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CHAUVINISME

senties branches de l'inférieure quand la gueule est fermée ; ils sont de petite taille. Le C. de Sloane se trouve dans la Méditerranée.

Les Entomologistes donnent le nom de Chauliode à des Névroptères d'Amérique, de la tribu des Hémérobes, et à des Lépidoptères nocturnes, de la section des Tinéites.

CHAUME (du lat. calamus), tige des Graminées. Dans une grande partie de la France, les paysans pauvres couvrent encore leurs cabanes avec du chaume. Cette couverture -est peu dispendieuse ; mais elle est sujette à l'incendie : aussi l'autorité a-t-elle le droit de l'interdire dans les villes. — Les cultivateurs appellent chaume la portion de la tige des céréales qui reste sur le sol après la moisson. Dans les terres fortes on laisse de longs chaumes afin de les enterrer et d'ameublir ainsi !e sol ; on agit de même lorsque le pied des céréales est surchargé de mauvaises herbes : on en fait alors du fourrage, ou bien on les fait pâturer sur place.

Dans les Vosges, on appelle chaumes les hautes montagnes dont on a abattu tous les arbres et dont les sommités offrent des pâturages où l'on conduit les bestiaux. On monte dans les chaumes en mai ou juin, et on en redescend vers le mois d'octobre.

CHAUMOKTEL (du nom d'un village près de Pontoise), sorte de Poire tardive, à fruits gros, fondant, sucré et d'un goût relevé.

CHAUS ou Lynx des maraù. Voy. Lynx.

CHAUSSE (du lat. calceus). On appelle ainsi : une pièce d'étoffe de soie ornée de fourrure que les membres de l'Université portent sur l'épaule gauche dans les cérémonies publiques; elle est garnie de 1, 2 ou 3 rangs de fourrure, selon que celui qui la porte est bachelier, licencié ou docteur : on dit aussi èpitoge ; — un ornement qui forme le sommet d'un colback et qui retombe sur le côté ; — un sac de feutre ou de laine, de forme conique, dont les pharmaciens se servent pour filtrer certaines liqueurs trop denses pour passer au filtre de papier : on dit aussi manche d'Hippocrate. — Autrefois, le inatchausses, ou haut de chuusses par opposition aux bas, se disait pour culotte, caleçon et toute partie du vêtement des hommes qui couvre le corps depuis la ceinture jusqu'aux genoux. On nommait c/m><sses de page ou t rousses, des chausses courtes et plissées que portaient les pages; C. à tuyaux d'orgue, des chausses qui étaient si amples que les plis qu'elles faisaient naturellement imitaient les tuyaux d'orgue.

CHAUSSÉE (du lat. calcata, s.-ent. via), levée de terre qu'on fait au bord d'une rivière, d'un étang, au milieu d'un marécage, pourretenirl'eauou pour servir de chemin de passage ; se dit particulièrement soit de la partie bombée d'une rue ou d'un grand chemin qui es1 entre demreversou deux ruisseaux, ou entre deux bordures de pierres, soit des routes anciennes construites en France par les Romains: on appelle quelques-unes de ces dernières chaussées de lirunehaut, parce que cette reine répara, dit-on, les voies romaines du nord de la France.

(' haussée des géants. Voy. Basalte et le mot Chai sske au Dict. d'Uist. et de Géogr.

CHAUSSÉBS (ADMINISTRATION DES ports et). Voy. Ponts kt chaussées.

CHAUSSE TUAl'E (c. à-d. trappe gui chausse, qui saisit], engin de guerre, composé d'une pièce de fer année de pointes fortes et algues, quon jette dans les gués, dans les avenues d'un camp, devant un ouvrage fortifié ou dans une embuscade, pour enferrer les hommes et les chevaux. — Par suite, on a donné ce nom a différentes sortes de pièges dont on se sert pour prendre les bêtes puanl

CHAossi n.ui, Centaurea calcui-apa, espèce du genre Centaurée. I ou. Ceot u ri b.

CHAUSSURE fdu b.-lat. calciatura, de cal tout ce qui serl acnaua erles pieds. On fait usage auj. de sandales, de chaussons, àe pantoufles, de mules, de babouches, de sabots, de souliers, de

brodeguins, de bottines, de bottes, etc. (Voy. ces mots . Ces différentes sortes de chaussures sont en cuir, en bois ou en écorce de bois, en jonc, en étoffes de soie, de lin ou de coton, et en caoutchouc, quelquefois même en cuivre ou en fer, etc. Chez les anciens, les chaussures n'étaient pas moins variées : chei les Grecs les hommes se servaient de sandales et de crépides, les femmes depersigues, les soldats de cnémides, les paysans de garbatines, les acteurs tragiques de cothurnes, les acteurs comiques d'embut'es ou brodeguins, etc. : chez les Romains les deux principales chaussures étaient la bottine {calceus) et la sandale (solea); les soldats portaient des caliges (ca- Hgœ), les pauvres des sabots (soleœ ligneœ) et les paysans des bottines ou guêtres de cuir non tanné Iperonœ). Voy. Cordonnier.

CHAUVES-SOUIUS (c.-à-d. souris à ailes chauves ou glabres, ou selon Grandgagnage, souris-chouettes), ou Chéiroptères, 2e ordre de la classe des Mammifères: ces animaux, que l'on a considérés longtemps comme des Oiseaux, se placent au contraire, dans la série animale, immédiatement après les Quadrumanes : Linnée les avait rangés dans son groupe des Anthropomorphes (Voy. ce mot). — Les chauvessouris ont trois espèces de dents, des mains, un pouce opposable, deux mamelles : les femelles en donnant à têter à leuV petit le tiennent entre leurs bras, comme les femmes : enfin, d'après Lesson, certaines grandes Roussettes sont soumises aux mêmes accidents mensuels que celles-ci. Quoique nocturnes, ces animaux ont les yeux petits: pour expliquer qu'ils puissent se diriger dans l'obscurité, on leur avait attribué un sens spécial qui les avertissait de l'approche ou de certaines qualités des corps; la vérité est que les sens du toucher et de l'ouie sont très-délicats chez eux et suppléent à la vue. Leur pelage ressemble à celui du rat et est souvent très-doux au toucher. Le nom de Chéiroptères fc.-à-d. mains ailées), que leur donnent les Zoologistes, indique la particularité d'organisation qui frappe le plus. Les quatre derniers de la main, allongés considérablement , et garnis d'une membrane qui va rejoindre les membres postérieurs, constituent une aile véritable: du reste, cette membrane alaire ne se développe qu'aux derniers moments de la vie embryonnaire. La d. ntition, au contraire, est précoce, et l'animal possède toutes ses dents de lait au moment de la naissance. Dans les contrées tempérées, les chauves-souris hibernent pendant la saison froide : elles dorment suspendues par les pieds de derrière ou par le pouce des membres antérieurs, qui seul a un ongle. Beaucoup d'entre elles vivent en société, se cachant le jour dans les lieux obscurs, greniers, combles, cavernes, serrées quelquefoisen nombre immense les unescontre les autres et formant une tapisserie de fourrure qu'on peut enlever, pour ainsi dire, par plaques. Les hémisphères cérébraux des chauves-souris sont lisses, sans circonvolutions. — On distingue dans cet ordre 4 familles : les Ptéropodés ou Roussettes, qui n'existent pas en Europe ; les Phyllostomidés ( Vampires), espèces Américaines, dont les narines sont percées dans unécusson membraneux découpé en fer de lance; les Rhinolophidés, qui n'existent pas en Amérique, et lef Honidés,avà n'ont pas de feuille nasale. Ces dernières sont les chauves-souris de nos pays. Les plus c< mmunes sont le V, murin, le V. noctule, le V. pipistrelle, le V. barbastelle, le V. oreillard, etc.

Les chauves-souris ont été de tout temps an

de dégoût et d'horreur. Moïse les mettait au nombre

des animaux impurs; les Grecs les avait ni prises pour mod< les de leurs harpies, plus tard même, on i iiargea Satan de grandes ailes de chauve souris.

CHAUVINISME, mot créé pour exprimer le fanatisme napoléonien, et qu'on 0 étendu par suite àtOUt

fanatisme politique. I.e type de ce caractère est un

nommé Cnauvin, ancien grenadier de la garde impériale, qui, rentré dans la vie prn licenciement de l'armée de la Loin

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