‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 32 sur 1672 · AGNEAU · texte numérisé non relu

AGNEAU

verse: valeurs. A Paris, ils sont au nombre de 60, fournissent un cautionnement de 250,000 fr., et sont régis par une chambre syndicale. Leur droit de courtage est on général de 1/8 p. 100 sur chaque opération. L'institution des agents de change remonte à l'année 1572 ; — 3° les Agents comptables (économes, commis d'administration, etc.) ; — 4° les Agents diplomatiques (ambassadeurs, envoyés extraordinaires et ministres plénipotentiaires, résidents, chargés d'affaires {Voy. Ambassadeur); — 5° les Agetits de la force jmblique (commissaires, officiers de paix, gendarmes, gardes champêtres, sergents de ville, agents de police) ; — 6° les Agents voyers, chargés de l'entretien et de la rectification des routes et chemins, etc.

Agent, en Physique. Voy. Force.

AGERATUM, plante. Voy. Célfstine.

AGGLUTINATIFS (de gluten, colle), substances qui adhèrent fortement à la peau, et qu'on emploie pour fixer les emplâtres et aider à la cicatrisation des plaies. Voy. Sparadrap.

AGGRAVANTES (circ). Voy. Circonstances.

AGIOTAGE, Agio (de l'ital. aggio). L'Agio est la différence entre la valeur nominale et la valeur réelle des monnaies, entre l'argent courant et le papier de banque, entre l'argent du pays et l'argent étranger, et en général entre deux valeurs négociables quelconques. Ce mot a été étendu au bénéfice que l'on fait en spéculant sur ces valeurs, et par suite on a appelé agiotage le jeu fait sur les fonds publics par des capitalistes, qui souvent emploient, pour les faire monter ou descendre, les manœuvres les moins loyales. On nomme agioteurs ceux qui se livrent àce genre de jeu. — L'agiotage, qui parfois enrichit le spéculateur en un instant, le ruine plus souvent encore : tout le monde connaît les désastreux résultats du système de Law. On a souvent tenté de réprimer l'agiotage : les lois du 13 fruct an III et du 28 vend, an IV, les art. 85 et 86 du Code decomm., les art. 419, 421 et 422 du Code pénal, ont frappé certaines spéculations illicites ; mais le mal n'a pu être déraciné. Voy. Bourse.

AGLOSSE (du gr.âvXwiTffoç), Aglossa, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, tribu des Pyralites, ainsi nommés parce que leur trompe est nulle ou rudimentaire. On distiague l'A. de la graisse, qu'on trouve dans les cuisines et les offices et l'A. cuivrée, qui vit aux dépens de toutes les substances animales desséchées.

AGN'AT (du lat. agnatus ; de ad et natus, né auprès). Dans le Droit romain, les agnats sont des collatéraux qui descendent par mâles d'une même souche masculine et qui, à ce titre, appartiennent à la même famille, sont soumis à la puissance paternelle du même chef, ou y seraient soumis s'il vivait. On les oppose aux cognats, qui descendent aussi d'une souche commune, mais par les femmes. Les agnats seuls composaient, à Rome, la famille légale ; seuls ils étaient appelés à la tutelle, et venaient en second ordre à l'hérédité. Cette distinction fut abandonnée sous Justinien. — On emploie encore l'expression agnats, dans le Droit politique où elle veut dire les parents par les mâles qui font partie d'une famille princière et ont des droits à l'hérédité ; ainsi on dit : les agnats de Nassau.

AGNEAU (du lat. agnellus). C'est le petit d'une brebis tant qu'il ne passe pas un an : après un an, quand il a poussé ses 2 premières/ràces (dents d'adulte), l'agneau prend le nom d'antenois : à la sortie des premières mitoyennes, c'est un bélier ou une brebis. La chair de l'agneau est tendre et délicate, mais laxative. Sa peau sert à faire des gants et des fourrures.

L'agneau a toujours été considéré comme le symbole de la simplicité, de la pureté et de la douceur. — Les Juifs nommaient Agneau pascal, l'agneau qu'ils immolaient le jour de la Pàque, en mémoire de la délivrance de leurs pères et de leur sortie d'Egypte. L'agneau pascal devait être sans tarhp. On le

i — AGRAIRES.

mangeait ave" du pain sans levain et de-s laitues sauvages, à l'entrée de la nuit. — Jésus-Christ est souvent appelé l'Agneau de Dieu, dont le sang a lavé les péchés des hommes.

agneau, agnel, agnelet, monnaie d'or qui a eu cours en France sous plusieurs rois, de Louis VII h Charles VII : elle valait sous St-Louis 13 fr. 95 c. ; sous Jean II, 16 fr. 50 c. Elle avait pour effigie un agneau pascal et une croix fleurdelisée.

AGNUS dei (agneau de Dieu), prière de l'Église catholique qui commence par ces mots, et qui se répète 3 fois à la messe entre le Pater et la communion. — On nomme encore ainsi un morceau de cire rond et plat, portant empreinte l'image d'un agneau avec l'étendard de la croix, le nom du pape régnant et l'année de son pontificat. Le pape bénit les agnus tous les 7 ans, et en distribue un grand nombre. Cette coutume vient de ce que, dans l'origine, on distribuait au peuple les morceaux du cierge pascal bénit le samedi saint.

agnus castus (du nom grec de la plante fiyvoç et du lat. castus, chaste), espèce du genre Gattilier {Voy. ce mot) : c'est un arbrisseau aromatique, à feuilles digitées, à fleurs en épis, violettes ou d'un gris blanchâtre, d'un effet agréable dans les massifs. On attribuait à cette plantedes propriétés antiaphrodisiaques qui sont loin d'être constatées.

AGOiME (du gr. àywvîa), dernière lutte delà vie contre la mort. Le malade éprouve alors, tantôt une prostration complète des forces, tantôt une violente agitation ; quelquefois il perd connaissance, souvent il conserve toutes ses facultés intellectuelles. Le visage de l'agonisant est pâle, ses yeux ternes, sa peau ridée, le nez contracté ; sa respiration est bruyante et embarrassée, c'est ce que l'on appelle vulg. le râle. L'agonie dure habituellement quelques heures, quelquefois plusieurs jours. Du reste, elle présente des phénomènes différents suivant les âges : le vieillard décrépit finit par gradations insensibles, et n'a pour ainsi dire pas d'agonie. Chez l'adulte, l'agonie manque toutesles fois qu'une des trois grandes fonctions (circulai Ion, respiration, innervation) se trouve supprimée brusquement, c.-à-d. lorsque le cœur, le poumon ou le cerveau sont mis hors d'état de fonctionner.

AGORA, place publique ou marché. Voy. Place.

AGOUTI, genre de Mammifères, de l'ordre des Rongeurs, propres à l'Amérique. On distingue : YAgouti propr. dit, l'A. acouchi et l'A. huppé. L'Agouti a la taille et les habitudes du lièvre et du lapin ; il se rapproche aussi du cochon d'Inde par sa conformation extérieure : il en diffère toutefois par ses jambes de derrière, bien plus longues que celles de devant. Son poil est lisse et ras sur les membres, plus long sur le dos; son pelage est fauve orangé, foncé de noir avec des nuances verdàtres. Il habite dans le creux des arbres, et vitde fruits, de feuilles et de racines. Sachair est comestible. On le réduit facilement en domesticité et l'on pourrait l'acclimater en France.

AGRAIRES (mesures), du lat. agrarius. Dans le Système métrique, les unités employées pour la mesure des surfaces agraires sont : l'are, qui est la superficie d'un décamètre carré ; l'hectare, qui vaut 100 ares, et représente la superficie d'un hectomètre carré, et le centiare, qui vaut la centième partie de l'are, et représente un mètre carré. — Pour convertir un nombre donné d'hectares, ares et centiares en mètres carrés, il suffit de le convertir tout entier en centiares, et de remplacer le mot centiare par le mot mètre carré. Ex. : 18 hectares 32 ares 49 centiares = 183249 centiares = 183249 mètres carrés. — Réciproquement, étant donné un nombre de mètres carrés, si on le partage en tranches de 2 chiffres en allant de droite à gauche à partir du chiffre des unités simples, les tranches expriment, suivant leur ran g, des centiares, des ares et des hectares. Ex. : 548367 met. carrés = 54 hectares 83 ares 67 centi

Dans l'ancien Système français, l'unité de mesure agraire le plus généralement employée était l'arpent

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