AFFINAGE
rience à Annonay, le 5 juin 1783 ; ils la répéteront à Versailles le 20 sept. Leur ballon, appelé de leur nom montgolfière, était formé d'une enveloppe de toile doublée de papier et renfermait de^'air dilaté par la chaleuv (on produit cette dilatation en brûlant de la paille sous un orifice ménagé à la partie inférieure du ballon). En nov. 1783, Pilàtre de Rozier et le marquis d'Arlandes osèrent les premiers s'élever dans une naee/le suspendue au-dessous d'une montgolfière ; pour éviter que l'air ne se refroidît, ils entretenaient du feu sous l'orifice de l'aérostat. Ce procédé dangereux fut bientôt abandonné. Dès 1783, le physicien Charles substitua le gaz hydrogène à l'air raréfié par la chal ur; on emploie de préférence auj. le gaz d'éclairage, dont la légèreté est suffisante et qui coûte moins cher. On n'emplit le ballon qu'aux 3/4 environ, parce que si le ballon était entièrementgonfléen quittant la terre, le gaz, tendant sans cesse à se mettre en équilibre avec l'air environnant, pourrait crever son enveloppe à une certaine hauteur : cette enveloppe est en fort taffetas de soie et parfaitement gommée ; elle est recouverte elle-même par le filet qui soutient la nacelle. L'aéronaute se munit aussi d'une provision de lest, dont il jette une partie quand il veut s'élever davantage et que le ballon n'a plus de force ascensionnelle. Pour redescendre, il ouvre, au moyen d'une corde, une soupape ménagée à la partie supérieure du ballon, et par laquelle s'échappe alors une portion du gaz. L'invention du parachute (Voy. ce mot) prévient une partie des dangers de la navigation aérienne. — Les aérostats n'ont guère été jusqu'ici qu'un spectacle destiné à amuser la foule dans les fêtes publiques (Voy. Aéronaute). On a essayé cependant d'en faire quelques applications utiles : ainsi, on s'est servi des ballons pour reconnaître en temps de guerre les positions de l'ennemi; on avait formé en 1793 une compagnie d'ingénieurs aérostiers, et à la bataille de Fleurus (1794), des officiers montés dans un ballon observaient les mouvements des Autrichiens. Les Russes tentèrent, en 1812, de se servir des aérostats pour jeter sur l'armée française des projectiles incendiaires. — Biot et Gay-Lussac appliquèrent en 1804 l'aérostat à la solution de plusieurs problèmes de physique ; Gay-Lussac s'éleva à près de 7,000 m. MM. Bixio et Barrai ont dépassé cette hauteur en 1850, et dans ces derniers temps, MM.Glaisher, Crocé,Sivel,G.Tissandier,etc, ont, à plusieurs reprises, exploré les hautes régions de l'air au péril de leur vie. Quant aux ascensions scientifiques dans les régions moyennes de l'air, elles peuvent se faire en ballon captif et ne présentent alors aucun danger. L'emploi des ballons comme moyen de reconnaissance militaire, a été repris en Amérique pendant la dernière guerre, mais combiné avec latélégraphie électrique. Pendant le siège de Paris on 1870-71, des communications régulières purent être établies avec la province au moyen de ballons qui passaient par-dessus les lignes ennemies. De nombreux essais ont été faits pour diriger les aérostats. On peut consulter a ce sujet le Magasin pittoresque (mai 1844); M. Francallet, Des moyens de diriger les aérostats (1849); M. Dupuis-Delcour, Y Aérostation ou Guide pour servir à l'histoire et à la pratique des ballons (1849) ; M. J. Turgan, les Ballons (1850), etc. ^ .(ESCHYNANTIIUS (du gr. ai<r/;jvr„ pudeur, et 4v8oc, fleur), genre de la famille des Cyrtandracées, renferme des plantes sarmenteuses originaires de l'Asie tropicale, où elles croissent, en fausses parasites, sur les arbres des forêts humides. On les cultive dans la serre chaude comme les Orchidées, dans des corbeilles suspendues : leurs tiges sont pendantes et leurs fleurs en bouquets du plus beau rouge.
/ESCH YNITE, substance minérale de la classe des Tantalides. Voy. Ilmémte.
^îîSCULUS, nom latin du genre Marronnier.
yESHNE, insecte Névroptère. Voy. Libellule.
^ETHL'SE, JEthusa (d\x gr. aïOOdato, enflammer), genre de la famille des Ombellifères, tribu des Sé-
sélinées, ainsi nommé à cause de l'âcroté du suc de la plante. L'JE. cynapium, ou Petite ciguë, est trèsvénéneuse et peut être confondue avec le persil ; elle en diffère toutefois par l'odeur fétide qu'exhalent ses feuilles froissées, et par ses fleurs qui sont blanches, tandis que celles du persil sont verdâtres. Cette plante a les mêmes propriétés médicales que la Grande ciguë ; mais son emploi est plus dangereux.
AÉTITE ou Pierre d'aigle. Voy. GÉODE.
AFFAIRES ETRANGERES. Voy. MINISTERES.
AFFAISSEMENTS, Géologie. Voy. Soulèvements.
AFFALER (S') (du flamand afholen, tirer on
bas). Ce mot, en Marine, est synonyme de s'échouer.
— On dit, en le prenant activement, affaler une manœuvre, pour l'abaisser, peser sur elle, afin de vaincre le frottement qui la retient.
AFFECTION (du lat. affectio), toute modification passive en général. Cependant, en Psychologie, on désigne spécialement par le ncm d'affections une classe de sentiments actifs qui se rapportent h nos semblables ou à d'autres êtres, et qui sont opposés à l'amour de soi. On divise les affections en bienveillantes, telles que la sympathie, les affections qui unissent les divers membres de la famille, l'amitié, la pitié, la reconnaissance ; et en malveillantes, telles que l'antipathie, la misanthropie,etc. ( Voy. Sympathie, Antipathie). — En Médecine, le mot affection est synonyme de maladie.
AFFICHES (du lat. affigere, attacher). En vertu de la loi du 22 juillet 1790, les affiches publiées par le gouvernement peuvent seules être imprimées sur papier blanc; les affiches des simples particuliers doivent être sur papier de couleur. Ces dernier s sont, en outre, soumises à un droit de timbre et à de sévères règlements : la loi du 10 décembre 1830 prohibait toute publication politique au moyen d'affiches ou placards ; celle du 16 juillet 1850 a renouvelé et aggravé les prescriptions antérieures.
affiches (petites-). En 1638, le médecin Renaudot fit paraître sous le titre de Bureau d'adresses, les Petites-Affiches de Paris, qui cessèrent à sa mort (1653). Ce recueil périodique, repris en 1715 se continue encore aujourd'hui.
AFFILIATION (d'affilier; du lat. ad et filius), association à une compagnie, corporation ou communauté. L'affiliation à une corporation militaire étrangère emporte privation de la qualité de Français (C. Nap., art. 21). — Pour l'affiliation à une société secrète, Voy. Société.
AFFILOIR. Voy. Pierre a aiguiser et Fdsil.
AFFINAGE (du préfixe à et de fin, adj.), opération par laquelle on sépare certains corps des substances qui en altéraient la pureté. Ce mot s'emploie surtout pour les métaux, notamment l'or, l'argent et la fonte. — L'affinage de l'or a pour objet de séparer ce métal de l'argent et du cuivre. Autrefois, on effectuait cette séparation par la méthode dite du départ, qui consistait à dissoudre le métal dans l'acide nitrique; il se faisait du nitrate d'argent et de cuivre soluble, tandis que l'or restait à l'état métallique et insoluble. Mais, comme il y a toujours une certaine quantité d'or entraînée dans la dissolution, on remplace auj. l'acidenitrique par l'acide sulfuriquebouillant.L'or d'affinage est d'habitude au titre de 998 millièmes.
— L'affinage de l'argent consiste à faire fondre ce métal dans un creuset : lorsque le métal est fondu, on jette dans le creuset du salpêtre qui se combine avec le cuivre sans toucher à l'argent; ce mélange surnage à la surface du bain, et l'on trouve au fond du creuset un culot d'argent fin. — L'affinage de la fonte, c.-à-d. sa conversion en fer ductile et malléable, consiste à la chauffer fortement au contact de i'air, afin d'oxyder le carbone et les autres matières étrangères. Cette opération se pratique dans des fourneaux particuliers appelés pudlings ou fours à pudler. — On appelle encore affinage : 1° le peignage du chanvre, afin de le rendre plus long, plus doux et plus fin ; 2° la dernière opération que l'on
AFFOUAfill
vffusion;
fait subir aux aiguilles, et qui consiste à aiguiser leur pointe sur une pierre ; 3° la dernière tonture que l'on fait subir aux draps.
AFFINITÉ (du lat. a f finis). En Droit, c'est le lien de famille entre un époux et les parents de l'autre époux qu'on appelle un affûts. On dit auj. plus communément alliance, alliés. I ou. Alliance.
En Chimie, V Affinité ou Attraction chim </ue est la tendance qu'ont les corps à se combiner ensemble. Elle se distingue des autres attractions moléculaires en ce qu'elle donne naissance à des composés dont les propriétés diffèrent de la moyenne de celles des corpB composants. Le résultat de l'affinité est la combinaison chimique. Les anciens chimistes distinguaient plusieurs espèces d'affinités: affinité éL
posante, dwellente, qui tcente, etc. On conencore quelquefois la première de t es dénominations. — Le mot affinité parait avoir été ememployé pour la première fois par Barchusen, chimiste allemand, en 1703. Geoffroy l'ainé publia en 1718 la première table d'affinités; d'autres furent dressées par W enzel,Bergmann,Guyton-Morveau,etc. — Suivant Ampère, ebaque atome estentouré de courants électriques tournant autour de lui comme dans un solénoide ( Voy. ce mot), et produisant ainsi deux pôles, l'un négatif, l'autre positif, causes des attractions chimiques. Suivant Berzélius, chaque atome est aussi doué de deux pôles électriques d'attraction inverse. Os hypothèses tendent à disparaître auj. Les recherches de thermodynamique ayant démontré que la chaleur est due à un mouvement vibratoire des nies, et d'un autre coté les phénomènes de l'affinité s'accusant toujours par l'apparition ou la perte d'une certaine quantité de chaleur, on suppose que la cause de l'affinité, comme celle de la chaleur, est due a un mouvement vibratoire atomique, en rapport avec la forme ou la nature de l'atome, mouvement dont les lois mécaniques nous sont encore inconnues, mais qui, au moment de la combinaison chimique, apparaît sous forme d'un mouvement vibratoire calorifique, dont la force vive est la mesure de l'affinité mise enjeu pour effectuer la combinaison.
AFFIRMATION (du lat. afftrmatio). En Logique, c'est tantôt l'acte par lequel l'intelligence prononce sur la réalité d'un fait, tantôt celui par lequel elle attribue une qualité à une substance; affirmation est ainsi opposé à négation. Renfermée dans la pensée, l'affirmation constitue un jugement Exprimée par la parole, elle devient une proposition.
En Droit, l' Affirmation est la déclaration de la vérité d'un fait, avec ou sans serment. Il y a A. de compte, de créances, de procès-verbaux, etc., selon i tta auxquels l'affirmation s'applique (C. Nap., art. 1&5G, 1924 ; C de proc. civ., art. 534, 071 ; C. de connu., art. 381, /|97 ; C. d'Instr. crim., art. 18, etc. .
L'art. 1781 du C. Nap., aux ternies duquel le maiait cru sur son affirmation, dans les coi lions avec Bes domestiques et ouvriers r< Latives a leur la loi du 10 aoûl
ai i t\is [du lat. aflixus), terme de Grammaire, m 'lu tantôt des particules qui se mettent à la fin
nota pour e odifler le sens, p. ex. pour y
ajouter l'idi ■ de rapport à l'une des trois
.i lieu dans les langues sémitiques ; lantôl des parties accessoires d'un mot,
•'• .i d. de ■ parties auin s que la racine : on distingue
alors les affi es en pi , & s, qui pn cèdenl la racine, et en suffixes, qui la suivent. Voy. ces mots.
AFI in i 11 i Peini . I . ■■■/. I'ilm.
Al FOUAGI du b. -lat. affoagium-, d'ad et On nomme ainsi etle b< is de chaul délivre
annucllemi ni aux 1 ibitants d'une i ommune, et le
droit di i
loi «In ■ n II. esi imité d'une loi donn
Lorraine par Stania a de Pi loi ne. 1 i prin bois d'affi
rend -o, — Voir Meaume, Zr<
sage dans les forêts et de l'a/fouage^uncy, 1851. aussi Cod. for., art. 103 et 105;.
AFFRANCHI (d'affranchir), libertin, libertinus, manumùsus. On nommait ainsi, chez les anciens, les esclaves qui recevaient de leurs maîtres la liberté. Chez les Grecs, les affranchis n'étaient pas considérés comme citoyens, et ne jouissaient d'aucun droit. Ils étaient tenus de rendre encore certains S' à leurs anciens maîtres; ceux-ci, de leur côté, leur devaient aide et protection. Les affranchis quittaient le plus souvent leur nom d'esclaves. — A Rome, les affranchis étaient également dansune condition inférieure : leur droit de suffrage était . ils ne pouvaient ni arriver aux magistratures, ni porter l'anneau d'or, ni épouser des sénateursou des enfa;, sénateurs; jusque sous le règne d'Auguste. rentmême pas contracter mariage avec d ( Voy. ce mot . Ils étaient de plus dans la dépendance de leur patron : celui-ci avait la tutelle sir ses affranchis impubères, pouvait exiger d'eux dos services honorifiqm niaires, p. ex. de l'accompagnerau forum, ou de lui fournir un certain nombre de journées de travail ; à leur mort, il leur succédait s'ils ne laissaient pas d'héritiers; enfin l'affranchi ingrat envers son patron redevenait esclave. D'ailleurs tous les affranchis n'étaient pas citoyens romains; il y avait aussi : 1° les A. latins juniens, qui n'avaient pas le droit de cité, p. ex. ceux qui avaient été affranchis non solennellement (Voy. Affranchissement) ou avant l'âge de 30 ans ; 2" les A. déditices qui ne pouvaient habiter Rome ni cent milles autour de Rome : taient ceux que leur maître avait condamnés pendant leur esclavage à quelque châtiment grave. Sous Justinien, tous les affranchis ont le droit de cité. Longtemps méprisés, exclus môme des légions, se livrant seuls au commerce par lequel les Romains croyaient déroger, les affranchis arrivèrent par lui à la fortune étala domination :Pallas, sous Claude, et Narcisse sous Néron furent les maîtres du monde.
AFFRANCHISSEMENT. Chez les anciens, l'affranchissement était l'acte par lequel on donnait la liberté à un esclave. A Sparte, le peuple seul pouvait affranchir les esclaves; il n'usait de ce droit que pour récompenser des services rendus aux citoyens ouà l'État. On déclarait l'esclave libre en lui mettant une couronne sur la tète. A Athènes, le maître pouvait affranchir son esclave : il le présentait à un archonte, et le déclarait libre en lui mettant la main sur la tète ; ensuite un héraut annonçait l'affranchissement au peuple. Quelquefois la république affranc un esclave, et lui accordait le droit de citoyen 1 requ'il avait rendu de grands services. — A Renie, il y avait ■', modes d'affranchissement : 1° le cens: l'esclave devenait libre quand il était inscrit avec le confient de son maitre sur les registres do [Voy. ce mot) ; 2° la vindicte: une personne revendiquait la liberté d'un esclave devant le magistrat en le touchant avec une baguette ; le maître
ne résistait pas, et le magistrat prononçait que l'esclave était libre; 3 'le testament: un maître ordonnait par son testament que son esclave fût libre, ou confiait a son héritier le sein de l'affranchir. C'étaient là les modes solennels de l'affranchissement ; il pouvait aussi se faire par lettre ou décl ration d témoins; mais alors l'esclave n'acquérait pas le droit de cité. Sens Justinien, l'affranchi a l uii an ce droit
île quelque manière qu'il ait reçu la liberté. Pour affranchir, il fallait en général être âgé de 20 ans et
depuis Justinien de 18 ans.
uii.im iiiss, «..i m . i ,,//. Poste et Timbres. AFFRÈTKHENT. Voy. FaBTel Chabte-M AFFRON l i .-edit.en termes
i, des têtes d'hommes ou d'animaux, qui semblent i général, de toutes piè es
• n l'ai e l'une de l'autre.
AI I ISION [du lat. affin
que, qui consiste a faire tomb ir de l'eau sur le corps, non en colonne d'un petit diamètre, comme dans la