AISSELLE
cette ville par Mummius. — Le mot airain s'emploie aussi, dans le langage poétique, pour désigner le bronze. Vi y. < 8 d
AIRE (du lat. area), se dit, en Géométrie, de la mesure d'une surface. On prend pour unité de surface le carré qui a pour côté L'unité de longueur. Dans ce système, 1*^4. du paru le et celle du rec-
tangle sont égales au produit de la base de chacune de ces figures par leur hauteur. L'A . du triangle est égale à la moitié du produit de sa base par sa hauteur. L'A. du trapèze est égale au produit de la demisomme de ses bases par sa hauteur. L'A. d'un polygone quelconque s'obtient par la décomposition de la figure en portions, triangles ou trapèzes, que l'on sache mesurer. — L'A. du cercle est égale au produit de sa circonférence par la moitié de son rayon.
AinE-DE*-VENT ou Ai!t-i)E-\ ext. Les marins nomment ainsi la 32mc partie de l'horizon; la circonférence du l'horizon étant partagée en 300', chaque aire-de-vent a donc 11° 15'. Pour les dénommer, on prend les noms assortis d'abord aux 4 points cardinaux (est, nord, midi, ouest ) ; puis aux h collatéraux 'nord-ouest, sudest, sud-ouest, nord-est) ; aux 8 intermédiaires (sudsud-est, sud-sud-ouest, etc.); et enfin aux 10 points marins compris entre les 10 points précédents (nordquart-nord-est,nord-est-quart-nord, nordest-quartest, etc. ).Les aires-de-vent écrites sur la rose des vents, cercle placé sous l'aiguille aimantée de la boussole, indiquent la direction suivie par cette aiguille, et par suite celle des vents. Les aires se nomment encore nui ',!, demi-rumbs, quarts de rianb.
En Architecture, Aire se dit de toute surface plane de construction : on dit l'aire d'une maison, c.-à-d. l'espace compris entre les murs; Y aire d'un plancher, d'un bassin, d'un pont, etc. L'aire d'une grange ■ >t la surface unie et dure sur laquelle on bat les blés (Voy. Battage) : c'est ord. une couche de terre glaise corroyée ou de mortier salpêtre bien battu.
aile, nid des oiseaux de proie. Voy. aigle et Nid.
AIRELLE, Vaccinium, genre type delà famille des Vacciniées. L'A. myrtille( V.myrtiUus),est un arbuste à tiges anguleuses, rameuses; à feuilles finement dentées comme celles du myrte; à fleurs d'un blanc la\é de rouge ; à baies d'un bleu noirâtre qui ont une saveur acide et rafraîchissante : on les appelle vulg. raisins des bois, bleuets et maurets ; cet arbu te est commun dans les bois couverts et montagneux. L'A. des marais (V. uliginosum) a des fleurs blanches ou rosées et croît dans les bois humides. L'A. ponctuée (V. vitis idœa), a des fleurs rougeâtresen grappes terminales penchées, et des baies égalementrouges,clont on fait une boisson fermentée fort agréable. Les marchands de vin s'en servent quelquefois pour colorer le xin. U A. coussinette (V. oxycoccus), dite aussi Canneberge, se plaît dans les endroits marécageux : ses tiges sont déliées, ses feuilles petites, ses fleurs isolées, ses fruits rouges et très-acides. Les Russes en font une boisson de couleur rosacée rafraîchissante et antiscorbutique. L'A. en corymbe (V. amœnum) atteint quelquefois 2m et donne de jolies fleurs en grappes à calice rouge et bleuâtre. La culture des Airelles est difficile : elles demandent une terre de bruyère sableuse et une exposition fraîche et ombragée.
AIROPSIS, espèce de Graminée. Voy.kvÈs
AISSELLE (du lat. axilla), cavité qui se trouve audessous de la jonction du bras avec le tronc : c'est la partie inférieure de l'épaule. La peau en est fine, et attachée aux parties qui l'entourent par un tissu trèsextensible doublé lui-même d'une aponévrose tivsrésistante: elle est pourvue de follicules qui sécrètent une humeur alcaline très-odorante. Les maladies qui s'y forment sont l'engorgement des ganglions, les abcès, les bubons, etc. L'aisselle contient des faisceaux(artère et veine), qui portent le nom d'axillaires et un réseau de branches nerveuses considérables formant le plexus brachial. Voy. Brachial.
En Botanique, on nomme Aisselle l'angle formé par une feuille ou par un rameau sur une branche ou