‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 368 sur 1672 · COMPENSATEUR · texte numérisé non relu

COMPENSATEUR

pagnies de cavalerie qui ne faisaient point partie de l'armée ; C. des gardes, les quatre compagnies des gardes du corps attachées à la personne du roi ; Grandes compagnies, les compagnies d'aventuriers qui désolèrent la France au xive siècle.

COMPAGNIE (RÉGIE DE). Voi/. SOCIÉTÉ ^REGLE DE).

COMPAGNONNAGE. Soiis l'empire des maîtrises et des jurandes, on appelait ainsi le 2e degré du noviciat par lequel il fallait passer pour arriver à la maîtrise. On était admis au grade de compagnon après 5 années d'apprentissage, et ce n'était qu'après 5 ans de compagnonnage qu'on était reçu à produire un chef-d'œuvre ( Voy. ce mot). — Aujourd'hui, on entend par compagnonnage l'association des ouvriers d'une même profession pour s'entr'aider et se procurer de l'ouvrage : c'est une espèce de franc-maçonnerie, qui a ses épreuves et ses signes de reconnaissance. C'est surtout dans l'industrie du bâtiment que le compagnonnage s'est le mieux conservé. Il existe, dans chaque ville de France, une mère des ouvriers, chez qui les compagnons en voyage trouvent logement, nourriture à bas prix et même à crédit, et l'indication des maisons où ils pourront avoir du travail.

On a prétendu faire remonter, le compagnonnage, comme la franc-maçonnerie, à la construction du temple de Salomon ; il est plus vraisemblable qu'il ne date que du moyen âge ; il paraît être né, à cette époque de désordre et de difficiles communications, du besoin de se soutenir mutuellement contre les entreprises des seigneurs. Aujourd'hui les compagnons forment trois grandes associations qui se donnent les noms d'enfants de Salomon, d'enfants de maître Jacques, d'en fonts du père Son bise. Les premiers se subdivisent en gavots et en loups ou compagnons étrangers. Les seconds se divisent en loupsgarous et dévorants. Les principaux métiers ainsi associés sont les tailleurs de pierre, les charpentiers, les menuisiers, les serruriers, les boulangers et les cordonniers. Tous ces ordres de compagnons sont soumis à certaines règles, qu'ils appellent devoir; mais les enfants de maître Jacques et ceux du père Soubise prennent seuls le nom de compagnons du devoir. Ces associations, au lieu de s'unir et de s'entr'aider, sont rivales et hostiles : trop souvent elles se sont livré des combats acharnés. On doit à M. Agricol Perdiguier un ouvrage curieux snvXvCompagnonnage.

COMPARAISON (du lat. comparatio). En Psychologie, on nomme ainsi l'opération qui consiste à considérer avec attention plusieurs objets pour découvrir leurs rapports. La comparaison comprend deux éléments distincts : 1° l'application de l'esprit aux objets; 2° la perception du rapport. La première est volontaire, comme l'attention, dont elle procède ; la seconde est un acte essentiellement intellectuel, qui intervient dans la généralisation, le jugement, le raisonnement, et, par suite, dans lu synthèse.

En Littérature, la comparaison est un lieu commun qui consiste à établir des rapprochements pour

conclure du plus au moins, du moins au plus, OU

d'égal à égal. — C'est aussi une figure de pensée qui rapproche de la chose dont on parle une autre

chose (|ui lui ressemble, pour faire mieux comprendre la pensée ou seulement pour l'embellir; elle constitue le plus riche des ornements du style :c*es1 ainsi que Milton compare Satan déchu au soleil caché par une éclipse. La métaphore n'est qu'une comparaison abrégée. — En Grammaire, on appelle degrés de comparaison dans les adjectifs: le positif, qui exprime la qualité considérée en elle même : le comparatif, qui exprime an rapport de supériorité, d'infériorité l\ galité entre deux objets possédanl la

même qualité ou entre deux qualités dîfféreutes : le superlatif, qui exprime la qualité portée au plus haut ou à un très haut degré.

COMPARAT! i il, instrument propre à mesurer très-exactement la différence de deux longueurs; on son sert pour la construction des mesures de longueur. Il se COmpOBe essentiellement d'un levier coudé,

dont les deux bras sont très-inégaux ; chacune des barres que l'on veut comparer est appuyée par une extrémité sur un point fixe et par l'autre sur le petit bras du levier. D'après la position du grand bras, qu'il est très-facile d'estimer exactement sur un cadran divisé, on évalue la différence de longueur des barres mises en expérience.

COMPARATIF, terme de Grammaire, exprimant le second degré dans la signification des adjectifs. Voy. Comparaison (degrés de).

COMPARSES. Voy. Figirants et Choristes.

COMPARUTION. Voy. Défaut et Mandat.

COMPAS 'du préf. com. ensemble, et de pas), instrument composé de deux branches ou jambes s'ouvrent à charnière, dont on se sert pour décrire des cercles, mesurer des lignes, etc. L'invention du compas ordinaire remonte aux temps les plus anciens ; les poètes grecs l'attribuent à Talaiis, neveu de Dédale. Dans les temps modernes, on a varié la construction et la forme des compas, de manière à satisfaire à tous les besoins des arts graphiques. — Le C. d'arpenteur est employé pour accomplir sur le terrain les opérations que le compas ordinaire réalise sur le papier. Il est en bois ; sa dimension est d'environ 2 m 'très : il est muni d'un appareil qui maintient les branches écartées à la distance voulue. — Le C. d'épaisseur se compose de deux branches en forme d'S, assemblées à leur milieu par un clou rivé : elles se meuvent autour de cet axe comme une paire de ciseaux. On saisit un corps avec deux des pointes recourbées ; les deux autres pointes indiquent par leur écartement l'épaisseur de ce corps. — Le C. à trois branches sert à prendre 3 points à la fois, et à transporter des triangles d'un dessin sur un autre. — Le C. de -réduction s'emploie pour réduire les dimensions d'un plan dans un rapport donné : il est à coulisse et offre, lorsqu'il est ouvert, la forme d'un X ; sa construction est fondée sur ce principe, que les triangles semblables ont leurs côtés homologues proportionnels. — Le C. de proportion sert à résoudre différents problèmes de géomét rie : il se compose de deux règles de cuivre fixées l'une à l'autre par leurs extrémités, et portant des divisions. — Le C. sphérique a des branches courbes et sert à décrire des circonférences sur une sphère pleine.

On a donné le nom de Géométrie du compas aune branche de la géométrie qui a pour but de rendre la solution graphique des problèmes indépendante de l'imperfection des instruments. L'usage de la règle y esi proscrit, et les lignes droites sont indiquées seulement par les points qui les terminent. Voir la Crnmrtrir du c< un pas, de Mascheroni, traduit par Carotte, 1828.

Dans la Marine, CompOS, (""/ripas (fe mer, C. de

route, est synonyme de Boussole. Voy. ce mot. COMPELLATIF (du lat. compeltare, inl rpeller).

On nomme ainsi, dans certaines grammaires, le mot de la phrase qui sort à appeler la personne a laquelle on s'adresse. Dans les langues qui on! des cas, on met ce mot au vocatif.

COMPENDIUM du lat. compendium, économie). Voy. \iu;i st.

COMPENSATEUR fde compenser) , mécanisme destiné à corriger les effets des variations de la température sur la marche des horl igBS 61 des clirono-

mètres. Dans les horloges, c'est un pendule formé de plusieurs tiges de métaux différents dont les dilatations se contrarient, de manière que le centre d'oscillation ne se déplace point [Voy. Pbnddls . Dans les chronomètres, c'est un 6aiancier formé de oaatièrea inégalemenl dilatables tellement disp

que leurs dilatations ne produisent aucun changement dans la durée des oscillations.

( ompi \s\ 1 1 1 1 m igni i no i , appareil d stiné. a (aire

connaître les déviations qu'éprouve la boussole par l'ai non du l'or qui entre dans la construction de-

seaux. Cet appareil du à M. Barlow se trouve tout à lait insuffisant aujourd'hui que le fer 681 devenu d'un

Page 1