‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 367 sur 1672 · COMMUNION · texte numérisé non relu

COMMUNION

OMPAGNIE.

biens entre tous les citoyens, ou communisme. Voy. Socialisme.

communautés religieuses, associations de personnes vivant sous une même règle religieuse, tellesque couvents, monastères d'hommes et de femmes, chapitres de chanoines et de chanoinesses, confréries de toute espèce, séminaires, établissements hospitaliers, etc. On nomme spécialement ainsi certaines associations particulières, comme la communauté des prêtres de Saint-Sulpice, la communauté des soeurs de Sainte-Marthe, celle des Béguines de Flandre, etc.

— Les communautés religieuses ne peuvent s'établir en France qu'avec l'autorisation de l'État ; elles ne peuvent être personnes morales, c.-à-d. propriétaires, que si elles sont autorisées par le Gouvernement. Cesétablissements sont régis par les décretsdes 18 fév. 1809 et 26 déc. 1810 ; par les lois des 2 janv. 1817 et 24 mai 1825 et par le décret du 3 janv. 1852.

COMMUNAUX (biens), biens dont une commune est propriétaire, mais dont elle abandonne la jouissance à titre précaire aux habitants ( Voy. Pacage et Patit.e). Il ne faut pas confondre les biens communaux avec le domaine public de la commune, composé des biens affectés à des services publics, ni avec les biens patrimoniaux de la commune, dont elle est propriétaire et dont elle jouit comme un particulier.

COMMUNE. Dans la division administrative de la France, on appelle commune une division du territoire administrée par un maire, des adjoints et un conseil municipal : c'est la subdivision du canton {Voy. ce mot). Le nombre des communes varie constamment par l'effet de réunions ou de séparations, on en compte auj. plus de 37,000. — Aux termes de la loi du 10 vendémiaire an IV, les communes, à l'exception de celle où siège le gouvernement, sont responsables des dégâts commis sur leur territoire. Depuis le décret du 25 mars 1852, c'est le préfet qui autorise les transactions des communes sur toutes sortes de biens, quelle qu'en soit la valeur. Voir aussi les lois du 5 mai 1855 et du 2U juillet 1867.

— On trouve dans le Dictionnaire général d'Administration, de MM. A. Blanche et Boulatignier, un traité complet sur les communes.

Autrefois, on appelait Commune le corps des bourgeois d'une ville, ou des habitants d'un bourg ou d'un village. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

communes (chambre des), chambre basse du parlement anglais. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

commune renommée. Voy. Inventaire.

COMMUNICATION (du lat. communicatio) , nom donné, en Rhétorique, â une figure de pensée par laquelle on s'identifie avec d'autres personnes, comme quand un avocat dit de lui-même ce qui n'appartient qu'à son client. C'est ce que fait l'Intimé dans les Plaideurs de Racine, en plaidant pour le chien :

De vol, de brigandage, on nous déclare auteurs; On nous traîne, on nous livre à nos accusateurs, etc.

communication (Droit). Communication au ministère public. Certaines affaires énumérées par l'art. 83 du Code de procédure doivent être toujours communiquées au ministère public qui devra donner ses conclusions. Ce sont celles qui intéressent l'ordre public ou des personnes incapables.

Communications de pièces. Chaque partie dans un procès a le droit de réclamer la communication des pièces employées contre elle et de les garder trois jours, s'il n'a été fixé un autre délai (C. deproc, art. 188-192).

COMMUNION (du lat. communio). Ce mot exprime, en général, l'union de plusieurs personnes dans une même foi: c'est dans ce sens qu'on dit: les diverses communions chrétiennes, la C. de l'Église romaine, la C. de l'Eglise grecque. — La C. des fidèles est la réunion des chrétiens dans la même croyance, dans la croyance des mêmes dogmes ou des mêmes articles de foi, sous un même chef, qui est le pape. — Dans le Symbole des apôtres, on en-

tend par communion des saints l'union qui existe entre l'Église triomphante, l'Église militante et l'Église souffrante, c.-à-d. entre les bienheureux qui sont dans le ciel, les fidèles qui composent ici-bas la véritable Église, et les âmes du Purgatoire.

Par le nom de Sainte communion on désigne l'acte principal du sacrement de l'Eucharistie, la réception du corps et du sang de N.-S. Jésus-Christ (Voy. Eucharistie). On distingue la C. ecclésiastique, qui se fait sous les deux espèces du pain et du vin, et la C. laïque, qui se fait sous l'espèce du pain seulement, au Hioyen de l'hostie consacrée. On distingue encore la Première communion, la C. pascale, etc. Le communiant doit être en état de grâce et à jeun.

COMMUNIQUÉ. C'est, aux termes du décret du 17 fév. 1852, art. 19, la rectification d'une allégation erronée, adressée par l'administration à un journal, lequel doit l'insérer dans son plus prochain numéro, à peine d'une amende de 50 à 1,000 fr. et d'une suspension pouvant durer 15 jours. — Voy. Soit communiqué.

COMMUNISME, doctrine sociale qui consiste à mettre tous les biens en commun. Voy. Socialisme.

COMMUTATEUR (du lat. commutare, changer), instrument de Physique, qui sert à changer le sens du courant voltaîque que l'on fait passer dans un appareil, sans qu'on ait besoin de déranger les conducteurs de la pile. Supposons que les deux conducteurs soient attachés respectivement à deux fils de platine A et B plongés dans l'eau acidulée, que le fil A communique avec le pôle positif, et le fil B avec le pôle négatif. Si l'on veut changer rapidement l'ordre des communications, c.-à-d. faire communiquer le fil A avec le pôle négatif et le fil B avec le pôle positif, il faut employer un commutateur. Il y a un grand nombre d'appareils qui servent à cet usage: tels sont le C. à bascule d'Ampère, le C. de Ruhmkorff", qui est le plus répandu aujourd'hui. Ces appareils permettent aussi d'interrompre le courant à volonté. — Les machines magnéto-électriques {Voy . ce mot) emploient aussi des commutateurs.

COMMUTATIF (contrat). Voy. Contrat.

COMMUTATION de peine. C'est l'adoucissement d'une peine accordée par le chef de l'Etat, en vertu du droit de grâce, à un condamné qui a déjà subi la moitié de la peine qu'il a encourue.

COMOCLADIE, Comocladia, genre de la famille des Anacardiacées, renferme des arbres et des arbrisseaux des Antilles, à rameaux nombreux et effilés, à fleurs dioïques, qui fournissent un suc corrosif et vénéneux avec lequel les indigènes empoisonnaient leurs flèches.

COMPAGNIE (de compagnon ;en vieux franc, compains, qui mange le même pain). Outre son acception ordinaire, ce mot désigne: 1° toute réunion de religieux, de magistrats, de savants, de gens de lettres, formant un corps, comme laCompagnie de Jésus, le Parlement, l'Académie française, etc. ; — 2° toute association formée par des négociants, des capitalistes, des gens d'affaires, etc., pour entreprendre de grandes opérations de commerce, d'industrie, de finances ou de travaux publics. On distingue les C. privilégiées, comme les compagnies formées à diverses époques en France, en Angleterre et en Hollande, pour exploiter le commerce des deux Indes, les diverses compagnies qui ont entrepris la construction de l'exploitation des chemins de fer, des canaux, etc. ; et les C. particulières, telles que les compagnies d'assurance contre l'incendie, contre les risques de la mer, sur la vie, etc., etc. Voy. Société.

Dans l'Armée, on nomme compagnie une subdivision du bataillon commandée par un capitaine, ayant sous ses ordres des lieutenants, des sous-lieutenants et des sous-officiers. La compagnie d'infanterie est en France d'environ 80 hommes sur le pied de paix, et de 120 sur le pied de guerre. — Autrefois, on appelait C. franche une compagnie qui n'était incorporée dans aucun régiment; C. d'ordonnance, des com-

COMPARATEUR.

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