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CORVÉE

Phison) pendant un temps plus ou moins long, mais qui ne peut dépasser l'époque où il aura accompli sa «>0« année (C. pén.,art. 66). S'il est décidé qu il a agi avec discernement, le temps de l'emprisonnement peut être plus considérable (art. 67).

Police correctionnelle. Voij. Police.

CORKÉOIDOR, mot espagnol qui signifie correcteur. C'est, en Espagne et en Portugal, le titre que porte le premier magistrat, le premier officier de justice d'une ville ou d'une province où ne réside pas un gouverneur. Il est supérieur à l'alcade.

CORROI (dub.-lat. conredium, préparation). Voy. Corroïeir, Cati, Enduit, Espalme, etc.

CORROSIF (du lat. corrodere, ronger). On appelle substances corrosives, celles qui, mises en contact avec les parties vivantes, les altèrent et les désorganisent peu à peu : tels sont les acides minéraux, les alcalis caustiques, le deutochlorure de mercure (sublimé corrosif), etc. Les corrosifs sont moins énergiques que les caustiques proprement dits.

CORROVEUR (de corroi), ouvrier qui travaille le cuir déjà tanné et lui donne le brillant, le lustre et la souplesse nécessaires. Le corroyage se réduit à quatre opérations principales : 1° défoncer les cuirs, c.-à-d. les ramollir avec de l'eau,les fouler ensuite avec le talon de gros souliers dits souliers de boutique, ou avec une espèce de masse en bois appelée bigorne, enfin égaliser leur surface ; 2° tirer à lu paumelle, c.-à-d. passer avec force sur la peau la paumelle, instrument en bois dur, couvert de cannelures, pour former le grain de la peau ; 3° étirer les cuirs, c.-à-d. rendre au moyen de l'étiré, espèce de plaque en fer ou en cuivre, la peau d'une épaisseur plus uniforme ; h" parer à la lunette,c.-:d-d. étendre la peau sur le paroir et en enlever, avec un couteau circulaire appelé lunette, la partie charnue et grossière. Voy. Chamoiselr, Mégissiek, Pelletier, etc.

CORRUPTION (du lat. corruptio), désorganisation. Voy. Putréfaction.

En Droit, tout fonctionnaire de l'ordre administratif ou judiciaire qui agrée des offres ou promesses, ou reçoit des dons ou présents pour faire un acte de son emploi, ou pour s'abstenir d'un acte qu'il devrait faire, est coupable de corruption et puni de l'emprisonnement, de la dégradation civique et d'une amende double de la valeur des choses promises ou reçues. Si la corruption a pour objet un fait criminel, la punition peut être plus grave. Le corrupteur est pas-ible des mêmes peines ; cependant, si la tentative de corruption n'a point été suivie d'effet, il est simplement puni de 3 à 6 mois de prison et de 100 à 200 fr. d'amende (C. pén., art. 177 et 179).

CORS, ramifications du bois des Cerfs. Voy. Cerf.

CORSAC, Canis corsac, espèce du genre Chien, sous-genre Renard, dite aussi Adive et Chien du Bengale, ne dépasse guère la grandeur d'un chat. C'est un joli animal, d'un gris fauve en dessus, blancjaunâtre en dessous, et à longue queue. Il habite l'Asie, et était de mode à Paris comme chien de salon, au »vi€ si' cle.

CORSAIRE (de l'ital. corsa, course), nom donné aux bâtiments armés en course pendant la guerre, et aux capitaines de ces bâtiments. — Chez toutes les nations, l'existence des corsaires a été longtemps reconnue comme légitime. En temps de guerre, le gouvernement donnai taux particuliers des lettres de marque ou permission de faire main-basse sur les navires de la nation ennemie. Jean Bart, Duguay-Trouin, Du Casse, sous Louis XIV, et sous l'Empire, Surcouf, se sont fait une grande réputation comme corsaires. L'arrêté du 2 prairial an XI (22 mai 1803) et l'ordonnance du 29 octobre 1833 ont régi jusqu'en 1856 tout ce qui concernait la course maritime en France. Une déclaration du Congrès de Paris du 30 mars 1836 a aboli la course et les lettres de marque. — Voy. Pirate.

CORSELET (dimin. de corps). On appelait autrefois corselet ou corcelet la partie de la cuirasse qui couvre la poitrine, l'estomac et le ventre.

Les Entomologistes donnent ce nom à la partie du corps des insectes située entre la tète et le ventre, qui a pour caractères de ne jamais supporter d'ailes et de donner insertion à la première partie des pattes.

CORSET (de corps). On fait les corsets en coutil, en toile, quelquefois en soie ; ils sont garnis de baleines et munis par devant d'une lame d'acier ou de baleine qu'on nomme buse. La France, Paris surtout, a la supériorité pour la fabrication des corsets j sur mesure. Quant aux corsets tissés au métier, c'est ' l'Allemagne qui estle centre principal de cette industrie. Le métier à rondes-bosses avec lequel on fabrique les corsets sans coutures a été inventé à Bar-le- Duc en 1832, par J. Weriy. — Autrefois, en France, les femmes portaient des corps roides et durs qui ne dessinaient point la taille ; ces corps furent remplacés pendant la Révolution par les corsets à la paresseuse, sans baleines, serrant modérément et s'attachant par quelques lacets placés de distance en distance vers le dos. Depuis, les femmes en sont revenues aux tailles fines : s'il est reconnu qu'un corset modérément serré est utile et souvent même nécessaire, il faut aussi comprendre qu'un corset serré au point de comprimer la poitrine et l'estomac ne peut être que nuisible à la santé. On confectionne des corsets orthopédiques qui ont pour objet de corriger ou de prévenir les déviations de la taille. — Voir D' Bouvier, Études historiques et médicales sur l'usage des corsets (1853).

En Chirurgie, on a nommé corset un grand bandage qui embrasse la plus grande partie du tronc. Tel était le corset de Brasdor pour la fracture de la clavicule, appareil auj. remplacé par les bandages deDesault, de Boyer, etc., qui présentent eux-mêmes quelquefois des inconvénients. Beaucoup de chirurgiens préfèrent en effet traiter ces fractures par la simple position couchée quand les malades sont assez dociles pour la conserver.

CORTES (de l'espagn. corte, cour), nom donné, en Espagne et en Portugal, aux assemblées nationales. Voy. le Dict. d'Hist. et de Géogr.

CORTICAL (du lat. cortex, écorce). En Anatomie, on appelle substance corticale, la substance grise qui forme la partie extérieure du cerveau et des reins. — En Botanique, on nomme couches corticales, les couches concentriques qu'on observe dans l'écorcede certaines plantes ligneuses ; plantes corticales, les plantes qui vivent sur l'écorce des arbres, comme les mousses, les lichens, etc.

CORTICIFÈRES (de cortex, écorce), dénomination donnée par Lamourouxà des Polypiers composés d'un axe central et d'une écorce extérieure.

CORTEVE (du lat. cortina), nom donné par les anciens : 1° à une peau de serpent dont était couvert le trépied sur lequel la pythonisse rendait ses oracles ; 2° au trépied lui-même.

CORTIQUEUX(de cortex, ; écorce), se dit, en Botanique, des fruits durs et coriaces extérieurement, et charnus ou pulpeux intérieurement, comme le citron.

CORVEE (du b.-lat. corroyata, [tâche j prescrite), travail et service gratuit et forcé, qui, sous le régime féodal, était dû au seigneur par le paysan ou le tenancier, et qu'on fournissait soit en journées de corps,soit en journées de chevaux,de bœufs, etc. Les corvées consistaient à faucher ou à faner les foins du seigneur, à scier ses blés, labourer ses terres, curer les fossés du château,réparer leschemins.On distinguait les C.reelfe?,duespar les possesseurs de fonds pour lacession de ces fonds; et les C. personnelles, dues par tous ceux qui habitaient l'étendue d'une seigneurie. Longtemps les habitants des terres féodales furent corvéables et taillables à merci. Peu à peu il fut apporté des restrictions à cet état intolérable. Louis XVI, sur la proposition de Turgot, abolit la plus grande partie des corvées par une déclaration du 27 juin 1787. L'assemblée constituante (18 mars 1700 1 et la Convention (17 juillet 1792) effacèrent les dernières traces de cette institution, devenue odieuse. — Cependant on

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