COTE
baissement continuel de sa température. En même temps, la condensation de la vapeur contenue dans l'atmosphère fournissait des masses d'eau énormes ; celles-ci occasionnaient des dégradations de la surface solide et des transports de matière qui se déposaient en couches horizontales au fond des vastes bassins où ces eaux s'accumulaient. A la cristallisation et à la sédimentation s'est jointe la réaction exercée parla niasse incandescente intérieure qui a dérangé les couches superficielles en les métamorphoaant le plus souvent. Ainsi se sont constitués peu à peu par des révolutions ou des évolutions successives, appelées époques géologiques, les diverses espèces de terrains avec les montagnes et les bassins des mers qui forment la croûte du globe terrestre. Voy. Géologie, Epoques, Terrains, Minéralogie, Cristallographie.
3° Formation des végétaux et des animaux. Quand la surface du globe terrestre est devenue habitable, elle s'est couverte peu a peu de végétaux et d'animaux. Leur production donne lieu à deux questions : 1° à quelles époques les diverses classes de végétaux et d'animaux ont-elles apparu successivement sur le globe terrestre ? 2° comment s'est opérée la formation de la matière organique aux dépens de la matière inorganique ? La Physiologie n'est pas encore a-MZ avancée pour expliquer par des hypothèses plausibles la production des êtres organisés. Quanta l'apparition successive des différentes espèces d'animaux et de végétaux, espèces dont quelques-unes sont éteintes, elle a été déterminée avec certitude par les travaux de G. Cuvier, d'Al. Brongniart et des autéateursdela Paléontologie, qui étudie les animaux et les végétaux fossiles et décrit l'état de la sui1face du globe aux diverses époques géologiques (Paléozoologie,Pa/éophytotogie, Paléogéographie) . Quant à l'espèce humaine considérée dans les caractères des races actuelles, dans leur distribution géographique, dans l'influence qu'ont exercée sur elles les forces physiques du globe terrestre, elle est l'objet de l'Anthropologie qui examine l'origine de l'espèce humaine, sa place parmi les êtres vivants, son unité, la formation de ses races, son centre de création, son antiquité et ses migrations. Voy. Paléontologie, Anthropologie, Espèce. Voir aussi : Humboldt, Cosmos ; Quatrefages, Des progrès de l' Anthropologie (1867) ; H. Martin, Philosophie de la nature (1849); les sciences et la philosophie (1869); L. Agassiz, De l'espèce et de la classification en Zoologie (1869%
Pour la Cosmogonie considérée au point de vue mythologique, philosophique et théologique. Voy. Création.
COSMOGRAPHIEetCOSMOLOGIE(dugr.x6<7u.o;, univers). La Cosmographie est la simple description de l'univers visible ;k Cosmologie est la science des lois par lesquelles l'univers est gouverné. La cosmographie a été exposée dans de nombreux ouvrages classiques, parmi lesquels on remarque : les Leçons tmographie de M. Faye, les Eléments de cosmographie de M. de Ste-Preuve, les Cosmographies élémentaires de MM. B. Amiot, Garcet, etc. (Voy. Astronomie). — Le Cosmos de Humboldt est un traité de Cosmologie.
COSMOPOLITISME (du gr. xôtu-oc univers, et ttoXitt,:, citoyen), disposition d'esprit qui fait qu'on se considère comme citoyen de l'univers : c'est ainsi que les stoïciens, regardant l'univers comme une même cité, soumise à une même loi, voulaient que tous les actes fussent dirigés vers le bien commun. Le cosmopolite moderne, faisant abstraction de l'idée de patrie, considère comme ses frères ses semblables de toutes les nations et prétend n'avoir en vue que les intérêts du genre humain. Voy. Patriotisme et Philanthropie.
GOSMORAMA (du gr, xô<rp.o;, monde, et opoq.i.a, vue), espèce de Diorama, établi a Paris en 180S par l'abbé Gazzera, dans le but de former une collection de tableaux représentant les sites et les monuments
les plus remarquables de toutes les parties de l'univers. Voy. Diorama.
COSSE, enveloppe de légumes. Voy. Silique.
cosse, Cossus, genre d'Insectes, de l'ordre des Lépidoptères nocturnes, dont les chenilles vivent dans le tronc des arbres, et causent souvent des dégâts assez grands. Le C. gâte-bois (C. tigniperda), le plus commun et le plus dangereux, a les ailes d'un gris foncé : il a 0in04 de longueur; sa chenille, longue de 0'"03, est luisante, rougeàtre, et exhale une odeur désagréable; elle se tient à la base des arbres, surtout du chêne, de l'orme, du saule, du peuplier, et en ronge l'aubier. On ne peut guère combattre ce fléau qu'en faisant la chasse à l'insecte quand il est arrivé a l'état de papillon.
COSSIOUE (règle), nom sous lequel les premiers auteurs italiens désignèrent l'Algèbre lors de son introduction en Europe, vient du mot cosa (chose), nom qu'ils donnaient à X'inconnue des problèmes.
COSSYPHE, Cossyphus, genre d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères hétéromères, famille des Taxicornes et typedelatribudesCo.s-.yy/j/fërtesvcorpsaplati en forme de bouclier ; antennes en massue de 4 à 5 articles.Toutes les espèces habitent les pays chauds.
COSTUME (de l'ital. costume, usage, coutume). La connaissance du costume propre à chaque époque, et à chaque pays a une importance incontestable pour les arts et même pour l'histoire; aussi a-t-elle été l'objet de nombreux travaux. Parmi les traités ou recueils ayant trait à ce sujet, nous citerons : Maillot, Recherches sur les costumes (Paris, 1804) ; Th. Hope, Costumes of the ancients (Lond., 1841); Ces. Veceilio (avec le concours du Titien), Costumes anciens et modernes principalement du xvic siècle (texte trad. de l'ital., 513 fig.^ Paris, F. Didot) ; Bonnard, les Costumes des xuie, xiveet xve siècles (Paris, 1828; 2e éd., 1860\ Viel-Castel, Collection de costumes, armes et, meubles (1&2&-Z3) ; Musard, les Costumes français (1836-39) ; P. Lacroix et Ferd. Séré, Histoire complète des costumes de l'Europe; Ch. de Lamotte, Costumes historiques de la France (1852-54) ; Ch. Louandre, Arts somptuaires (1858) ; A. Dumaresq, Costumes populaires des diverses contrées (Rapport du jury sur l'Exposition univ. de 1867, t. XIII), etc.
Costume se dit encore : 1° de l'habillement et des insignes qui distinguent les fonctionnaires et les dignitaires publics : le port public d'un costume auquel on n'a pas droit, est puni d'un emprisonnement de 6 mois à 2 ans (C. pén.,art.259) ; — 2° des habits dont on se sert au théâtre pour représenter les personnages historiques, ou dans les bals dits costumés, pour se déguiser. Avant le dernier siècle, les costumes des comédiens français n'avaient aucun rapport aux temps et aux caractères de leurs personnages. La réforme du costume entreprise par Le Ka in, sous l'inspiration de Voltaire, n'a été véritablement accomplie que par Talmaen 1791. Auj., les acteurs français ont poussé à une rare perfection l'exactitude du costume.
COTANGE.NTE, tangente du complément d'un angle. Voy. Tangente.
COTE (du lat. quotus, combien), part que l'on fait à chacun des associés dans le résultat d'un compte, soit en gain, soit en perte. Quand il s'élève des contestations sur un compte, on les termine souvent par une cote mal taillée, espèce de composition ou de transaction qui arrête le compte en gms sans entrer dans les discussions de ce qui peut rigoureusement appartenir à chacun. — Par extension, on appelle cote la part que chacun doit payer dans les contributions publiques. — La cote de la rente est l'indication du taux de la rente. Voy. Coirs.
Les Praticiens appellent cote une marque numérale ou alphabétique dont on se sert pour classer les pièces d'un procès, d'un inventaire, etc. ; ainsi on dit : Cette pièce est sous la cote A ; cet écrit est sous la cote B; la cote 3, la cote k, etc.
Dans le Nivellement et l'Arpentage, la cote d'un point est son élévation au-dessus d'un premier plan
COTINGA.