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COROLLE

troupeaux. — Cornet est aussi le nom d'un jeu d'orgue composé de quatre tuyaux qui résonnent à la fois sur chaque touche, et qui sont accordés à l'octave, a la double quinte et à la triple tierce.

On nomme cornet acoustique un instrument en l'orme de conque, à l'usage des personnes qui ont l'ouïe dure. La forme la plus propre à augmenter l'intensité du son est celle d'un paraboloïde dont le foyer est à petite ouverture, parce que tous les rayons qui, ayant une direction parallèle à l'axe, vont frapper la surface, sont réfléchis au foyer, et arrivent ainsi, après une seule réflexion, à l'ouverture du cornet.

Les tabletiers nomment cornet une espèce de golégèrement conique, en corne, en ivoire ou en euir, dont on fait usage pour agiter les dés quand on joue au trictrac ou à tout autre jeu.

En Anatomie, on nomme cornets de petites lames osseuses contournées sur elles-mêmes en forme de cornet et situées à l'intérieur des fosses nasales chez l'Homme et les Mammifères. — En Botanique, les ctrnetssont des appendices variés, creux et évasés, que l'on remarque dans certaines fleurs irrégulières, comme celles des Asclépiades. On donne aussi ce nom aux pétales des Ancolies et des Hellébores.

CORNETTE (de conte). Autrefois, ce mot désignail en général toute coiffure de tète. Il désigne encore auj. la coiffure des sœurs de Charité et une sorte de coiffe de nuit que les dames ne portent guère que dans le déshabillé du matin.

Il se disait aussi : 1° d'une bande de taffetas que les conseillers au parlement portaient autrefois au '■ou comme marque d'honneur, et que François Ier accorda aux professeurs du Collège de France ; — 2" du chaperon que les gens de robe portaient sur l'épaule, et qu'on appelle aussi chausse. Voy. ce mot.

Dans la Marine, le mot cornette désignait primitivement le pavillon pointu que le chef d'escadre portait au mât d'artimon quand il commandait. Auj. la cornette est plus longue qu'un pavillon et fendue de la moitié de sa longueur comme le guidon, mais enverguée ; elle se hisse à la tète d'un mât, en travers, comme une flamme; ses pointes déployées au vent forment deux cornes. C'est la marque distinctive de l'officier supérieur commandant une division d'au moins trois bâtiments de l'État. — Dans l'Armée le terre, chaque compagnie de cavalerie avait jadis un étendard à cornes, nommé cornette, aux couleurs du capitaine. La dénomination en passa à l'officier qui le portait, ainsi qu'à la compagnie elle-même.

— La cornette royale était blanche. On ne la déployait à l'armée que quand le roi y était. L'usage de la cornette royale se perdit sous Louis XIII.

CORNICHE (de l'ital. comice), membre d'Architecture, composé de plusieurs moulures en saillie et placées les unes au-dessus des autres, de manière que les plus hautes sont les plus avancées. La corniche, qui n'est, à proprement parler, qu'une avance destinée à préserver de la pluie le pied d'un édifice, est devenue un ornement : elle sert de couronnement à toute sorte d'ouvrages, surtout dans les divers ordres d'architecture, où elle est placée sur la frise de l'entablement. Dans l'ordre toscan, le profil de la corniche ne présente que des lignes droites ou courbes ; dans l'ordre ionique, la corniche est composée de denticules ; dans l'ordre dorique, elle est soutenue par des membres saillants nommée mutules, également espacés entre eux ; dans l'ordre corinthien, elle se fait remarquer par ses modillons, qui sont de petites consoles, tantôt découpées en pans, tantôt contournées en S.

— Les menuisiers et les ébénistes se servent de cet ornementdans les lambris d'appartement, lesdessusde portes, les armoires, les meubles de toute sorte, etc.

CORNICHON (de corne, à cause de sa forme), Cucutnis sativus, espèce du genre Concombre, originaire de l'Asie, et depuis longtemps transportée dans le potager. Elle y donne un fruit petit, vert, allongé, un peu courbé, et connu lui-même sous le nom de cornichon. La variété la plus employée est le Petit

vert (Voy. Concomhre). — Pour préparer les cornichons confits, on fait bouillir du vinaigre blanc et on le verse ensuite sur les cornichons disposés convenablement dans un vase de verre ou de grès avec du sel, du poivre long, de l'estragon et quelques petits oignons. On bouche le: vase avec soin et on le conserve dans un lieu sec. Souvent le commerce livre à la consommation des cornichons très-verts, mais qui doivent leur couleur à la présence d'un sel de cuivre.

COUNICULE (du lat. cornkulum). En Zoologie, ce mot est synonyme de petite corne ci s'emploie surtout en parlant des animaux inférieurs ou microscopiques.

CORN-LAWS. Voy. Céréales.

CORNOUILLER, Cornus, genre de la famille des Cornées, détachée des Caprifoliacées, renferme des plantes ligneuses ou herbacées, indigènes de l'Europe et de l'Amérique du Nord. Le C. mâle ou commun(C. mascula), vulg. Cornier, est un arbrisseau de 3 à 4m, à feuilles opposées, ovales, entières ; à fleurs jaunes, auxquelles succèdent des fruits petits, oblongs, de couleur rouge, mûrs en septembre, et que l'on appelle cornes, cornioles, et cornouilles. Ces fruits se mangent crus ou confits ; ils sont astringents et fébrifuges. Le bois du cornouiller est très-dur et susceptible d'un beau poli; l'aubier est rougeâtre, et le cœur brun : on fait avec le tronc des alluchons, des barreaux d'échelles, des cerceaux, des échalas, d'excellent charbon, etc. Le C. sanguin (C. sanguinea), ou Bois punais, est un arbrisseau à rameaux longs et droits, avec écorce lisse, d'un rouge brun, à fleurs blanches et à baies noires ; ses feuilles exhalent une mauvaise odeur ; on retire de ses baies une huile bonne à brûler; ses jeunes branches peuvent s'employer en guise d'osier. Le cornouiller se plaît dans les lieux frais et ombragés.

CORNUE (de corne), vase à col allongé et recourbé, servant aux chimistes, comme l'alambic, pour faire les distillations. On y distingue la panse, la voûte et le col. Les cornues sont quelquefois tubulées, c.-à-d. qu'elles portent à la voûte une ouverture destinée à recevoir un bouchon. Les cornues sont faites en verre, enterre, en porcelaine, en fonte, en plomb ou en platine, suivant les substances qu'on y veut distiller. Quand on se sert d'une cornue comme vase distillatoire, on y joint presque toujours un récipient, destiné à recevoir le produit ; ce récipient y est souvent fixé par l'intermédiaire d'une allonge qui l'éloigné du feu.

COROLLAIRE (du latin corollarium). Ce mot qui se dit, en général, de tout ce qu'on ajoute à l'appui d'un raisonnement, désigne, en Mathématiques, toute conséquence qui découle d'une proposition déjà démontrée, et dont la déduction n'exige pas une démonstration spéciale.

Fleurs corollaires, nom donné, en Botanique, aux fleurs doubles, dont le nombre de pétales est dû à la multiplication des pétales de la corolle.

COROLLE (du lat. corolla, dimin.de corona, couronne). On appelle ainsi le second verticille de la fleur, c.-à-d. l'enveloppe colorée, intérieure au calice et se composant de parties qui tantôt continuent la série spirale commencée par les folioles ealicinales, tantôt s'agencent à part et alternent régulièrement avec ces mêmes folioles. Les divisions de la corolle se nomment pétales: d'après le nombre de ceux-ci, la corolle est appelée dipétale, tripétale, tétrapétale et en général polypétcUe ; lorsque tous les pétales sont soudés ensemble de manière à former un tube plus ou moins parfait, la corolle est dite monopétale ou gamopétale : on l'appelle au contraire dialypétale, lorsque les pièces dont elle se compose sont distinctes. On lui donne encore les noms de pèrigyue, hypogyne ou infère, èpigyne ou supère, selon qu'elle a son origine autour, au-dessous, ou au-dessus de l'ovaire. La corolle garantit les organes de la fructification pendant toute la période de leur développement, et elle tombe dès que la fécondation

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