‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 39 sur 1672 · AIRAIN · texte numérisé non relu

AIRAIN

pompe était due à la pression exercée par l'air sur la i e libre du liquide, et que la limite de 32 pieds i hauteur nécessaire pour qu'une colonne d'eau fit équilibre à cette pression. Torricelli.son disciple, mit ce principe bors de doute, et Pascal le confirma par de nouvelles expériences. De son côté, Mariotte découvrit la loi qui règle la compressibilité de l'air. — Ce ne fut qu'à la fin du siècle dernier, qu'on connut la composition de l'air et le rôle qu'il joue dans les combinaisons chimiques. Déjà, avant 1630, Brun, pharmacien de Bergerac, avait trouvé que l'étain augmente de poids par la calcination : J. Rey expliqua ce phénomène en l'attribuant à l'absorption de l'air par le métal ; mais cette explication resta oubliée jusqu'en 1774 : à cette époque Priestley et Bayen reconnur .ut que toutes les substances désignées sous le nom de chaux métalliques doivent à l'absorption d'un des principes de l'air l'excès de poids et tous les caractères qui les distinguent du métal qu'elles contiennent. Enfin, en 1775, Lavoisier, complétant les recherches de ses devanciers, donna la première analyse de l'air, examina les produits de toutes les combustions, et fonda une théorie nouvelle que toutes les expériences ultérieures n'ont fait que consolider, Toutefois, il avait admis trop d'oxygène dans l'air, et les véritables proportions ne furent établies que par les analyses de Humboldt et Gay-Lussac, dont les résultats ont été confirmés par les travaux de Boussingault, Regnault, Dumas, etc.

Air inflammable. Voy. Hydrogène.

Ain. Ce mot, en Musique, a une foule de significations ; mais il désigne surtout un morceau à une seule partie principale. L'air est le plus souvent composé pour le chant ou pour la danse : de là la distinction des airs en airs de cha?it, qui prennent les noms de romances, cavatines, rondeaux, couplets, etc., et airs de danse, tels que le menuet, la gavotte, la courante, la gigue, Y anglaise, \' allemande, etc. — Parmi les airs de chant on distingue de petits airs, qui ne se composent guère que de 2 ou 3 phra es, et de grands airs ou airs d'opéra {Varia ou la cavatine des Italiens), qui se composent ord. d'un cant'ibile,%o\xvent précédé d'un récitatif et suivi d'un allegro impétueux; mais cette coupe se modifie de mille manières : ainsi, l'air peut commencer par un allegro animé, être suivi d'un cantabile, et revenir au sujet et au mouvement primitifs. Dans tous les cas, le grand air doit avoir le double objet d'exprimer un sentiment profond et de faire briller la voix et le talent du chanteur : on appelle airs de bravoure, cens qui ont plus spécialement cette dernière destination. — Longtemps les airsde danse eurent un caractère déterminé et furent faits exprès; auj. on les tire le plus souvent des opéras en vogue ; cependant on a conservé certains airs de danse, le fandango, la vaUe, la polonaise, le galop, la polka : ces airs doivent se distinguer par un mouvement gracieux et par un rhythme bien cadencé. — Chaque peuple a ses airs nationaux : tels sont les barcarolles à Venise, les tarentelles et les villanelles à Naples, le ranz des vaches en Suisse, les lieder en Allemagne, les bolercù, les seguidil/as en Espagne, les songs en Ecosse et en Irlande. En France, l'Auvergne a ses bourrées ; le Poitou, ses branles ; la Bourgogne, ses noëls, etc.

AIRA, espèce de Graminée. Voy. Canciie.

AIRAEN (du lat. œramen; ù'œs,œris). Par le mot œs, les Romains désignaient tantôt le cuivre pur, tantôt et plus fréquemment les alliages de ce métal avec le zinc, le plomb et l'étain, quelquefois même l'argent et l'or. Ils s'en servaient pour faire de la monnaie et des statues. L'airain de Délos et celui d' ,gine étaient les plus estimés après celui de Corinthe. Il y avait, selon Pline, 3 sortes d'airain de Corinthe : le 1er avait l'éclat de l'argent, le 2e celui de l'or; d.:ns le 3e, l'or, l'argent et le cuivre étaient mêlés en proportions égales : c'est ce dernier qu'on prétendait s'être produit fortuitement par la fusion d'un grand nombre de métaux précieux pendant l'incendie de

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