302 COMPRESSIBILITÉ
outres irrégulières, et appelées demi-fleurons, ont le limbe déjeté en dehors en une languette à 5 dents; Tournel'ort, pour cette raison, avait divisé la famille des Composées en Flosculeuses, ne. contenant que des fleurons, Semi-flosculeu , ne contenant que des demi-fleurons, et Radiées, contenant des fleurons au centre et des demi-fleurons à lu circonférence. Linné, remarquant que dans toutes les espèces, les anthères sont soudées latéralement en un tube dépassant la (lr la corolle, avait désigné les Composées sous le nom de Synanthérées. Vaillant n'a fait que changer les dénominations de Tournefort en celles de C7«'corflc<ieA,'Semi-flosculeuses),C/'(rt/,oc«;^/i«/e-s( Flosculeuses^, et Corymbifères (Radiées); ces dénominations avaient été adoptées par A. L. de Jussieu, et avec lui par tous les botanistes. Depuis, les divisions ont été multipliées, et auj. la famille des Composées compte 8 tribus dont quelques-unes sunt considérées comme de véritables familles, savoir : les Vernoniacées, les Eupatoriacées, les Astéroîdées, les Sénécionidées, les Cinarées, les Mutisiacées, les Nassauviacées, les Chicoracées. Voy. ces mots.
COMPOSITE (ordre), un des 5 ordres d'Architecture, en usage surtout chez les Romains, est ainsi nommé parce qu'il est composé du corinthien et de l'ionique, c.-à-d. d'acanthes et de volu.es. On peut citer comme modèles de cet ordre l'arc de Titus à Rome et l'église de la Madeleine à Paris.
COMPOSITEUR (du lat. compositor). On nomme ainsi : 1° celui qui compose en musique (Voy. Composition); — 2" l'ouvrier typographe qui compose, c.-à-d. qui prend un à un les divers caractères dans les cassetins placés devant lui et les range sur le composteur.
COMPOSITION (du lat. compositio). En Musique, c'est l'art d'inventer des chants et de les accompagner par l'harmonie. La composition, comme la poésie, suppose avant tout la faculté de l'invention; elle s'appuie en outre sur certains procédés fondés soldes règles fixes ou sur l'étude raisonnée des modèles qu'ont laissés les grands maîtres. Les diverses branches de la composition comprennent l'étude de la mélodie, de l'harmonie, ducontre-point, de la fugue, la connaissance des effets de voix et des instruments, l'application de toutes ces choses aux divers emplois de la musique. — On peut consulter: Reicha, Cours complet de compositionmusicale (1818-33); G.Weber, Théorie de la compositio/t (1832;; H. Birnbach, le Parfait compositeur (1832), etc.
Dans les Arts du dessin, on entend par composition l'invention ou le choix du sujet, sa mise en scène et son expression pittoresque.
Dans L'ancien Droit barbare, on appelait composition wehrgeld) une indemnité pécuniaire qui' l'auteur d'une offense ou attentat devait payer à la personne offensée, ou, en cas de mort, à sa famille. Le meurtre d'un Franc était payé 2Q0SOUS d'or; le meurtred'un Romain possesseur, 100 .vm/v, •celui d'un Franc vassal du roi, 600 ; celui d'un Romain convive du roi,
300, etc. — On appelle encore composition tout accommodement par lequel l'une des deux parties ou toutes deux ensemble cèdent quelque chose de leurs prétentions. Voy. Arbitrage.
Unité de composition. Voy. Omit*.
COMPOST (du lat. compositus), mélange de substances diverses, telles que détritus de végétaux, débris d'animaux, eaux de cuisine et décurie, curures de mares e ['étangs, marnes, craies, etc., qu'on laisse en tas subir quelque Fermentation et qu'ensuite on répand sur la terre comme engrais. Les fumiers forment la base des meilleurs compoBts.
COMPOSTEUR (de composer), règle de métal composée de deux parties assemblées en équerre, sur laquelle l'ouvriertj pographe range les lettres dont il forme les lignes.Cei instrument,longdeOa*,iOàOB,25,
a un bout terminé par un talon fixe, tandis que sur sa
longueur il en existe un autre mobile, qu'on Oxe au moyen d'une vis, selon la justification de l'ouvrage.
Dans les Manufactures de soie, c'est une petite baguette de bois sur laquelle on passe les portées de la chaîne d'une étoffe de soie pour la plier.
COMPOTE de l'ital. composta), espèce de confitures de fruits cuits avec de l'eau ou du vin etdu sucre, de la cannelle, etc., et qui, n'étant point destinées à rdées, sont moins cuites et plus liquides que ■ liiures ordinaires. Les fruits mis en compote deviennent moins acides et plus digestifs.
COMPREHENSION (du lat. comprehensio). En Logique, on entend par compréhension d'une idée générale, l'ensemble des qualités communes à tous les individus que comprend cette idée; on l'oppose à Yextension, qui est le nombre des êtres auxquels appartiennent les mêmes qualités ( Voy. Idéi ei kébalb . — Dans l'Histoire de la philosophie, on traduit parcowipréliension le terme grec ■/. a-: r>. //•!/'.; (ou pavraota xa- Ta/ï]7m-/.7|, vision compréhensive), par lequel les stoïciens désignaient la perception qui représente l'objet tel qu'il est, qui nous le fait comprendre, dont l'évidence et la force impulsive déterminent notre assentiment. Carnéade, avec son école, combattait ce critérium de certitude et soutenait qu'il faut se contenter de la probabilité (d'une perception probable et non embarrassée, 77i8avT) çavracria xai àuepîuTCaiTTo;). — Consulter :Cicéron, Académiques,U,6et 11 ; Sextns Empiricus, Contre les mathématiciens, Vil. Voy. Pro- BABILISME.
COMPRESSE 'du lat. compressus), pièce de linge de toile ou de coton, de longueur et de forme différentes, qu'on emploie dans le pansement des plaies : elles sont dites, selon leur forme, longuettes, carrées, circulaires, etc. Elles sont dites fenêtrées quand elles sont percées d'ouvertures plus ou moins grandes; découpées, quand leurs bords sont plus ou moins profondément divisés; en c;'07.r de Malte, quand, étant carrées, elles sont fendues également aux quatre angles. Les compresses graduées sont faites a l'aide de plis dont l'ensemble forme un prisme triangulaire, elles sontdestinées à remplir l'espace interosseux dans certaines fractures, p. ex. celles de l'avant-bras.
COMPRESSKI'U [du ht. compressor), instrument destiné à comprimer des nerfs, des vaisseaux, ou un canal quelconque, dans le but d'amortir la sensibilité des parties sur lesquelles le chirurgien < père, ou d'empêcher une bémorrhagie. On connaît surtout le C. de Dupuytren, destiné à la compression des artères.
COMPRESSE l s iiydrui. toi F, machine qui utilise une Chute d'eau pour comprimer l'air directement. Le compresseur des ingénieurs italiens, MM. Sommeiller, Grundis et Grattoni, employé au portement du Mont-Cenis se compose essentiellement d'un tuyau vertical dans lequel descend l'eau de la chute, et d'un cylindre a air placé au bas, dans lequel s'opère la compression. L'eau, en descendant dans ce cylindre, acquiert de la vitesse, en vertu de la pesanteur; mais cène vitesse s'anéantit peu à peu à mesure que l'eau comprime l'air. Lorsque cette vitesse est complètement détruite, l'air comprimé a été chassé par l'eau dans un réservoir où il s'emmagasine, et une soupape l'empêche de revenir en arrière. On ferme alors le tuyau d'arrivée de l'eau, et on ouvre un orifice par lequel l'eau du cylindre s'écoule naturellement au , tandis qu'une nouvelle quantité d'air vient prendre sa place. Fermant ensuite cet orifice | Vrant de nouveau le tuyau d'arrivée de l'eau, ou laisse descendre Celle-Ci comme précédemment ; elle refoule encore l'air du cylindre dans le réservoir, et inisi de suite. Cette curieuse machine a un rendement très avantageux. L'idée capitale de cette invention consiste dans l'utilisation de la for o vue de l'eau qui tombe librement pour comprimer l'air di-
rectement,el cette idée a été trouvée et mis.' en pra-
tiquepour la première fois par un ingénieur français, M. \. de Cahgny, mais avec des dispositions différentes de celles des ingénieurs italiens. « OMIMIKSSIBILITÉ (de compressible), propriété