvariétés; 7° enfin la C. guigne, dite aussi C. en cœur (Voy. Merisier). — Outre les espèces recherchées pour leurs fruits, on cultive pour l'ornement : le C. à fleurs doubles, le C. à fleurs de pêcher, le C. à feuilles panachées, le C. toujours fleuri ou de la St- Martin, le C. luisant, le C. à grappes, le C. du Canada, le C. de la Caroline, etc.
Tout le monde connaît les usages des cerises : on en fait des confitures, des liqueurs de table, telles que le ratafia, le kirsch et le marasquin, etc. Le bois du cerisier est dur et susceptible d'un beau poli.
On appelle Cerisier de Cayenne, l'Eugénie de Micheli ; C. laurier, le Laurier-cerise ; C. nain ou Camerisier,\m Chèvrefeuille; C. odorant, le Mahaleb. Voy% ces mots.
CÉRITE (du gr. xripÊTYK, pierre de cire, parce que la cassure de certaines variétés les font ressembler à de la cire), Cérine, ou Cèrérite, ou Ochroïte, cérium silicate naturel [Ce Si+Aq]. Elle se présente en petites masses grises, roses, ou violacées possédant faiblement l'éclat métallique, rayant faiblement le verre, et pesant 5 environ. On trouve la cérite à Ryddarhytta (Suède), où elle est accompagnée d'amphibole aciculaire, de bismuth et de molybdène sulfuré. C'est le minerai le plus important de cérium. — Une autre variété de cérium silicate hydraté est YOrthite que l'on rencontre à Falhun en prismes bacillaires noirâtres : ce minéral contient 3 fois moins d'oxyde de cérium que le précédent, mais en revanche il contient de l'alumine, du protoxyde de fer, du manganèse et de l'yttria. — VAllanite, autre variété de cérium silicate, contient 2 fois moins d'oxyde de cérium que le premier et se trouve à Giéseké en Groenland. — Parmi les minéraux qui contiennent du cérium, il faut encore citer le Cérium carbonate ou Carbocériue que l'on trouve à Ryddarhytta, en petites masses cristallines avec la cérite; et la Fluorine ou fluorure de silicium, substance jaune rougeâtre, translucide, et à texture cristalline, qui se rencontre disséminée dans une pegmatite à Fimbo en Suède.
CÉRITIIE, Cerithium, genre de Mollusques gastéropodes, de l'ordre des Pectinibranches, famille des Muricidées : coquille allongée, turriculée, épaisse ; ouverture oblongue et oblique, terminée en avant par un canal court, et en arrière par une gouttière plus ou moins marquée. Les Cérithes se rencontrent à l'état fossile depuis l'étage salifère ; elles vivent aujourd'hui dans toutes les mers. La plus grande espèce connue, la Cérithe géante, est fossile, et caractérise le calcaire grossier parisien.
CKRIUM (de cérite), corps simple métallique, contenu dans quelques minéraux très-rares [Voy. Cérite), a été découvert en 1803, presque en môme temps, par Klaproth, Hisinger et Berzélius, dans un minéral où Cronsted avait le premier indiqué l'existence d'un corps nouveau.
CERNE (du lat. circi/ius), se dit, en général, de tout rond tracé sur la terre, sur le sable, etc. — En Chirurgie, c'est le cercle livide qui se forme autour d'une plaie de mauvaise nature, ou autour des yeux, quand ils sont ce qu'on appelle battus : de là l'expression avoir les veux cernés.
En Botanique, on nomme cernes les cercles concentriques que l'on remarque sur la tranche d'un ar-
bre coupé horizontalement, et qui marquent son accroissement annuel. Fotf. Age, Arbrk et Bois.
CERNEAUX (de cerne), noix encore vertes. — Il se dit surtout de ces moitiés de noix que l'on tire de leur coque avant maturité et qu'on sert en horsd'œuvre avec du verjus, ou simplement du vinaigre et du sel.
On nomme vin de cerneaux un vin rosé qui est bon à boire dans la saison des cerneaux. Le vin d'Orléans est un vin de cerneaux.
CÉROÈISE ou céroine (du latin cera, cire), emplâtre résolutif et fortifiant formé d'un mélange de cire, de poix et de suif, avec du bol d'Arménie, du minium et un peu de myrrhe et d'encens.
CÉROPÉGIE fdu gr.xYipon^ytov), Ceropegia, genre de lafamille des Asclépiadées, tribu des Pergulariées, comprend des plantes grimpantes de l'Inde et de l'Afrique, que l'on cultive chez nous en serre chaude.
CÉROI,LASTIQUE(dugr.xr!pô;,cire,et de plastique), art d'imiter avec de la cire diversement colorée, soit les traits des personnes, soit divers objets naturels. Les anciens ont connu la céroplastique ; cultivée de nouveau en Italie dans le xvue siècle, elle a été considérablement perfectionnée de nosjours. Les figures de cire du fameux cabinet de Curtius, celles que l'on montre encore dans toutes les foires, les bustes en cire que les coiffeurs étalent dans leurs montres, sont dus h la céroplastique ; mais c'est surtout dans la reproduction de la nature morte que les progrès de cet art ont été sérieux. On a fait par ce procédé des pièces d'anatomie pathologique, des fruits et des fleurs d'une vérité remarquable. Zumbo, Galli, Fontana, en Itali-e, Laumonier, Pinson et Dupont, en France, sont les artistes les plus distingués en ce genre. L'École de médecine de Paris contient un riche cabinet de pièces anatomiques en cire.
CÉROXYLE idu gr. xYipôç, et ?{i).ov, bois), Ceroxylum, vulg. Palmier des Andes. Voy. Iriartea.
CERQUEMANEUR (du b.-lat. circare, tourner, et manerium, demeure), expert ou maître arpenteur juré, qu'on appelait autrefois pour planter les bornes entre des héritages, ou pour les rétablir en cas de contestation. Le cerquemaneur avait une certaine juridiction pour juger ces différends.
CERTEAU, variété de Poirejadis fort estimée.
CERTHIADES (du g. -type ceW/(2V7,grimpereau), famille d'Oiseaux, répond aux Grimpereaux de Cuvier.
CERTIFICAT (du lat. certum, certain, et facere, faire), acte écrit et signé qui rend témoignage de la vérité d'un fait. Il y a beaucoup de sortes de certificats : les C. de vie, qui ont pour objet de constater l'existence d'un rentier ou d'un pensionnaire de l'État; les C. d'individualité, qui attestent d'une manière authentique les noms, âge, état, qualité et demeure d'un individu et garantissent les tiers de toute usurpation de personne; ils sont ordinairement délivrés par un notaire ; ils peuvent l'être aussi par le maire ou le juge de paix ; les C. d'indigence, qui attestent qu'une personne ne possède rien, et qu'elle a droit à des secours ou à des exemptions de telle ou telle nature; les C . de capacité , comme ceux qui se délivrent aux élèves qui, dans les écoles de Droit, ont été trouvés suffisamment instruits sur une partie du Code Napoléon, la procédure civile et le droit criminel : ils confèrent l'aptitude au ministère d'avoué, etc. ( Voy. Capacité) ; les C. d'origine, qui font connaître l'origine d'une inscription de rente sur l'État, qui indiquent l'espèce, la quantité et la provenance des marchandises étrangères, etc.; les C. de propriété, par les [uels un officier public atteste le droit de. propriété d'une ou de plusieurs personnes sur le capital et les arrérages d'une rente sur l'État ; les C. de bonne vie et mœurs, de résidence, etc : ces derniers sont délivrés par l'autorité; les C. d'addttion (Voy. Brevet d'invention , etc. — Pendant la Révolution, on exigeait de chaque citoyen des certificats de civisme, sous peine d'être compris dans la classe des suspects. Ils furent supprimés par la loi du 18 ther-