CORDON XI EH
relient corde les (ils dont le drap est tissu. Dans les fabriques de soie, on appelle C. de scmple une corde de lil à trois bouts; C. de ruine, une corde plus grosse que celle du semple, et où l'arcade est attachée; C. de volets, la corde <|ui tend la chaîne ; C. encordée, une grosse corde qui roule double sur l'ensuple de derrière, et qui sert à tenir un bois garni de crochets qui arrêtent le composteur. — Les jnarins donnent le nom accordes de défense îk un paquet de cordes ou de bouts de vieux câbles qu'on fait pendre le long des bordages pour empêcher les avaries dans la rencontre avec d'autres bâtiments.
En Anatomie, on appelle cor le du tympan un filet nerveux qui s'introduit dins la caisse du tympan, d'où il sort, pour s'accoler au nerf lingual; cordes vocales, les ligaments inférieurs de la glotte.
On appelait autrefois corde une certaine quantité de bois à brûler, qu'on mesurait avec une corde : elle équivalait à 2 voies, ou cnv. ,'i stères.
En Géométrie, on appelle corde toute ligne droite qui joint les extrémités d'un arc de cercle.
CORDEAU (dimin. de corde), petite corde dont les fils sont fins et serrés, qu'on nomme aussi fouet. — Il se dit plus ordinairement de la petite corde attachée à deux piquets, ou tendue par les mains, dont se servent les ingénieurs, les maçons, les jardiniers, pour aligner leurs ouvrages.
CORDELIÈRE (de corde/le). On appelle ainsi, en termes de Blason, un filet plein de nœuds dont les veuves ou les filles entourent l'écu de leurs armes. L'exemple en fut donné par Anne de Bretagne, qui avait entouré son écu d'une cordelière en l'honneur des cordes dont Jésus-Christ avait été lié en sa passion.— C'est aussi le nom d'une ceinture lâche en gros cordon de soieque les femmes portent comme parure. En Architecture, on appelle cordelière une baguette sculptée en forme de corde.
CORDEL1NE (de cordelle), petite tringle de fer avec laquelle le verrier prend le verre liquide nécessaire pour faire le cordon du goulot d'une bouteille. — Fil de soie ou de fleuret servant de lisière aux étoffes de soie.
CORDIA, nom latin du Sébestier. Voy. ce mot. CORDIAL (du lat. cor, cœur). On don ni; le nom de cordiaux aux médicaments qui ont la propriété de réconforter en augmentant promptement la leur générale du corps et l'action du cœur et de l'estomac. Ge sont des excitants et des stimulants diflusibles, tels que les alcoolats aromatiques, les vins généreux, la cannelle, le girofle, la vanille, etc.
CORDIER, ouvrier qui fabrique la corde ' Voy. ce mot). Ses instruments sont, pour le filage, un rouet à plusieurs broches; un touret, espèce de dévidoir; et des râteliers, placés de distance en distance pour soutenir le fil à mesure qu'il se forme : l'ouvrier, muni d'un peignonde chanvre attaché & sa ceinture, marche à reculons en lâchant peu à peu une certaine quantité
de brins de chanvre qui se tortillent et se l'or ni
en lil par le mouvemenl continuel du rouet et du toupet. Pour le commettage, il dispose sur des supports isolés el mobiles les tourets chai gés de lils de caret, et tous es lils viennent se réunir sur un chariot disposé dételle sorte qu'en roulanl il dévide les tourets et tord les fils en mémo temps. — On appelle derie l'atelier où l'on fabrique les cordes. La plupart
sont en plein vent, dans une allie d'art ros ; dans les
ports de mer, on a construit pour cet usage des hangars d'une immense longueur ; Cherbourg, Brest et Toulon, possèdent, en ce genre de magnifiques cordents, h est à remarquer toutefois que l'indu trie moderne tend à substituer aux anciens ateliers exi géant des espaces considérables pour le développement total des COl'des faites à la main, des outillage-,
manufacturiers qui fabriquent toutes sortes d dages, depuis les ficelles blanches les plus fines jus
qu'aux C&bles les plus gros, d'une l'amn continue,
dans des emplacements circonscrits et à l'aide de mo tours qui épargnent toute fatigue a l'ouvrier.
CORDIÉRITE du géologue Cordier , ou Fahlunite dure, silicate double d'alumine et de ma ;:;A 1 SÏ-r-Mg si- .On le trouve en petits rognons, ou en prismes bexai dres réguliers. Il est bleu on violet suivant le sens où on l'examine, d'où le nom de rftchroïte qu'on lui donne quelquefois. Quand il est limpide, on l'emploie en bijouterie sous le nom phir d'eau. On le trouve Bavière
et au Groenland. Il existe •• -i dans les basaltes et les trachytes, au Puy en Vol; y, en Espagne, etc.
CORD1FORME, se dit, en b" itaniqu -, des feuilles ou des pétales qui ont la forme d'un cœur.
cordon (de corde). On donne ce nom : l° à une petite corde ; — 2" en Architecture, à une corniche peu saillante, à un petit ornement en relief su.' la façade d'un édifice ; — 3° dans les monnaies, au petit bord, façonné en creux ou en relief, qui forme la circonférence d'une- pièce.
Autrefois, en France, on appelait Cordons bleu* les chevaliers de l'ordre du St-Esprit, et ( c rouges, ceux qui portaient la grand'eroix do St-Louis à cause de la couleur de leur ruban. — Auj , on appelle Grand cordon le large ruban rouge que portent les grand-croix de la Légion d'honneur.
On appelait cordon de St-François le cordon garni de nœuds, que portaient les divers ordri ques qui reconnaissaient St François pour leur fondateur : les Cordeliers, les Capucins, las Minimes, les Récollets, le portaient blanc; les Pénitents et les Picpus le portaient noir.
Eh termes de Blason, on appelle cordon un ornement qui accompagne les armoiries des prélats. I cordon descend des deux cotés du chapeau, et se termine par un nombre de houppes proportionné à la dignité. Le cordon d'un cardinal est de gueules terminé de chaque côté par 12 houppes ; celui d'un archevêque est de sinople, et n'a que 9 houppes.
En Anatomie, on nomme cordon ombiliàal le faisceau vasculaire qui s'étend du placenta jusqu'à l'ombilic du fœtus, et porte à celui-ci les matériaux de sa nutrition. Sa surface est noueuse et bosselée ; il est formé par les vaisseaux omphalo-mése'ntériquès, par les artères et la veine ombilical i Botani-
que, on donne ce nom au cordon vasculaire qui unit la graine à la plante mère, et qui est adhérente au placenta : on le nomme aussi funicule el podosperme. — Le cordon pistillaire esl un ensemble de Blets ou de vaisseaux disposés en faisceaux, simples ou ramilii's, situés dans les paro - de l'ovaire, et qui se rendent des ovules au stigmate à travers le pistil.
On appelle cordon similaire une ligne militaire établie pour empêcher la propagation de la pes de quelque mal épidémique.
CORDONNET, petit cordon ou tresse de fil, de soie, d'or ou d'argent, que fabriquent les passementiers et qu'emploient les boutonniers, les frangiers, les brodeurs, les marchandes de modes, etc.
CORDONNIER de Cordou , ville d'Espagne, renommée pour ses cuirs , artisan qui confi ctionneles souliers, hotte- el autres chaussures. Sous l'empire des maîtrises, i n distinguait : les C. butlù rs, les < ■ pour hommes et les C. pour f .Lac rporation
avait pour patrons St Crépin el Si Crépinien tobre). — Les semelles des chaussuri s se font du cuir de bœuf ou de vache " .qui couvre
le dessus du pied, et les quat tent le
talon, sont en cuir de veau, d ! chèvre, de mouton, en cuir verni, en maroquin ;6l quelquefois, dans les chaussures de femme, en coutil, en lasting,en soi
Pour l'aire le soulier, le cordonnier assemble d'abord
les quartiers avec l'empeigne, et celle cl avec la frrf-
. lanière de cuir (pti fait le tour i\n soulier le
long de la première .semelle, et qui finit, «le chaque
Côté, où le talon commence. Il COUd ensuite la ptv
miere se lie avec la trépointe et l'empeigne, puis la
seconde semelle. Il ne reste plus alors qu'a parer les
semelles, à les noircir et à les polir, et à border le soulier. TOUtOS ces couture- -ont faite- avec du (il
CORINDON.
GORNARET.
de Bretagne ciré, et armé à chaque bout d'une soie de sanglier qui sert d'aiguille.— Vujourd'hui, beaucoup de chaussures sont, fabriquées S lu mécanique et les semelles au lieu d'être cousues sont fixées avec des pointesouavec desvis.C'està MM. Dumery, Dnpuiset Touzet que sont dues, en France, les meilleures machines affectées à l'industrie de la chaussure. Voij. Cii.ussiT.E, Botte, etc.
CORDZLE, Cordylus, genre de Beptiles, de l'ordre des Sauriens, famille des [guaniens, renferme un assez grand nombre d'espèces tout"s originaires du cap de Bonne-Espérance.
COltDYLIKE, Cordyline, genrede la famille desLiliacées, tribu des Asphodélées-Asparagées, renferme des plantes à caudex frutescent ; à feuilles allongées, lancéolées ou linéaires; à fleurs en panicule terminale, formée d'épis alternes, multiflores, etquisont propres aux régions chaudes de l'hémisphère austral.
COREGONUS, poisson. Voy. Lavaret.
CORÉMA (du gr. y.6pr,u.a, balayure), plante. Voy.
Eill'ETRIM.
CORÉOPSIS (dû gr. xopi;, punaise, et ô<!/i;, aspect ; de la forme aplatie de la graine), genre de la famille des Composées, tribu des Hélianthées, renferme des plantes herbacées, à branches et à feuilles opposées, le plus souvent partagées en un grand nombre de segments filiformes; à fleurs terminales étoilées, d'un brun velouté au centre, d'un jaune vif sur les bords. Ces jolies plantes, originaires de l'Amérique du Nord, sont cultivées dans les jardins d'agrément. Le Coréopsù des teinturiers (Ca/liopsis ti/ictoria), est le type du genre.
CORÈTE du Japon, espèce du genre Kerria, famille des Spiréacées, que l'on confondsouvent avec les l 'orchorui [Voy. Corchore): c'est un sous-arbrisseau à fleurs jaunes qui ressemblent à de petites roses ; on le cultive comme plante d'ornement.
CORIAMYSTINE, poison violent non azoté découvert par M. Bibau dans toutes les parties du Coriaria myrtifolia (Bedoul), dont les baies et les feuilles ont causé souvent des empoisonnements dangereux.
CORIANDRE (du gr. v.ôçi'.;, punaise, à cause de son odeur), Coriandrum, genre de la famille des Ombellifères, type de la tribu des Coriandrées, renferme plusieurs espèces, et notamment laC cultivée, originaire de l'Italie et naturalisée en France. Ses fleurs sont d'un blanc rosé, et plus grandes à la circonférence de l'ombelle qu'au centre ; sa tige un peu rameuse est couverte de feuilles à segments trèsétroits. La plante sur pied exhale l'odeur de la punaise ; mais sa graine desséchée a une agréable odeur d'anis ; elle entre dans la préparation des liqueurs : elle est stomachique et carminative.
CORIARIA, nom latin botanique du Reduul ou Corroyère, type de la famille des Coriariées.
CORICUS,nom latin scientifique du genre Sdblet.
CORINDON (de l'indien korund), minéral ordinairement transparent, extrêmement dur, et dont les cristaux appartiennent au système rbomboédrique, est composé d'alumine presque pure. Les variétés jaune 'topaze orawfaZe), bleue (saphir, W/&te),rouge [rubis orientât;, et violette {améthyste orientale), sont recherchées pour la joaillerie; la variété verte, fort rare lorsqu'elle est d'une belle teinte, s'emploie aussi sous le nom d'émeraude orientale. Quelquefois on remarque sur le plan perpendiculaire à l'axe des cristaux de corindon une étoile blanchâtre à six rayons; c'est ce que les lapidaires appellent une astérie. Le spath adamantin, que l'on trouve cristallisé en prismes hexagones, et qui présente un clivage perpendiculaire à l'axe, n'est qu'une variété de corindon. Les variétés grossières du corindon sont réduites en poudre, et servent, sous le nom d'émeri, à tailler et à polir les corps durs. — Le corindon se trouve disséminé, particulièrement dans les granits; il Be rencontre surtout dans le Malabar, le Thibet et la Chine, d'où il nous arrive en pierres toutes taillées. Il existe aussi dans les dolomies du St-Gothanl et
dans le ruisseau d'Fxpailly, près du Puy-en-Velay- Voy. Harmophane.
CORINTHIEN. Voy. Ordre et Chapiteau.
coins, Caris, genrede la famille des Primulacées, L'espèce unique est la C. <lc Montpellier [C. mons* peliaca), petite plante à fleurs rouges, en bouquet, cultivée dans quelques jardins.
coris, coquille qui sert de monnaie. Von. Cm ris.
CORISI'ERMEES, tribu de la famille des C7".;»'<podées. Voy. ce mot.
CORIXE, Corixa, genre d'Insectes, de l'ordre de» Hémiptères hétéroptères, famille des Hydrocorises, tribu des Notonectides.
CORIZE (du gr. xôpi:, punaise), Corizus, genre d'Insectes, de l'ordre des Hémiptères hétéroptères, famille des Géocorises, tribu des Lygéens.
CORLIEU. 1 oy. Coi ri.iel.
CORME ou sorbe, fruit du Cormier ou Sorbier (Voy. Soriîier). — On prépare avec le jus de ces fruits une boisson fermentée assez agréable que l'on appelle corme.
CORmohan c.-à-d. corbeaudemer),Carbo, genre d'Oiseaux, de l'ordre des Palmipèdes cryptorhines, famille des Pélécanidés. Ces oiseaux ont les k doigts réunis par une seule membrane, le bec plus long que la tête, robuste, mince, droit, mais recourbé à la pointe; la face garnie d'une peau nue qui s'étend jusque sous la gorge ; les narines petites et comme cachées dans un sillon de la partie latérale du bec; les ailes allongées, pointues; la queue allongée, arrondie. Leur plumage est d'un brun foncé en dessus, verdàtre en dessous; les pattes et les pieds sont noirs. Les cormorans sont d'un naturel triste et tranquille ; ils se tiennent par troupes sur les rochers qui bordent les côtes de la mer et les rives des fleuves. Ils permettent qu'on les approche de très-près, et se laissent souvent prendre avec une stupidité extraordinaire. On les apprivoise facilement : en Chine, on les dresse à la pêche en leur faisant dégorger le poisson qu'ils ont pris en plongeant. Il y a plusieurs espèces de cormorans, la plupart étrangères; la principale est le Grand Coi^moran ;C. cormoranus), vulg. Aigron, assez commun en France et en Angleterre : sa chair est de mauvais goût. Le Petit Cormoran (C. graculus* et le C. huppé (C. cristatus), se trouvent aussi en Europe.
COUN'AC (du sanscrit kamikin, éléphant), conducteur d'un éléphant. Voy. Éléphant.
COKNAGE, bruit que certains chevaux font en respirant, et que l'on a comparé à celui que produit une corne dans laquelle on souffle : c'est un symptôme de diverses affections de l'appareil respiratoire. Quelquefois le cornage tient simplement à un corps étranger qui gêne mécaniquement la respiration, ou même à un vice de conformation.
CORNALINE (de corne), variété d'Agate calcédoine, dont la couleur varie du rouge de sang foncé au rouge de chair tendre nuancé de jaunâtre. Elle est ordinairement demi-diaphane. Les cornalines d'une belle couleur foncée uniforme sont fort recherchées pour les bijoux. La cornaline peut recevoir un poli très-vif; c'est la pierre la plus employée pour graver les cachets et pour faire les intailles ou gravures en creux. On en tire une grande quantité du Brésil et du Hartz. Les anciens nous ont laissé un grand nombre de cornalines gravées, mais on ignore d'où ils tiraient ces pierres.
CORNARD, cheval atteint du cornage. Voy. ce mot.
• CORNARET (de la comr qui surmonte le fruit), Martynia, genre de la famille des Pédajinées, renferme des plantes herbacées ou sous-frutescentes d'Afrique ou d'Amérique. LeC.à deux (famines [M. diandra du Mexique, a des fleurs d'un rouge clair, tachées de pourpre foncé en dedans et blanches su dehors. Le C. spathacé [M. spathacea), ou Craniolaire, a une racine Manche, cylindrique, grosse, charnue, d'une saveur douce. On la dépouille de son