‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 402 sur 1672 · CORNET · texte numérisé non relu

CORNET

«corce, on la met à cuire avec la viande de bœuf, ou bien on la confit au sucre.

COUNE (du lat. cornu .substance compacte, transparente, assez molle, et cependant tenace, filamenteuse ou lamelleuse, de couleur blanchâtre ou noirâtre, qui revêt extérieurement certaines parties du corps do plusieurs animaux ; ce n'est autre chose qu'un mucus albumineux, sécrété par les organes du derme ou par le derme lui-même. Elle forme la matière principale dis ongles, des poils, des (Tailles, des COrnes(Voy. ci-après), des sabots, de l'épiderme, etc., en un motdetout le tissu corné. — Lacorne est d'un grand usage dans les arts : elle prend les formes les plus variées entre les mains des tourneurs, des tabletiers et des fabricants dé peignes. Les cornes le plus communément employées sont celles de bœuf, de buffle, de chèvre et de bélier. Pour les mettre en •œuvre, on les fait d'abord macérer, puis bouillir dans l'eau pour les ramollir; il faut ensuite les scier, les aplatir et les réduire en feuilles minces et transparentes; enfin, on les teint de diverses manières, on leur donne même l'apparence de l'écaillé ; on utilise jusqu'aux rognures, (pie l'on fond pour faire toutes sortes de menus ouvrages, etc.

corne, fruit du Cornouiller. Votf. ce mot.

corne d'abondance, renie qu'on représente pleine de fruits et de fleurs, et que la Fable suppose avoir été arrachée ou de la tête d'Acbéloùs, lorsque, transformé en taureau, il fut vaincu par Hercule, ou provenir de la chèvre Amalthée, qui avait nourri Jupiter. La corne d'abondance est l'attribut des divinités bienfaisantes ; c'est le symbole du commerce et de l'agriculture.

corne de cerf. Plusieurs préparations pharmaceutiques, fort en vogue autrefois, avaient pour base la corne ou bois de cerf. On distinguait :1a corné de cerf calcinée, phosphate de chaux en poudre, obtenu en calcinant la corne de cerf : elle entrait dans la décoction blanche de Sydenham; l'esprit de corne de cerf, liquide jaunâtre, d'une odeur forte, obtenu en distillant la corne de cerf, et qui se compose en grande partie de sous-carbonate d'ammoniaque. La corne de cerf râpée servait à préparer une boisson gélatineuse adoucissante.

En Botanique, on appelle vulgairement Corne decerf une espèce du genre Plantain, le Ptantago coronopus, dont les feuilles se bifurquent comme le bois du cerf, et que l'on mange en salade.

CORME, qui est de la nature de la corne ou qui en a l'apparence : tissu corné. — Les alchimistes appelaient argent corné ou lune cornée lechlorured'arg mt, à cause de son aspect semblable à celui de la corne.

GORNEAU, se dit, en tenues de Chasse, du métis issu duchien courant ou du chien d'arrêt et du mâtin.

CORNÉE (de corne), une des enveloppes de l'œil. C'est une membrane transparente, de forme circulaire, convexe en avant et concave en arrière, et qui ■est enchâssée dans l'ouverture de la sclérotique. Sa face antérieure est recouverte par une lame trèsmince appartenant à la conjonctive; la postérieure est tapissée par la membrane de l'humeur aqueuse. On lui a dénué aussi le nom de cornée transparente, pour la distinguer de la ji lérotique, que l'on a appelée cornée opaque. La cornée réfracte les rayons lumineux en les l'approchant de l'axe du faisceau, et remplit ainsi la fc.net ion d'une lentille convergente. Chez les myopes, Ba convexité est plus saillante que chez les presbj tes. Voy. OEil, \ [«on.

CORKEENNE. Les Géologues nomment ainsi une

pète sensiblement homogène, dans laquelle on ne découvre a l'œil nu aucune agrégation distincte de minéraux différents, mais qui eal le plus souvent un mélange d'amphibole et d'argile.

CORNEES ou coi\NACZEs(du g. -type Cornus, Cornouiller), famille lie plantes Dicotylédones dialypétales, détachée des Caprifoliacées, renferme des ar- . des arbrisseaux et des herbesvivaceSj à feuilles -impies et opposées, à fleurs en tètes ou en ombel-

les: calice à h dents, corolle à 4 pétales, h étamînes; le fruit est un drupe à no}au osseux, à 2 ou 3 loges. Principaux genres, le Cornouiller et YAuCubo.

CORNEILLE (du lat. cornscula, dimin.de cormx}, une des principale, divisions du genre Corbeau, renferme plusieurs espèces, presque toutes étrangères à nos climats. La plus connue est la C. vulgaire mu corone), dite aussi Corbine, et très -souvent Corbeau. Elle ne diffère du Corbeau ordinaire que par sa taille, qui est plus petite. Elle est d'un noir foncé à reflets violes, avec le bec et les pieds d'un noir mat. pile se tient l'été dans les forêts, et niche sur lis arbres; elle se nourrit de fruits, surtout de noix, de petits oiseaux, d'oeufs d'insectes et aussi de charognes. La chair des corneilles est dure, noire et fétide. Chez les anciens, le chant de cet oiseau «'-tait d'un mauvais présage au début d'une entreprise. — La C. mantelée C.cornix), vnlg. Meunière, Bedoude, Religieuse ou Jacobine, habite surtout les contrées du Nord : elle niche sur les pins et les sapins, et ne vient chez nous que l'hiver. Elle est d'un gris cendré sur tout le corps, excepté la tète, la gorge et la queue qui sont d'un beau noir.

Corneille d'église ou Corneillon. Voy. Choucas.

corneille, nom vulgaire de la Lysimaclne commune. Voy. ce mot.

CORNEMUSE (de corne, et muse, musette), instrument à vent, aujourd'hui abandonné, consistait en une espèce de hautbois rustique dépourvu d'anche, et composé d'un tube de roseau creux, d'une boite cylindrique dans laquelle jouait une espèce de corps de pompe dont les mouvements modifiaient la colonne d'air, et d'un autre tube, percé de huit trous pour diversifier les intonations. — Ce que l'on appelle le plus souvent aujourd'hui cornemuse est une vraie musette ( Voy. ce mot). — Le biniou breton est une espèce de. cornemuse.

CORNES. Ces appendices, qui croissent particulièrement sur la tète (ies Ruminants, ne sont le plus souvent qu'un prolongement de l'os frontal : ils sont toujours, excepté chez le Renne, l'apanage du mâle. Chez certains animaux, comme le Cerf, le Daim, l'Elan, les cornes sont caduques : on les appelle bois ' Voy. ce mol . Chez les autres Ruminants, la Girafe exceptée, le prolongement osseux est recouvert d'un tissu corné : on les appelle cornes à étui ou cornes proprement dites. Ces dernières ne tombent jamais et s'accroissent pendant toute la vie de l'animal. La plupart sont creuses; quelquefois au contraire, comme chez les Antilopes et les Gazelles, elles sent pleines. Chez tous ces animaux, les cornes sont au nombre de deux : cependant on trouve des Antilopes à quatre cornes. La cerne, simple OU douille, que le RhinOcérOS porte SUT

le nez n'est qu'un amas de poils agglutinés et durcis par le temps. — Chez les Oiseaux, k\\ ne trouve de \ éritables cornes que chez le Kamichi et le Tragopan satyre. — Parmi les Ophidiens, le Serpent cornu ou Céraste porte une petite corne au-dessus de chaque œil. — Voy. \m enni s.

En Anatomie, on appelle cornes diverses parties plus ou moins saillantes à la surface des organi elles dépendent •. telles sont les cornes de l'os hyoïde, les grandes et petites cornes du cartilage thyroïde, les cornes du sacrum, du coccyx, etc.

i ORNES d'AHHONj nom vulgaire des AMMONITES

Ouvrage à i . Voy. Ooi r. \ge .

CORNET dimin. de corne), corne de lueur, ou de

bouc, avec ou sans trous, dont les am i vaient à la chasse et à la guerre et qui I souvent remplacé le tambour pour guider la marche des soldats. L'olifant des paladins du mi \ ait un cornet d'ivoire. On lit ensuite des cornets en bois et en cuivre avec eu Banfl clefs. Les postillons s ■ servent

encore du cornet en Allemagne. La musique moderne

fait an grand usage du cornet à pÙ

On appelle cornet à bouquin, ou cor des

ht. n, , une Peigne trompette faite en ecorce d'arbre, dont OH se -ert dans les montagnes pour rappeler les

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