COMMANDEMENT
Lexell a passé deux fois au siècle dernier au travers des satellites de Jupiter sans les déranger d'une manière appréciable, tandis qu'elle éprouvait de la part -de la planète une perturbation qui changeait complètement son orbite ou peut-être l'enlevait à notre système. On voit par là combien peu serait dangereux pour la terre le choc si redouté d'une comète. — Dans ces derniers temps on a constaté dans le spectre lumineux donné par certaines comètes, des raies analogues à celles du spectre donné par le charbon incandescent. Peut-être faut-il en conclure que la lumière de ces comètes est due à réchauffement par les rayons solaires de quantités plus ou moins grandes de carbone entrant dans leur composition. — D'autre part, M. Schiaparelli etM.Leverrier, comme conclusion de leurs observations sur les étoiles filantes, sont arrivés à admettre que la comète III de 1862 et celle de Tempel, feraient partie la première de l'essaim d'étoiles filantes du 10 août, la seconde de celui du 13 novembre (Voy. Étoiles filantes). C'est une nouvelle voie ouverte à l'étude de la constitution pbysique des comètes. — Un point de l'histoire des comètes qui a embarrassé les astronomes, c'est le rapide développement de leur queue lorsqu'elles arrivent dans le voisinage du périhélie. Quel- 'ques-uns y ont vu l'effet répulsif exercé par la chaleur solaire sur les molécules composant le noyau de la comète. L'assimilation proposée par M. Schiaparelli, des comètes aux essaims d'éfoiles filantes, donne peut-être une explication plus acceptable du fait, en permettant de voir, dans le rapide allongement de la queue des comètes, non l'effet du déplacement d'une substance matérielle dans l'espace, mais le résultat de la propasation dansune substance préexistante et qui remplirait une partie de l'espace, de l'illumination due aux rayons solaires.
La superstition attribuait jadis aux comètes une influence funeste : Virgile parle des comètes dont l'apparition coïncida avec la mort de César. La comète de Halley lors de ses apparitions en 451 (défaite d'Attila) et en 1066 (conquêtede l'Angleterre par les Normands), fut regardée parle peuple comme un signe de la colère divine. Plus récemment, en 1^56, la même comète de Halley effraya tellement le monde chrétien que le pape Calixte ordonna des prières publiques destinées à conjurera la fois la comète et les Turcs. Ces terreurs ont disparu devant les découvertes de la science ; mais, par un préjugé contraire, on a attribué aux comètes une influence favorable pour les biens de la terre : l'abondance exe ptionnellede l'année 1811 a été considérée par le vulgaire comme l'effet de la brillante comète qui apparut alors.
Consulter sur les comètes les traités spéciaux de Vigenère (1578), de Kepler (1619), d'Hévélius, de Pingre (Cométograpfiie, 1783) ; les Pensées sur la comète, de Bayle fl681) et le Bulletin de l'association scientifique 'de France), passim.
COMICES 'du \a.t.comitia), assemblées du peuple romain pour l'élection des magistrats ( Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.). — En France, sous la première nsi qu'en 1851 et 1852, pour la réélection du Président de la République et le rétablissement de l'Empire, on a aussi donné le nom de comices aux assemblées électorales du peuple français, réunies en vertu du suffrage universel.
Depuis 1820, on appelle Comices agricoles, des associations libres fermées par les propriétaires et fermiers d'un département on d'un arrondissemi m, dans le but d'améliorer les procédés agricoles et les races les plus utiles d'animaux domestiques. On y décerne dis prix au cultivateur qui a obtenu le plus
Ide succès dans un genre quelconque de culture, à celui qui présente les troupeaux les mieux tenus, etc. Voir Loi du 2 > mars 1851.
COMIN, plante fourragère. Voy. Lentille.
COMITÉ (del'angl. comnuttee, commission), réu- - formée pour préparer des projets ou examiner une question, une affaire, et en
faire le rapport. Ce mot est h peu près synonyme do commission ; cependant il implique quelque chose de plus durable; en effet, les comités sont d'ordinaire permanents, tandis que les commissions sont purement temporaires. L'Assemblée constituante de 1789 se divisa en comités dès sa formation : le plus célèbre de ces comités est celui de la Constitution, créé par décret du 6 juillet. L'Assemblée législative établit d'abord 7 comités ; leur nombre s'éleva postérieurement à. 23. Sous la Convention, ce nombre changea : le plus célèbre de tous les comités formés alors fut le Comité de salut public (Voy. ce mot au Dict. d'Hist. et de Géogr.). — Chaque administration, chaque grande branche du service peut avoir ses comités : c'est ainsi que dans presque tous les ministères, il y a des C. consultatifs de divers genres ; ces comités ont souvent des membres correspondants dans les départements. — Pour la direction et la surveillance de l'instruction primaire, la loi du 28 juin 1833 avait créé des C. communaux, des C. d'arrondissement, et à Paris un C. central, remplissant les fonctions de comité d'arrondissement; ces comités furent remplacés, dans la loi du 15 mars 1850, par les réunions des délégués cantonaux qui ont à peu près les mêmes attributions.
COMITIAL (mal). Voy. Épilepsie.
COMMA (du gr. x6|xu.a), terme d'Orthographe et de Typographie, désigne tantôt la virgule, tantôt les deux points. — Voy. aussi Incise.
En Musique, on appelle comma l'intervalle, presque inappréciable à l'oreille, qui existe entre une note diésée, ut dièse, p. ex., et la note suivante bémolisée, ré bémol. Cet intervalle se calcule parfaitement en Acoustique; il est même sensible sur le violon et le violoncelle ; mais on est forcé de le négliger sur tous les instruments à clavier. Le C. syntonique, intervalle qui existe entre le ton majeur, représenté par la proportion 9 : 8, et le ton mineur, qui s'exprime par 10 : 9, se représente par la proportion 81 :80; c'est la 9e partie d'un ton. Le C. diatonique, ou C. de Pytliagore, est la différence qui existe entre l'octave juste, représentée par 1 : 2, et le dernier terme de douze quintes successives, différence exprimée par les nombres 531441 : 534288.
COMMAKD (de commander), se dit, en Jurisprudence, de la personne que l'avoué ou tout autre mandataire qui se porte acquéreur d'un bien s'est réservé de nommer ultérieurement, et sur le commandement de laquelle il déclare avoir acquis. On entend par Déclaration de command, celle qui est faite car un individu qui déclare qu'il n'a pas acheté pour luimême, mais bien pour une personne qu'il se réserve de désigner. Si la désignation n'est pas faite dans les 24 heures, elle est soumise au droit de mutation comme une nouvelle translation de propriété (Loi du 22 frimaire an VI, art. 69).
COMMANDANT, nom donné, dans l'Armée française, à tout officier qui a un commandement quelconque ; il se dit plus particulièrement des chefs de bataillon et d'escadron, ainsi que des officiers supérieurs qui commandent dans une place de guerre.
En Marine, ce titre est donné à presque tou officiers supérieurs. On appelle commandant de marine l'officier qui commande dans un port militaire. — Titre honorifique. Voy. Commandeur.
COMMANDEMENT. On d inné le nom de Cammandements de Dieu aux dix préceptes contenus dans le Décalogue, et celui de Commandements de l'Église aux six préceptes que l'Église y a ajoutés. Ces commandements ont été consignés da::vers ou lin-nos rimée's fort anciennes et que tout le monde connaît. Voy. Décalo
En termes de Pratique, un ( ' ment est un
acte ou exploit par lequel un huissier, en vertu d'un jugement ou d'un tit e exécutoire, command", au nom de la justice, de satisfaire aux obligal gagements énoncés dans le titre. L tion doivent être précédés d'un commandement, ;«.