COTON
liorizontal appelé plan de comparaison : la connaissance de la projection ( Voy. ce mot) et de la cote d'un point suffit à la détermination de ce point. L'objet du nivellement est de déterminer la cote des différents points d'un lorrain ; on l'obtient à l'aide de l'instrument appelé niveau d'eau. Voy. ce mot.
COTL (dulat. costa), nom donné, en Anatomie, aux arcs osseux qui partent des vertèbres, et dont l'assemblage forme avec le sternum laçage tlioraeique. Les côtes sont, chez l'Homme, au nombre de 2/i, 12 de chaque côté. Les 7 supérieures sont appelées vraies eûtes ; on les appelle aussi côtes sterhales, parce qu'elles s'attachent au sternum au moyen d'un cartilage de prolongement; 3 des 5 suivantes sont dites fausses côtes ou côtes asternales : elles s'attachent au cartilage de la côte précédente; les 2 dernières restent libres à leur extrémité antérieure et ne sont retenues que par les muscles qui les environnent; on les nomme côtes flottantes. — Chez les Animaux le nombre des côtes est très-variable : il est de 11 à 24 paires chez les Mammifères et de 7 à il chez les Oiseaux. Chez les Reptiles elles sont ou très-nombreuses avec sternum (Sauriens), ou sans sternum (Ophidiens), ou soudées en forme de carapace (Tortues) ; elles sont nulles ou très-incomplètes chez les Batraciens ; très-nombreuses ou nulles chez les Poissons.
En Botanique, on nomme côte la nervure médiane d'une feuille simple ou le pétiole commun d'une feuille composée.
CÔTÉ (de côte), nom vague par lequel on désigne la partie d'un animal qui s'étend, à droite et à gauche, entre le ventre et le dos, depuis les épaules ou les ailes jusqu'aux jaml es de derrière ou au dedans des cuisses; et, en parlant du corps de l'homme, depuis les aisselles jusqu'aux hanches.
En Géométrie, le côté d'une figure est une ligne droite qui l'ait partie de son périmètre ou contour.
Dans une Église, on appelle has-côtés les ailes basses qui bordent la nef, et où se trouvent les chapelles latérales. On appelle càtè île TEpltre le côté droit de l'autel, et côté de f Evangile Le côté gauche.
Dans le Langage politique, les expressions do côté droit et côté gauche servent à désigner deux sections d'une assemblée politique, séparées l'une de l'autre par le bureau du président. En France, le côté droit a été toujours occupé par le parti conservateur; le cd/c gauche, parle parti avancé.
COTHUKN i:\du gr. /.oOoovo:;, chaussure élevée dont se servaient les acteurs tragiques chez les Grecs, pour paraître plus grands et mieux représenter les iiéros dont ils jouaient les rôles. On oppose le cothurne tragique au brodequin comique, L'était aussi la chaussure des rois, des grands, des gens riches et opulents, etc. Lo cothurne avait eue semelle trèshaute et laissait le dessus du pied à découvert. On
attachait, à la semelle des ligatures qui passaient entre l'orteil et les autres doigts et qui se divisaient en deux bandes autour de la jambe.
CÔTIER (pilote). Voy. Pilote.
COTIGNAC, confiture sèche de coing (Foy. Cognassier). On donne aussi ce nom à une | onserve
astringente préparée avet le suc de coing, du v in blanc et du Bucre. — 11 y a encore nue autre espi ce decotignac qui ae fait avec du moût de raisin et des poires de certeau.
COTILLON dimin. de culte]. Le nom de cette espèce de jupe a été étendu à diverses sortes de danse. Autrefois, on appelait ainsi une sorte de branle qui se dansait à .'i ou h personnes : ou dansait
ce branle aux chansons. Auj., c'est le nom d'une danse assez compliquée où la valse domine, et qui sert de Bn ili irt tics bals.
COT1KGA nom indigène), Ampelis, genre d'Oi seaux, de l'ordre des Passereaux dentirostres, dont on l'ait quelquefois le type de la famille des , lidés : bec emenl arqué, échaot n
pointe, qui est comprimée ; ailes longues ; queue mé-
diocre, élargie ; tarses courts et faibles. Ces ois aux sont propres à l'Amérique méridionale; plusieurs sont paris des plus riches couleurs; leur chant n'est qu'un cri enroué ou un sifflement monotone. Le plus connu est le C. cordon bleu {A. cott du plus bel outremer, avec la poitrine violette, traversée d'un ruban bleu, et marquée de quelques taches aurore. Le C. Pompadour est carmin foncé avec les ailes Manches ; le C. de Cayenne ou Ouette A. carnifex) est rouge écarlate. Les cotingas sont de la grosseur du merle ; ils viveutd'insectesetde fruits, surtout de raisin.
COTON (de l'arabe qothon), duvet floconneux, long, fin et soyeux, de couleur blanche jaunâtre ou rougeâtre, qui enveloppe les graines du Cotonnier. Ce duvet se recueille au moment où les le renferment, étant parvenues à leur maturité, s'entr'ouvrentpour le laisser échapper. Après avoir retiré le coton de son enveloppe, on l'expose au soleil pour le sécher; après quoi, on le sépare de la graine en le faisant passer entre deux rouleaux de bois. On distingue les cotons en longue soie [sea-islands, blackseed-cotton) et courte soie [uplands, yreen-seed-cotton). Parmi les premiers, les plus estimés sont ceux de Géorgie, de La Réunion, d'Egypte et de Cayenne ; le coton de Géorgie est le plus fin de tous et le plus doux; il est un peu jaunâtre, ce qui lui a valu le nom de beurre terne ; celui de La Réunion est le plus uni et le plus égal; celui d'Egypte jumël est fin et nerveux: celui de Cayenne est fort et régulier. Parmi les seconds, on préfère ceux delà Louisiane, de l'Alabama, de la Caroline, et le coton Mobile. Chaque espèce de coton offre trois qualités : la fleur de marchand qualité marchande et la qualité inférieure.
On exporte le coton en laine dans d'énormes balles, qui peuvent contenir de 250 à 300 kilog. Au sortir de la balle, il est livré au batteur-ëptucheur, qui le nettoie, et au batteur-étaleur, qui l' étend; puis il est porté sous la carde, qui l'étiré et le laisse échapper en un ruban léger et sans fin ; ce ruban, double, puis étiré de nouveau par le drawing-trame,6sXtortaé par h- rot a- frotte tir ou banc à lanternes en une mèche grossière, que la nvd, -jenny ou banc à broches transforme en un fil délicat ; le «/ oidoirs'ea empare pour le céder à Vourdùseur; il est enfin reçu par lo métier à tisser, qui le croise, le bat et en fait un d s nombreux tissus répandus dans le commerce.
Le coton est, avec la soie, le lin et la laine, la matière ta plus nécessaire aux hommes pour Les ments. On en fait, sous le nom de cotonnad . toiles qui sont excellentes pour la santé, parce qu s'imprègnent de la transpiration, sans causer aucun refroidissement; elles conviennent surtout dans les climats septentrionaux. Outre Le linge de cor coton fournit encore un excell' nt linge de table et d'office; on l'applique également à tous les art d IS de bonneterie; on en fait aussi des tissus, qu varie à L'infini, en combinant le coton avec la lain", la soie, le lin et Le chanvre ; on en fait d des couvertures de lit, etc. La bourre de coton sert encore à rembourrer les mandas, coussins sièges ; sous le nom de ouate, elle remplace les fourrures, sert à garnir les douillettes, etc. I.c • Cardé est employé avec succès dans le traitement des brûlures. Enfin, la chimie a tiré du coton une p fulminante. Voy. POUDRE-COTON et COLLODION.
Les anciens connaissaient le coton : Pline V Vncien \l \, r parle d'un arbrisseau de la Htt -
11*681 autre que le cotonnier [GoSSyptUm '•■
\rrien signale des tissus de coton fabriqués dans
, Inde et apportas par les \rahes dans Les OOTtS île la
mer Rouge. Tres-active pendant tout le moyei iutes les parties de V ksle, et ootamm
(.lune, dans le Turkostan et l'Arménie; répandue,
dèslex* siècle, dans la plus grande partie de l'Afrique, l'industrie cotonnière ne s'introduisit que fort tard sur le continent européen. On cite des fabriqt coton au xi\c siècle, q Gi de, à >