‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 362 sur 1672 · COMÈTES · texte numérisé non relu

COMÈTES

lit es (Voy. ces mots). L'Italie et l'Espagne eurent avant nous de véritables comédies et nous servirent de modèles. A partir de Molière, on distingua : la C. de caractère ou C. de mœurs, qui a pour objet de peindre un caractère particulier ou les caractères généraux d'une classe de la société,, d'une nation, etc., telle que l'Avare de Molière, ou f Ecole des Vieillards de C. Delavigne ; la C. d'intrigue, où les personnages sont placés dans des situations embarrassantes et comiques, telles que les Fourberies de ScapiV* de Molière, le Mariage de Figaro de Beaumarchais, etc.; et la C. mixte, qui est à la fois comédie d'intrigue et de caractère : c'est celle qui est le plus à la mode aujourd'hui. — On a appelé C. larmoyante ou tragédie bourgeoise, celle qui renferme beaucoup de situations pathétiques ou attendrissantes, comme l'Ecole des Sires, l'Honnête criminel, etc. ( Voy. Drame) ; C. historique, celle dont le sujet est puisé dans l'histoire, comme le Verre d'eau de Scribe ; C. héroïque, celle où les personnages sont pris dans un ordre supérieur, où l'on met en scène des rois et des princes, comme le Don Sanche d'Aragon de Corneille, et le Don Garde de Navarre de Molière; C. pastorale, celle dont l'action se passe entre des bergers, comme dans le Mélicerte de Molière ; C. ballet, une comédie mêlée de ballets, comme les Amants magnifiques de Molière ; C. épisodique ou C. à tiroir, celle dont les scènes n'ont aucune liaison nécessaire entre elles, comme les Fâcheux de Molière, le Mercure galant de Boursault, etc. — Voy. aussi Vaudeville, Parodie, Opéra-Comique, etc.

Parmi les auteurs qui se sont distingués dans la comédie moderne, on doit citer : en France, après Molière et Begnard, Destouches, Le Sage, Gresset, Dancourt, Marivaux, Beaumarchais, Collin d'Harleville, Picard, Andrieux.C.Delavigne, Scribe, Bayard, E. Augier, A. Dumas fils, Sardou, etc. ; en Italie, Machiavel, Goldoni; en Espagne, Caldéron, Lope de Vega, Moratin ; en Angleterre, Congreve, Steele, Farquhar, Fletcher et Beaumont, etc.

comédie française (Théâtre). Voy. Théâtre-Français. — comédie italienne. Voy. Boittes.

COMÉDIENS. Voy. Acteurs et Comédie.

COMESTIBLE (du lat. comedere, manger), se dit de toutes les substances que l'homme peut manger, par opposition à celles qui ne peuvent servir d'aliments : c'est ainsi qu'on distingue les champignons en comestibles et non comestibles. Voy. Aliments.

COMÈTES (du gr. xoht|-utk, astre chevelu). Ce sont des astres qui, comme les planètes, circulent autour du soleil en décrivant des orbites elliptiques dont il occupe un foyer. Mais, tandis que les orbites des planètes diffèrent peu de circonférences, celles des comètes sont extrêmement allongées et peuvent dans la région quiavoisine le soleil être confondues avec des paraboles. Les comètes diffèrent d'ailleurs des planètes en ce qu'elles ne sont visibles que quand elles sont suffisamment près du soleil : elles prennent alors une lumière propre résultant sans doute de l'échauffement considérable qu'elles subissent, tandis que les planètes ne nous envoient jamais que de la lumière réfléchie ; les planètes, même les plus petites, ont une masse plus ou moins considérable; les comètes, au contraire, ne | mussent pus avoir de masse appréciable ; enfin, tandis que les planètes ont toutes un mouvement direct, les comètes marcbenl tantôt d'occident en orient] tantôt d'orient en occi dent, et les plans de leurs orbites font avec l'éclip tique les angles les plus divers. — Les comètes se présentent généralement sous l'aspect d'un point

brillant appelé noyau, entouré d'une sorte de nibulo-

siié ou chevelure, qui se prolonge à l'opposé du soleil, sous la forme d'une traînée lumineuse appelée queue. Cette queue est quelquefois très-longue : celles des

comètes de 1811 et de 1H35 avaient plus de 80 millions

de kilomètres : quelquefois eue se partage en plusieurs faisceaux ; d'autres fois elle manque tout a fait. Le noyau manque aussi quelquefois, i n sorte

que la comète se réduit à sa nébulosité. Toutes les parties des comètes sont tellement transparentes que l'éclat des étoiles que l'on aperçoit au travers n'en parait pas sensiblement affaibli.

Pendant longtemps les comètes ont été regardées comme des astres à marche irrégulière, dont l'arrivée dans les régions solaires était purement accidentelle, ou même comme le produit des exhalaisons qui s'élèvent de la surface de la terre. Telle était l'opinion d'Aristote, opinion qui fut celle de tout le moyen âge et qui s'accrut encore des rêveries de l'astrologie. Elle fut même partagée par Kepler, bien que dès l'antiquité Sénèque eut regardé les comètes comme des astres permanents analogues aux planètes. Newton, le premier parmi les astronomes modernes comprit la véritable nature de ces astres et essaya d'établir leur périodicité; mais il était réservé à Halley de mettre cette vérité hors de doute. A la suite de ses calculs, il crut pouvoir annoncer pour le commencement de 1758, le retour de la comète de 1682. Elle revint en effet à peu près à l'époque indiquée, et depuis elle a reparu en 1835 ; sa période est de 75 à 76 ans. Les comètes de 451, 1006, 1456,1581, 1607, n'en étaient que les apparitions antérieures. Depuis on a constaté la périodicité de quelques autres comètes ; telles sont: 1° la C. d'Enke, appelée aussi C. à courte période, parce que sa révolution ne dure que 3 aii3 '/î ou 1207 jours : sa périodicité a été découverte par Encke, directeurde l'observatoire de Berlin, en 1819 ; 2°laC. de Biéla, qui fait sa révolution en 6 ans3/;, et qui, observée d'abord par Biéla, à Johannisberg, a été reconnue comme périodique par M. Gambart, à Marseille: cette comète présente cette particularité qu'à son apparition de 1846 elle s'est montrée comme formée de deux comètes distinctes, dédoublement qui a persisté depuis ; 3° la C. de Page, dont la périodicité a été découverte en 1843 par M. Faye et dont la période est de 7 ans 3 mois; 4° la C. d'Olbers, découverte en 1818 et dont la période est de 75 ans ; 5° la C. de Vico, découverte à Borne en 1844 et dont la révolution est de 5 ans '/j; 6° la C. de Brorsen, dont la période est de 7 ans '/j ; 7° enfin, la C. d'An est, dont l'orbite a été calculée par M. Yvon-Villarceau et dont la période est de 6 ans '/i- — Pour d'autres la périodicité est moins certaine, 'telles sont la comète de Newton, qui accomplit sa révolution en 575 ans; la comète de 1770 ou de Lexell, qui n'est peutêtre que la comète de Faye; la comète de 1843 dont la période serait de 147 ans; la comète III de 1802, dont la période paraît être de 113 ou 123 ans; celle de Tempe/, vue en 1866 et dont la période, calculée par M. Newton serait de 33 '/»• Ces comètes et plusieurs centaines d'autres dont la période a été aussi calculé" ne seront regardées comme définitivement périodiques que le jour où l'on aura constaté leur retour. Parmi les comètes célèbres, il faut encore citer la C. de Donati, dont l'observation en 1858 a fourni des données intéressantes pour la théorie des ,-,.mêles. — L'éclat des comètes parait diminuer avec le temps; car nous ne voyons plus de nos jours de comète qui réponde aux descriptions effrayantes qu'en ont faites les anciens: et pour ne parler (pie de celles dont la périodicité est reconnue, la comète de Halley, à sa dernière apparition en 1835, était loin d'avoir cel éclal et cette immense queue qui épouvantèrent l'Europe en 1450. D'autres comètes paraissent éprouver de la part (lu milieu dans lequel < Iles sf. meuvent une résistance qui a pour effet de raccourcir la courbe qu'elles décrivent. Telle est, p. e\.,

la comète d'Encke dont la période éprouve s chaque

révolution une légère diminution. On a donné ce

fait comme une preuve de l'existence de l'ëther. Voy.

ce mot.

On sait pe 1 de Chose sur la nature de la matière

qui compose les comètes, si ce n'est que leur masse

est tellement faible «pie, subissant l'attraction do

toutes les planètes, elles sont incapables elles-mêmes

faire subir aucune déviation. La comète de

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