COSMOGONIE
donne encore dans l'usage le nom de corvée à la part que doivent prendre aux travaux de réparation entrepris par la commune les habitants qui ne peuvent s'acquitter en argent : cette nouvelle espèce de corvée est la prestation en nature.
CORVETTE (du lat. corbita, bâtiment de transport), petit bâtiment de guerre qui prend rang entre la frégate et le brick. On distingue : la C. de guerre, à la fois solide et légère, à batterie couverte et portant de 20 à30 bouches à feu; la C. aviso, instrument de communication rapide entre le chef d'escadre et les divisions placées sous ses ordres : elle est à batterie découverte et peu élevée sur l'eau ; la C. de charge, bâtiment de transport de 800 tonneaux, à batterie couverte et à 3 mâts verticaux : elle est plus légère que les flûtes et les gabarres. — Les capitaines de corvette ont rang de chef de bataillon.
CORVIDÉS, famille d'Oiseaux, de l'ordre des Passereaux conirostres : bec fort, narines couvertes de poils et de plumes décomposées, tarses robustes, queue carrée ou étagée. Genres: Corbeau, Pie, (kat, Casse-noix, Choquard, Témia, Glaucope, etc.
GORYITLTUR, oiseau. Voy. Cohbivau.
CORYDALIS, genre de la famille des Fumariafcées, renferme des herbes propres aux régions tempérées de notre hémisphère. On cultive comme plantes d'ornement : la C. bulbeuse, à fleurs de couleurs variées ; la C. odorante, de Sibérie ; la C. glauque, du Canada, et la C. jaune, espèce indigène.
CORYLUS, nom latin botanique du Coudrier.
CORYMBE (du gr. xôpuu.ëoç), nom donné, en Botanique, à un mode d'inflorescence qui ne diffère de la grappe qu'en ce que les axes secondaires simples ou ramifiés s'allongent inégalement: telles sont les fleurs de la plupart des Composées et du Sorbier.
CORYMB1FERES, ancienne famille de plantes, correspond auj. & la tribu des Astefoidees.Voy.C6 mot;
CORTNE (du gr. xopuvrf, massue;, genre de Pnlypoméduses, voisin des Campanulaires. Voy. ce mot.
CORYPHE (du gr. xojpuqrij, sommet), Corypha, genre de la famille des Palmiers, tribu des Coryphù nées, a pour type le C. parasol ou Talipoi de Ceylan (C. umoraculifera), à tige cylindrique, haute d>- 30 ou 25m et couronnée d'un faisceau de 8 s 10 feuilles qui s'étalent en vaste parasol. Les fleurs en particules nombreuses tombent en épis renversés. Les baies sont sphériques, grosses comme une pomme, de reinette, lisses, vertes et succulentes; elles renferment un noyau dont l'amande offre une chair ferme. L i Indiens font avec ses feuilles des tentes, des parapluies et des couvertures de toits ; les Malais les emploient en guise de papier. Les noyaux polis, n peints en rouge, servent à faire des colliers, et le suc des Spathes fournit un vomitif très-violent.
CORYPHEE [du gr. xopu^ouo;), nom donné, chez les Grecs, au chef du chœur-dans les tragédies et les comédies ( Voy. Chobi h , ainsi qu'à celui qui dirigeait
les danses et leschants dans les cérémonies roligieu-
De nos jours, on nomme aussi coryphée le chef des chœurs de chaut et de danse dans les opéras.
CORYPUÈNE (dugr. xooyfaiva.),Coryphoma,vn\g. Dorade et Dolftn, genre de Poissons acanthoptéry- (riens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Scombéroîdes, est commun dans l'Atlantique et la Méditerranée. Ces poissons sont remarquables par leur éclat et par les Changements de couleur qu'ils
subissent après leur mort, ainsi que par l'ai idité avec laquelle ils saisissent tout ce qu'on leur jette. Leur
chair est peu estimée.
CORYTHUS, nom latin scientifique du Dom-BIC.
CORYZA du gr. xopvÇa), vulg. Rhume de cerveau,
intla lation catarrhale de la membrane pituitaire
ou muqueuse des fusses nasales. La cause la plus ordinaire du cor\ .a est la suppression subite de I 1 1 rans- I piratioD Cutanée, à la suite d'une impression de froid
à la tète ou aux pieds, d'où nait l'inflammation «les parties Internes. Quelquefois il accompagne ou prd
Cède lus épidémies catarrhale^ appelées ynppe ou
influsnza, ainsi que la coqueluche, la rougeole, lesbronchites. Les enfants, les femmes, les sujets lymphatiques, y sont plus spécialement disposés. Sa durée est de k a 8 jours au plus ; il cède de lui-même et n'exige aucun traitement; la récidive enest fréquente chez certaines personnes.
COSECAIfTE, cosmos. On appelle ainsi, en Géométrie, la sécante et le sinus du complément d'un arc ou d'un angle. Voy. Sécante et Sims.
COSMÉTIQUE (du gr. xoau.Y)Ttxô; ; de xo<ju.o;, ornement). Ce mot désigne à la fois les diverses préparations destinées à conserver ou à accroître la beauté, et l'art qui enseigne à conserver la beauté et à faire disparaître ou diminuer les défauts du corps, art sur lequel on trouve des détails dans les auteurs latins, surtout dans Ovide {Art d'aimer, Remède >/'./mour, Cosmétiques), Pline l'ancien, Juvénal, Martial, etc. Consulter Dezobry (Rome au nette d'Auguste, lettre xevi). — Parmi les cosmétiques, lus uns servent à embellir la peau, à lui donner de la souplesse et du brillant : tels sont les savons parfumés, les lotions émulsives, les eaux distillées de replantain, etc., les vinaigres aromatiques, les pommades de concombre, de cacao, d'amandes douces, de baume de la Mecque, etc.; les autres ont pour but de faire disparaître les traces de l'âge, et de simuler les couleurs de la jeunesse ( Voy. Far») ; leur emploi est souvent dangereux. On range encore parmi le« cosmétiques les pommades et les huiles pour les cheveux.
COSMIE, Cosmia, insecte, espèce du genre Noctuelle. Voy. ce mot.
COSMIQUE (du gr. xâsu.o;, monde). On appelle, en Astronomie, lever et coucher • ostmqtte d'une étoile ceux qui s'effectuent quand l'étoile se trouve à l'horizon en même temps que le soleil. — L'expri matière cosmique est une désignation vague imaginée par certains astronomes pour désigner la matière qui compose les nébuleuses et les étoiles file
COSMOGONIE (du gr. xoau.oyovia), théorie scientifique qui explique la formationdu ///«We par les propriétés que Dieu a données à la matière en la créant. Elle est très-complexe, puisqu'elle exige la connaissance de toutes les lois de la mécanique, de la phvsiquo, delà chimie et de la physiologie. .Nous ne pouvons donc qu'indiquer ici les questions qu'elle comprend :
1° Formation du Système planétaire. Descartes a le premier montré que la formation de notre S,\ Btème
planétaire pouvait être expliquée mécaniquement. Laplace,à la lin d& Y Exposition chi système m monde, a ('mis sur cette question une ingénieuse hypothèse où les lois de la gravitation découvertes par \ se combinent avec les idées d'Ilerschel sur la condensation progressive des nébuleuses et leur transformation en étoiles. 11 admet que, dans l'or le soleil et tous les corps circulant autour de lui ne formaient qu'une seule nébuleuse, douée d'un meuve nt de rotation autour d'une ligne passant par son
Centre : que, par suite d'un refroidissement pro sii', desportions de plus en plus grandes de la matière
de la nébuleuse se sent condensées, soiten se portant vers lecentre,soitense réunissant en massi et, partant de cette hypothèse, il fait voir qu'avec le temps la nébuleuse a dû se réduire à l'état où se
trouve actuellement le système planétaire.^ oir : Bordaa-Demouhn, te Carusiœm may«
Astronomie élémentaire (1853).
2° Formation de la Terre et des mmérCMZ. D'après l'hypothèse de Laplace, le corps de la Terre, formé par des condensations successives, comme
les autres planètes, a dû être tout d'abord une BSSSSfl liquide affectant la forme d'un sphéroïde aplati dans le sens de son a\e de rotation et environné d'une atmosphère. Cette mOSM liquide. BU continuant à M refroidir, s'est solidifiée pou a peu sur toute sa surface, en même temps que l'intérieur restait à l'état
de fusion. La croûte solide, qui en est résultée, s'est ensuite déformée an brisée dans diverses paru raison de sa diminution progressive, par suite de l'a-
GOSMORAMA.