CHIMIE
plantes de la famille des Graminées, dont la plus connue est le Chiendent officinal, ou C. des boutiques ( Triticum repens), qui appartient au genre Froment : sa tige s'élève à lm ou 1D1,30 et porte des feuilles longues et étroites ; sa racine est vivace, articulée, traçante. On en fait une tisane émolliente et diurétique qu'on administre au début de toutes les maladies. Le C. commun ou Pied-de-poule (C. dactylon), plante traçante, redoutée des cultivateurs, est une espèce de Panic. Voy. ce mot.
On nomme Chiendent aquatique, la Fétuque flottante ; C. àbrossettes,le Dactyle pelotonné; C fossile, l'Amiante; C. marin, le Varech ; C. queue-derenard, le Vulpin ; C. ruban, le Roseau panaché.
CHIFFONNIERS (de chiffons). Ceux qu'on voit parcourir les rues y recueillent non-seulement les vieux chiffons, mais les vieux papiers, le carton, le cuir, les os, la ferraille, les cadavres d'animaux, les cendres, en un mot tous les objets jetés comme inutiles; puis ils vendent leur récolte quotidienne à des chiffonniers en gros, qui alimentent un grand nombre de fabriques importantes : ceux-ci, après avoir trié tous les objets ramassés, revendent les papiers, les cartons et les chiffons aux fabricants de papier et de carton ; les os, le cuir et les substances animales aux fabricants de colle-forte, de noir animal, etc. Quelques-uns de ces chiffonniers en gros font à Paris un commerce considérable.
CHIFFRES. Le mot chiffre, dérivé du bas latin cyphra, formé lui-môme de l'arabe ça far, cifr, ne désignait d'abord que le zéro ; dans la suite on l'a appliqué aux caractères employés pour exprimer les neuf premiers nombres et qui sont communément appelés chiffres arabes. Par extension, on a donné le nom de chiffres aux lettres de l'alphabet employées comme caractères numériques, ainsi que cela avait lieu chez les Grecs et chez les Romains.
Les Grecs avaient plusieurs manières d'exprimer les nombres par les caractères de leur alphabet. Le plus souvent ils divisaient leurs 24 lettres en 3 séries : la lr0, composée des 8 premières lettres, exprimait les nombres unités (moins le û) ; la 2e, les 8 premières dizaines; la 3e, les 8 premières centaines; les nombres 6, 90 et 900 étaient représentés par des caractères particuliers, savoir G par le stigtna (c), 90 par le coppa (U) et 900 par le sampi (îfc). Voici la série entière de leurs chiffres : 1, a.' ; 2, p' ; 3, y' ; 4, 5' ; 5, e'î C, c'; 7, C; 8, V; 9, 0'; 10, i'; 20, x' ; 30, ).' ; 40, p.'; 50, v'; G0, ;'; 70, o' ; 80, tt ; 90, l' ou Ç"'; 100, p'; 200, <t' ; 300, t' ; 400, o' ; 500, ^ ; 600, 'y' ; 700, J»' ; 800, u> ; 900, 7t)'. Pour les mille on recommençait les trois séries, mais en plaçant un accent au-dessous et à gauche -. ,ot 1,000), ,p (2,000), etc. Dans les anciennes inscriptions grecques, on trouve une autre manière de chiffrer analogue à celle des Romains : 1 est représenté par I ; 5 par II (itévre) ; 10 par A (Séxa ; 100 par H (ixarov) ; 1,000 par X foiXiOi), etc.
Les Romains exprimaient tous leurs nombres avec les lettres I l ., Y 5), X 10),L(58),C 100 . 1) (500), M ou (AD d,ooo,i. Les lettres placées à la droite des signes Y, X, L, C, etc., en augmentaient la valeur d'autant; ces mêmes lettres, placées à la gauche, en diminuaient la valeur : ainsi VI, XI, LX, valaient G, il, go ; IV, IX, XL, valaient 4, 9, 40.
On a cru longtemps que les chiffres dits arabes étaient originaires de l'Inde ; on Bail au}. que les Indiens n'ont adopté l'usage «les chiffres qu'à une époque relativement fort moderne, el que, Belon toute apparence, ils les avaient reçus de l'Occident. l-os Arabes les leur empruntèrent aleur tour et leurflrenl
subir diverses modifications avant de aOUfl les transmettra ; ils ne furent usités en Kuropo qu'à partir du
xiti0 siècle, en Angleterre d'abord, puis en Italie ; l'Allemagne les reçut au \ive siècle, la France, à la
fin du xv' ; mais leur ligure ne devint uniforme <|ii a
partir de 1534. Les Russes ne les emploienl que de puis Pierre le Grand.
Lu Musique, on appelle chiffres les signes numé-
riques placés au-dessus des notes de la basse pour indiquer les accords qu'elles doivent porter. L'accord parfait majeur se chiffre par un 3, un 5 et un 8, selon qu'il se termine à la tierce, à la quinte ou à l'octave. 11 y a des accords qui ont un double chiffre, comme l'accord de sixte et quarte (\), celui de sixte et quinte (y), etc. — En 1742, J.-J. Rousseau proposa à l'Académie des Sciences une méthode de notation musicale consistant à exprimer les notes de la gamme par leschiffres 1, 2,3,4, 5,6, 7, avec l'aide du point, des dièses etdes bémols. Cette méthode, malgré ses avantages réels, n'a point été adoptée.
Dans la Diplomatie, les correspondances secrètes sont le plus souvent écrites en chiffres, c'est à-dire en caractères numéraux ou autres, auxquels on adonné une signification arbitraire. La clef du chiffre est l'alphabet dont on est convenu, et qui sert soit à chiffrer, soit à déchiffrer les dépèches secrètes. Un C. à simple clef est celui dans lequel on se sert toujours d'une môme figure pour écrire une même lettre ; un C. à double clef, celui où l'on change d'alphabet à chaque mot. Voy. Cryptographie.
On appelle encore chiffre tout entrelacement de lettres fleuronnées qu'on met en tôte des lettres, sur les cachets, les panneaux de voitures, etc., ou qu'on emploie comme ornement d'architecture, de serrurerie ou de menuiserie.
CI1IGOMIER, plante. Voy. Combret.
CIIILIADE (du gr. yù.iiz), nom donné, en Arithmétique, à l'assemblage de mille objets semblables ; p. ex. dans les tables de logarithmes, on nomme première chiliade la table des logarithmes des mille premiers nombres entiers. — On donne aussi ce nom à des recueils en vers, divisés par portions de mille vers : telles sont chez les Grecs les chiliades de Tzetzès.
CII1LIARQUE (du gr. yû.ioL^/o;), officier de l'ancienne milice grecque, qui commandait à un corps de mille hommes. Il y avait 16 chi/iarchies dans la phalange macédonienne. — C'était aussi le nom par lequel les Grecs désignaient les tribuns mitituires des Romains.
CIIILOGNATHES (du gr. yiO.os, lèvre, et vviûo,-, mâchoire, à cause de leurs mandibules cornées;, ordre de la classe des Myriapodes. Voy. Diplopoi es,
CHILOPODES(du gr. yst/o; et noû;,iro&>;,pied , 2e ordre de la classe des Myriapodes, renferm animauxaucorps allongé et déprimé, à la bouche armée de deux pieds-màchoires, percés en de pour laisser écouler une liqueur vénéneuse. La morsure de quelques espèces d'une grande taille peut ôtre dangereuse. — Genres principaux : Scuiigère, Scolopendre, Cryptops, Lithobie et Géophile.
CHIMÈRE (du gr. yiixatpa, monstre fabuleux', (']n mœra, genre de Poissons chondroptérygiens, de l'ordre des Ganoides, famille des Sturioniens, remarquables par la forme monstrueuse de leur tête. La C. arctique vit au milieu de l'Océan septentrional, et se nourrit de crabes, de mollusques, etc. Elle Bat longue de l" environ, et sa couleur est jaunâtre des taches noires. On l'a nommée roi des h [r égalée), parce qu'elle poursuit les bandes innombrables de ces poissons ; on la nomme aussi Chat de mer. La C. antarctique, appelée au^si / Poisson-iltphaiit et Callornynque, a le muse;, miné par un lambeau charnu et conique, qui lui a \ al u son nom.
CHIMIA.TRIE dechimiete\ dugr.larpcia.cui Chimisme, système médical accrédité surtout en Ulemagne, pendant le moyen âge, par Paraceh Helmont, François De le Boé [dit Sylviu prétendaient expliquer tous les phénomè conomie animale parles principes de la 1 himie et traiter toutes les maladies par des procédés cbÙD
<:iii>iii: du gr. guuafa, dt voulu voir le nom delanc. Egypte, pays do < seieme qui traite des phénomènes qui se conta t des corps, en tant que ces phénomènes amè-