CHIENDENT
CHICOREE, Cichorium, genre de la famille des Composées, tribu des Chicoracées, renferme un assez grand nombre de variétés qui, toutes, peuvent se rapporter à deux espèces principales : la C. sauvage (C. intybus) et la C. endive [C.endivia). — La première, que l'on appelle communément Petite chicorée, est une plante vivace, dont la racine, grosse, pivotante, fusiforme, s'emploie, torréfiée, en guise de café, sous le nom de café de chicorée; ses feuilles vertes se mangent en salade : parmi ses variétés principales, on remarque la C. panachée, à feuilles striées de rose et de rouge ; la C. à larges feuilles; la Grande C. à
{'ourrage, qui fournit une excellente nourriture pour es bestiaux ; la C. amère, dont la décoction est tonique et apéritive. Quand on fait pousser la chicorée dans des caves de température moyenne et privées de toute lumière, ses feuilles s'étiolent et blanchissent : c'est ce qu'on vend comme salade sous le nom de Barbe de capucin. — La C. endive, originaire du Japon et de la Chine, renferme aussi plusieurs variétés remarquables par les découpures de leurs feuilles déliées et crépues, et qui se mangent crues, en salade, ou cuites. On remarque surtout : la C. de Meaux, la C. toujours blanche, la C. fine d'Italie, la C. célestine, la C. de la régence. La Scarole ou Escarolle est regardée comme une variété de chicorée originaire de Hollande.
CHICOT (diminutif comme chiquet, chique, petit morceau), nom donné, en Sylviculture, à ce qui reste hors de terre d'un arbre qui a été cassé par le vent ou coupé. — Par extension, on appelle chicot un morceau de dent rompue qui reste dans la gencive.
chicot, genre de la famille des Césalpiniées, est composé de,' deux espèces d'arbres, dont l'une, leC. du Canada, fait partie des Bonducs [Voy. BoftDUc); et l'autre, le C. d'Arabie, dit aussi Hypéranthère, est cultivée dans les jardins à cause de la beauté de son feuillage.
CHICOTIN (de sucotrin, espèce d'aloès), suc excessivement amer qu'on extrait de la coloquinte, et dont les nourrices se servent pour sevrer les enfants. — On l'administre en Médecine sous la forme de dragées.
CHIEN (du lat. canis). Les Chiens ou Canidés forment une famille de l'ordre des Mammifères carnivores. Ces animaux sont répandus en très-grand nombre, soit à l'état sauvage, soit à l'état domestique, sur presque toute la surface du globe. Ils sont digitigrades, et ont 5 doigts aux pieds de devant, 4 aux pieds de derrière; leurs ongles ne sont ni rétractiles, ni tranchants ; leur langue est douce ; leurs dents sont au nombre de 42, ainsi réparties : à la mâchoire supérieure, 6 incisives ayant près de leur base un tubercule qui les fait ressembler à un trèfle, 2 canines, de part et d'autre 3 petites molaires ou fausses molaires, 1 molaire plus grosse formant deux ailes tranchantes, la carnassière, et enfin 2 molaires tout à fait mousses, les tuberculeuses; à la mâchoire inférieure, il y a 2 fausses molaires de plus. — La famille des Canidés peut être partagée en deux sections : 1° les Chiens véritables, comprenant le Chien domestiquent le Loup,\e Renard, le Nyctéreute, le Chrysocyon, YOtocyon, etc., qui sont des animaux sauvages; 2° les Hyénoides (Voy.ce mot), qui ont la même dentition que les chiens, mais qui s'en distinguent parce qu'ils n'ont que 4 doigts aux pieds de devant.
chiens domestiques. Ils varient à l'infini sous les rapports du poil, de la couleur, de la taille, de la forme, néanmoins ils ne diffèrent du loup et du chacal que par deux caractères organiques bien légers : les yeux placés plus en avant, la queue recourbée au lieu d'être droite. Beaucoup desavants, depuis Guldenstaedt jusqu'à M. deQuatrefages, inclinent à penser, que toutes les espèces de chiens domestiques descendent d'une espèce sauvage unique, le chacal(Voy. ce mot). Cette espèce aurait été domestiquée dès les temps les plus anciens : son nom se retrouve dans la Bible et dans lesVédas; les plus anciens monuments de l'Egypte
représentent, entre beaucoup d'autres, une espèce à oreilles tombantes, signe indubitable d'une domestication déjà fort ancienne. Les chiens qui, en Amérique, retournent à l'état sauvage, vivent en troupes nombreuses, disciplinées, admirablement unies pour la chasse ou la défense commune; cet instinct de sociabilité explique évidemment la facilité avec laquelle ces animaux se sont attachés à l'homme. En passant de l'état sauvage à l'état domestique le chien s'est modifié ; au lieu de hurler, il s'est mis à aboyer, et il s'est prêté à toutes les exigences de l'homme, qui en a fait une bête de somme, de trait, de chasse, de garde, de guerre. Si grand que soit le nombre des variétés actuelles, il a pu en disparaître beaucoup : p. ex. ces grands lévriers de Saintonge, si recherchés qu'on les échangeait contre un cheval de bataille. Les carlins, si communs il y a 50 ans, n'existent plus guère que dans les îles Baléares. Le nombre de ces animaux a aussi un peu diminué depuis qu'on a établi sur eux dans certains pays, en Angleterre, en Allemagne, en France, un impôt particulier. — Les chiens naissent après 63 jours de gestation ; ils ont les yeux fermés au moment de la naissance et encore dix jours après : ils sont adultes à 2 ans, vieux à 15 ans. Us sont sujets à une maladie cruelle, la rage. Voy. ce mot.
D'après MM. Hamilton Smith et Gervais, les chiens eonnus se rapportent à 6 catégories : 1° Les chiens lévriers : taille élancée, oreilles à demi tombantes ; ces animaux supportent difficilement le froid des hivers ; à ce groupe se rattachent plusieurs races abâtardies, les bassets, et les chiens sans poils ou chiens turcs ; — 2° lesC. mâtins; grande taille, poil court ; — 3° les C. lachnés ou laineux, parmi lesquels les chiens de Terre-Neuve, le chien du St-Bernard, le chien de berger, le colley d'Ecosse, le chien-loup; — 4° les C. de chasse propr. dits (hounds des Anglais), qui n'ont pas de crête sagittale : oreilles pendantes ; le chien courant, le braque, les épogneuls, les barbets(Voy. ci-après); — 5° les C. mêlés (cur dogs); — 61 les C. mastiffs ou Dogues: poitrine large, reins forts, museau court ; le grand dogue,\e boule-dogue, le doguin ou carlin. Voy. ces mots.
Chiens de chasse. L'élève des divers chiens de chasse, sans distinction de race, bien qu'elle n'ait plus la même importance qu'autrefois, constitue encore une grande industrie, surtout dans l'ouest de la France. On distingue : les chiens d'arrêt et les chiens courants. Parmi les premiers, il faut citer, comme races françaises, le braque, Yépagneul, le griffon, le barbet, le choupille; comme races anglaises, le pointer, le setter, Yépagneul anglais, et comme métis, le chien bleu et le chien orangé. Parmi les seconds, on estime surtout : le dogue, le mâtin, le lévrier, le C. de St-Hubert, le C. bauld, le C. de Saintonge, le C. d'Artois, le C. normand, le basset, le briquet, le liouret, le terrier, tous de race française; le beagle, ïëfoxhuu/tdetÏQ harrier, qui sont anglais. Voy. Équipage et Meute.
Aux termes de la loi, les chiens errants sont mis en fourrière et ceux qui les laissent errer sont punis d'une amende de 1 à 5 fr. (C. pén., art. 471). La loi du 2 mai 1855 a établi un impôt sur les chiens : la taxe varie de 1 à 10 fr. Voy. Animaux.
On nomme Chien d'eau le Cabiai ; C. de mer ou C. marin, le Phoque, le Requin, la Roussette et le Milandre ; C. rat, la Mangouste ; C. des bois, le Raton; C. volant, l'espèce de Chauve-souris appelée aussi Roussette.
chien. Trois constellations portent ce nom. La lre, le Grand Chien, contient 31 étoiles, au nombre desquelles on remarque Sirius ou la Canicule, la plus brillante de toutes les étoiles de première grandeur. La 2e, le Petit Chien, contient 14 étoiles, dont une de première grandeur, nommée Procyon. La 3e, celle des Chiens de chasse, contient 25 étoiles.
L'Arquebusier donne le nom de chien à la pièce de la platine avec laquelle on arme le fusil.
CHIENDENT, Cynodon, nom vulgaire de plusieurs