‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 295 sur 1672 · CHANSON · texte numérisé non relu

CHANSON

nantes (C. phagédènique), particulièrement à ceux qui proviennent d'une cause vénérienne, aux aphthes malins des enfants, ainsi qu'à certains ulcères qui attaquent les chevaux et le gros bétail : ces derniers prennent différents noms, suivant la place où ils s'établissent ; ils attaquent de préférence la langue olant), les fosses nasales (morve), les pieds i het, ptétin, crapaud), etc.

( n wche, maladie des arbres qui détruit l'écorce, et réduit le bois en pourriture : on en arrête les progrès en enlevant la partie malade, et en recouvrant la place avec du mastic.

CHANDELIER de chandelle). Voy. Candélabre. — Dans la Marine, on donne ce nom à des supports verticaux auxquels on attache des cordages.

Chandelier d'eau, sorte de jet d'eau élevé sur un pied et portant un bassin ou une table- Un des bassins du jardin des Tuileries offre cette disposition.

CHANDELLE (du lat. candela). La matière des chandelles était autrefois le suif et la résine ; auj. c'est un mélange égal de suif de bœuf et de suif de mouton, auquel on ajoute quelquefois de la fécule de marrons d'Inde ou de la cire, qui lui donne plus de consistance. Pour durcir les chandelles, on emploie l'alun et l'acide azotique; on les blanchit à l'air ou avec du chlore. Les mèches sont en coton filé et tordu, quelquefois mêlé de fil de lin, et trempé dans le vinaigre chaud, ou dans une solution d'acétate de cuivre. ou de camphre, ou encore dans l'huile de pétrole. On distingue les C. moulées, faites dans des moules de verre ou de métal, et les C. plongées ou à lu baguette, que l'on fabrique en plongeant à plusieurs reprises dans du suif fondu des baguettes de noisetier portant plusieurs mèches suspendues parallèlement.— Les Grecs et les Romains n'ont point connu l'usage des chandelles. On ne s'en sert en France que depuis le xive siècle. Auj., malgré l'extension qu'a prise le commerce de la bougie, on fait encore une consommation considérable de chandelles.

CHANFREIN (l\ib. -lut. charnus pour camus, frein, et du mot frein expliquant le premier), nom donné autrefois à la partie de l'armure qui couvrait le devant de la tète d'un cheval. Le chanfrein était en fer ou en cuir, et souvent armé d'une pointe de fer. — Maintenant, par extension, on appelle ainsi la partie de la tète du cheval qui .est entre les sourcils, depuis les oreilles jusqu'aux naseaux. On nomme aussi ein ou lice une marque blanche longitudinale que certains chevaux portent à la partie antérieure de la tête.

\r< hitecture, on nomme chanfrein la petite surface que l'on forme en abattant l'arête d'une pierre ou d'une pièce de bois; et, en Horlogerie, le petit creux ne pratiqué dans une pièce" de métai.

CHANGE (i u b.-lat. cambiam). Ce mot signifie:

1" le commerce du cUangeur (Voy. ce mot), qui tro-

la main à la main des monnaies et des billets

d'un pays ou d'une ville contre des monnaies ou des

a d'un autre pa> s ou d'une autre ville ; 2° le com-

du cambiste ou banquier, qui achète ou vend

de p lace en place des monnaies et surtout des let-

I insi, moi, négociant à Paris, je vous

doi-, 1,000 fiants à Londres; au lieu de les y porter,

j'achèterai à un banquier une lettre de change de

1 ,00 0 francs tirée sur William, de Londres, et je vous

irai ; vous vous ferez paver par William, et je

serai ainsi lit,,' ré envers vous; c'est une opération de

change. Le change est au pair quand une lettre de

change se vend à sa valeur nominale, 1,000 francs

dans l'espèce; il est haut, si elle se vend plus; bas,

si elle se vend moins. Ces variations dans la valeur

du change dépendent : 1° du nombre plus ou moins

considérable des lettres de change demandées sur

tel pays ou sur telle ville; 2U du délai dans lequel

une lettre de change est payable. Le change est

meneur ou extérieur, suivant qu'il a lieu entre deux

villes du même État ou deux villes d'États différents.

La cote de la Bourse indique le cours du chan-

ge, c.-à-d. le prix que vaut, à un jour donné, une de change de telle ville sur telle autre, en prenant pour base une valeur nominale et sous-entendue qu'on appelle le certain. Dans le change intérieur de France, le certain est 100; si la lettre de change se paye 100 aujourd'hui, le cours est au pair; si elle se paye 105, il est au-dessus du pair; si elle se paye 95, il est au-dessous. Ainsi, dans la cote de la Bourse de Paris, Lyon, 09 3/4 veut dire qu'aujourd'hui une lettre de change sur Lyon vaut à Paris 99,75. Dans le change extérieur, le certain varie suivant les pays, et il faut le connaître d'avance pour comprendre la cote. Ainsi, dans la cote de Paris sur Londres, le certain est 25,22 11 livre sterling) et le change est au pair, haut ou bas, suivant que la lettre de change de Paris sur Londres se vend 25,22, plus cher ou moins cher ; et quand la cote porte Londres, 2G, cela veut dire qu'aujourd'hui elle s 26 francs. — Voir A. Perey, Cours des changi principales places de commerce, précédé de la tin <ine du change. Voy. aussi Agent de chance, Lettre de change et Cambiste.

change. En termes de Chasse, c'est la substitution d'une nouvelle bête à celle qui avait été lancée d'abord. Le change déroute et fatigue les chiens, prolonge inutilement la chasse et peut même la rendre inutile. Le cerf, le daim, le chevreuil, le lièvre luimême cherchent à donner le change. Dès qu'on s'aperçoit du change, il faut se hâter de rompre les chiens, les ramener en arrière et les forcer à reprendre la bonne voie.

CHANGEMENT de nom, de domicile. Voy. Nom et Domicile.

CHANGEUR (de change), commerçant patentable qui fait métier de changer des pièces de monnaie françaises ou étrangères contre d'autres pièces, des billets de banque contre du numéraire, ou réciproquement du numéraire contre des billets de banque, ou enfin des matières précieuses contre du numéraire. Ils sont soumis aux règlements sur les matières d'or et d'argent non monnayées ( Voy. Monnaies), et tenus d'inscrire sur un registre double les articles de leur recette, ainsi que les noms des propriétaires des espèces changées ou vendues (Loi du 19 mai 1701 . — Chez les Romains, les changeurs étaient à la | fois changeurs, banquiers et notaires; c'était par leur I ministère que se faisaient les changes, les dépots, les achats, les ventes, les prêts. — Avant 1789, les changeurs devaient être autorisés par le roi, et leur nombre était limité : ils étaient chargés de surveiller l'état des monnaies mises en circulation.

On a aussi donné le nom de changeurs à certains employés de l'hôtel de la Monnaie, et notamment au caissier. Jusqu'en 1543, époque où Franco» Ier créa 16 recettes générales, le trésorier du domaine s'est appelé changeur du Trésor.

CHANOINE, Canonicus, nom donné d'abord aux cénobites, puis à tous les clercs et enfin aux clercs vivant en commun, n'est plus auj. qu'une dignité purement honorifique accordée à des ecclésiastiques. Voy. Canonicat, Chapitre, et le Dict. d'Bist. et de Gcogr., au mot Chanoines.

CHANOINESSE (de chanoine), nom donné autrefois à des filles vivant en commun sous une espèce de règle, mais sans avoir prononcé de vœux, n'est plus qu'un titre honorifique donné, surtout en Allemagne, à des filles généralement de condition noble, qui vivent dans le monde. On leuy donne aussi le titre de madame. Voy. le Dict. cfHist.et de Géogr.

CHANSON* (du latin cantio). Sous le rapport littéraire, la chanson embrasse les genres les plus divers : elle peut être patriotique, politique, guerrière, philosophique, satirique, erotique ou grivoise, sentimentale, bachique, etc. — Ce genre de poésie a existé de tout temps et chez tous les peuples. Suivant Hérodote (II, 79\ les Egyptiens avaient leurs chansons, qu'il nomme numéros. Les Grecs avaient leurs chansons patriotiques ou religieuses, dites nomoi (le chant

CIIAINT.

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