COLIQUE
de fer. On l'appelle encore ronge d'Angleterre ou de Prusse. Voy. i'Hi et Rougi a polir.
COLI) ru l-:.\ M (c.-à-d. crème froide), composition cosmétique. Voy. Cérat.
COLÉOPTÈRES (du gr. xo)£Ô7TT£po;; de xoUôç, étui, et Ttxspôv, aile), 1er ordre de la classe des Insectes, est caractérisé par h ailes dont les supérieures, dites étytres, et plus ou moins dures ou coriaces, servent d'étuis aux inférieures, qui sont membraneuses et qui, à l'état de repos, sont pliées en travers sous les premières. Ces insectes ont tous la tète immédiatement unie au thorax, des antennes de forme variable, mais le plus souvent de 11 articles, des yeux assez grands ; les pièces de la bouche disposées pour broyer. En arrière du thorax se trouve une petite pièce triangulaire appelée écusson; c'est du mé- BOthorax que naissent les élytres. Le nombre des articles des tarses varie de 3 à 5. De là, la division des Coléoptères en 4 sections : les Peiitamères, qui ont 5 articles à tous les tarses (Hanneton, Carabe); les Hétéromères, qui en ont 5 aux t\ tarses antérieurs et 4 aux 2 derniers (Blaps) ; les Tétramères, qui ont k articles à tous les tarses (Charançon) ; et les Trimères, qui n'en ont que 3 (Coccinelle). Les Coléoptères subissent tous des métamorphoses complètes. On doit à MM. Dejean, Bois-Duval, Aube, Lacordaire (de Liège), les plus importants travaux sur cette classe d'insectes.
COLEORHIZE (du gr. xo).eô; et pt'Ça, racine), espèce d'étui ou de fourreau qui, dans l'embryon de tous les végétaux monocotylédonés, recouvre et enveloppe la radicule, et qui fait partie du corps cotylédonaire ; dans lesdicotylédonés, la radicule n'a pas d'enveloppe. De là, la division des végétaux, proposée par Ch. -L. Richard, en Endorhizes ou Monocotylédonés, et Exorhizes ou Dicotylédones.
COLIAl>E, Colias, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères diurnes : ce sont des papillons de moyenne grandeur dont les ailes ont le fond jaune et sont ord. bordées de noir. Le C. soufré d'un jaune clair et le C. souci d'un jaune orange sont communs dans les prairies artificielles. Les C. palœno, phicomone, etc., habitent les hautes montagnes.
COLIItUI (mot caraïbe), Trochi/us,genve d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux ténuirostres, est caractérisé par un bec arqué (ce qui les distingue des Oiseaux-mouches, dont le bec est droit), et plus long que la tête ; par des pieds impropres à la marche, à trois doigts devantet un derrière; par une langue extensible, cylindrique, bifide à L'extrémité ; par des ailes étroites et très-allongées. Ces oiseaux, propres à l'Amérique tropicale, sont remarquables par leur petitesse et l'éclat de leurs couleurs, dont les reflets imitent la pourpre, l'or, le rubis, la topaze, etc. Les colibris se nourrissent de petits insectes et du suc qu'ils pompent dans le nectaire des fleurs au moyen de leur langue effilée, et en voltigeant autour d'elles comme le papillon sphinx. Parmi les espèces de ce genre on distingue surtout le C. topaze (T. pella), type du genre, qui est le plus beau de tous, et dont la queue est terminée par deux brins; et le C. grenat (T. auratus), à queue roctiligne.
COLIMAÇON. Voy. Hélice et limaçon.
COLIN, Ortyx, section du genre Perdrix, renferme des oiseaux qui ont le bec court et arrondi, les tarses sans éperons et la qtt6U6 courte, mais plus longue que chez les perdrix. Ils sont un peu plus grands que les cailles, dont ils ont d'ailleurs les mœurs, et qu'ils remplacent sur les tables des américains par la délicatesse de leur chair. Parmi les principales espèces on remarque le c Sonnini, de l'Amérique méridionale, qui a la tète surmontée d'une huppe jaune, et le plumage mêlé de fauve et de roux ; le C.de la Californie, qui a le plumage gris brun, cendré en dessus et La tète ornée d'une huppe nuire; le C tocro, de L'Amérique du Sud, dont la mandibule supérieure est munie de deux dents à son milieu; le C. houi, dit aussi Caille ou Perdrix d'Amé-
rique, très-commun aux Etats-Unis et auj. acclimaté en Angleterre, etc.
COLIN-MAILLARD. Ce jeu doit son nom à un guerrier fameux du pays de Liège, appelé Jean Colin, et surnommé Maillard à cause du maillet qui était son arme de prédilection. Voy. le Dict. rf'Htst. et de Géogr.
COLIOUS, Colius, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres, et voisins des Durs-becs. Ils habitent l'Afrique et les Indes, vivent en famille et ont les mœurs des perroquets.
COLIQUE (du gr. xoXixôç, qui appartient au gros intestin ou xù>/ov), nom donné à toute affection delà cavité abdominale dont le caractère est une douleur vive, exacerbante et mobile. Les coliques ne sont que les symptômes de divers états morbides des viscères abdominaux : par suite, elles sont appelées, selon l'organe affecté, stomacales, dysentériques, hémorroïdales , hépatiques, etc. On considère comme des affections particulières les C. métalliques, les C. végétales et les C. nerveuses.
La Colique métallique ou saturnine, C. de plomb ou despeintres, est une névralgie des organes digestifs et urinaires causée par l'absorption du plomb. Les plombiers, les potiers d'étain, les peintres, les cérusiers et broyeurs de couleurs, y sont principalement exposés. Elle est aussi quelquefois due à la sophistication des vins par la litharge, à l'usage de l'eau de pluie qui a séjourné dans des citernes doublées de plomb. On l'a vue occasionnée par des bonbons colorés au moyen de préparations saturnines, ainsi que par l'acétate de plomb, pris comme médicament. Cette névralgie est caractérisée par des douleurs abdominales exacerbantes, des nausées et des vomissements de matières vertes ou jaunes, une constipation opiniâtre, la dysurie, l'ictère, l'altération de la voix, l'anxiété, des mouvements convulsifs, etc. Sa durée est courte ; parfois elle laisse après elle la paralysie, la roideur des membres, ou des tremblements, et l'amaurose. — L'expérience a consacré l'efficacité d'un traitement empirique connu sous le nom de traitement de la Charité, association bizarre de vomitifs, de purgatifs, d'opiacés et de sudorifiques : administré, d'après des formules, à des doses et à desjours marqués d'avance, ce traitement dute 6 ou 7 jours; on en trouve la description dans les formulaires de médecine. La limonade sulfurique, conseillée par le Dr Gendrin, a pour but de transformer les préparations saturnines en sulfate de plomb insoluble. L'alun, ou traitement de f hôpital SI- Antoine est presque abandonné auj. Les lavements purgatifs, l'huile de ricin, et l'eau de Sedlitz donnent toujours de bons résultats. On a vanté avec raison comme le meilleur remède l'huile de croton à la dose de 1 ou 2 gouttes en pilules. Beaucoup d'ouvriers se bornent à suspendre leurs travaux, à prendre du lait, quelques boissons laxativos, des bains sulfureux, des lavements purgatifs, e1 voient les accidents se dissiper. — On a cru longtemps à l'existence d'une colique de cuivre; il est à peu près admis auj. que colique n'existe pas et que Le cuivre, absorbé par les ouvriers qui le travaillent, ne donne lieu à aucun accident spécial.
Les Conques hépatiques sont déterminées par la présence de calculs dans les voies biliaires. — Les
coliques néphrétiques sont dues à la présence passage de calculs rénaux dans le bassinet et surtout dans l'uretère. Dans ce dernier cas il e^t bon
de boire abondamment pour entraîner le calcul.
i.es Coliques dites végétales (C. de Madn Poitou, de Normandie, de Couenne, etc.), sont Le
plus souvent épidémiques. La <'■ de Madrtdeai due à l'action brusque de l'air froid et humide pendant les promenades nocturnes au Prado et le Long du canal, surtout à la tin de l'été et pendant l'automne,
époque où L'on fait en Espagne un usage immodéré
des -laces, des fruits et des Légumes; il faut y joindre 1 usage d'eaux souvent altérées pondant les cha-