‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 409 sur 1672 · COTONNIER · texte numérisé non relu

COTONNIER

COTYLEDON.

et au x\ ir siècle, à Bruges et à fiand. La lre balle de coton Huit arrivée en Angleterre en 1569 ; la fabrication ne s'en établit à Manchester qu'en 1641. — Lorsque le Nouveau-Monde fut découvert par les Européens, la fabrication des tissus de coton y était arrivée à une grande perfection : témoin les étoffes teintes que F. Cortez envoya en présent à Charles-Quint. Le coton sauvage abondait sur les bords du Missisi ependanl le 1" essai de culture de coton dans r Amérique du Nord n'eut lieu qu'en 1664 ; il fut l'œuvre d'émigrants établis près du cap Fear en Floride et qui j plantèrent des graines provenant de la Barbade. Les progrès de cette culture furent très-lents, et l'impulsion ne lui fut sérieusement donnée que par l'invention des engins mécaniques qui ont illustré les noms des Hargrave, Arkwright, Grompton, Cartwright, et plus tard ceux de Jacquart et de Heilmann. Le gouvernement français fit établir à Rouen, 787, des machines à filer le coton; mais ce n'est que snus l'Empire, et grâce aux efforts de Richard Lêin i ir, que cette industrie put s'acclimater en France. Auj. la production totale du coton dans l'univers peut s'élever à 12 millions de balles (plus de 2 milliards de kilogrammes).L'industriecotonnière anglaise absorbe à elle seule près de la moitié de cette masse. De grands efforts ont été faits, pendant la crise américaine, pour propager la culture du coton, partout où elle est praticable : dans l'Inde, en Egypte, à Port- Natal, en Chine. L'Algérie développe également la culture de ses belles qualités de coton rivales des plus beaux géorgiens longuesoie. — VoirL.Reybaud, le Coton, son régime, ses problèmes, son influence en Europe (Paris, 1863) ; J.-E. Horn, la Crue cotonnière et les textiles indigènes ; Mimerel, Roy et Kœchlin, t sur l'Exposition univ. de 1867 (t. IV). Les Botanistes donnent le nom de coton (tomentum) au duvet long, entre-croisé et crépu, qui recouvre la surface de quelques parties de certains végétaux, notamment l'intérieur des bourgeons.

COTONEASTER, vulg. Néflier cotonneux, genre de la famille des Pomacées, établi pour des arbustes à feuilles tomenteuses, à Heurs en corymbes, à fruits

- ant en 3 akènes osseux, qui croissent sur les montagnes de l'Europe et de l'Asie.

COTONNADE. Pris dans toute son étendue, ce

imprend tous les tissus de coton ; mais, dans le Commerce, il désigne plus spécialement les tissus fabriqués avec du coton teint après avoir été filé, et livrés à la consommation à leur sortie des. mains du od, sans avoir besoin de subir d'autres préparations. On comprend encore sous ce nom quelques tissus dont la chaîne est en fil de lin, et la trame en fi] de coton écru, blanchi ou teint en diverses nuan-

ils que les artic h s connus sous les noms de fil etors, siamoises, flammées, etc. On donne

itonnades différents noms qui rappellenl soit les pays d'origine, soit les étoffes qu'on a voulu imiter : de là les noms de percale, jaconas, calicot, madapolam, madras [tirés de l'Inde), de nankins (de Chine , de gvingans 'de la ville de Guingamp), de de Rouen , etc. Après Rouen, Mulhouse est surtout renommé pour la fabrication et l'impression descotonnades (Foy .Indiennes et Toiles peintes). Viennent oiiMiiteSt-Quentin,Bar-le-Duc,St-Etienne, Roubaix, Nantes, Roanne, etc.

COTONEUM uai.iv, nom latin du c.oini..

COTONNIER (de coton), Gossypium, genre de la famille des Mal vacées, tribu des Bibiscées, comprend des arbres, des arbrisseaux et des herbes vivaces, quelquefois annuelles, formant une dizaine d'espèces toutes originaires des régions équatoriales. Le Cotonnier ressemble beaucoup à une grande mauve. La fleur, à double calice et à 5 pétales, rappelle un peu

lu lis; sa couleur varie du blanc au jaune et au

• ire; à la fleur succèdent des espèces de coques qui s'ouvrent quand elles sont mûres, et qui renferment des graines enveloppées dans un flocon de duvM très-tin, qui esi J.. coton; les feuilles sont décou-

pées comme celles de la vigne. — Le Cotonnier est cultivé non-seulement dans les contrées intertropicales, mais partout où le climat est assez chaud pour que l'oranger y puisse croître en plein air. Sur le littoral de la Méditerranée, on cultive surtout le C. herbacé ou ih- Malte '.(',. herbaceum); aux Antilles, on préfère le C. velu (G. hirsutum) et le C. de la Barbade (G. Barbadense). Dans l'Inde et la Chine, on estime le plus le C. nankin (G. religiosum), dont le coton jaunâtre sert à tisser l'étoffe connue sous le nom de nankin, et le C. arborescent (G. arboreum).

COTONNIÈRE, nom vulg. de diverses espèces des genres Filage et Gnaphalium. Voy. ces mots.

COTON-POUDRE. Voy. Poidre-coton.

COTRE, espèce de vaisseau. Voy. Cutter.

COTRKT. Voy. Fagot.

COTTARE (du gr. -/.ÔTTOtooc), jeu fort aimé des Grecs et qu'ils avaient emprunté des Siciliens : ils s'y livraient dans les festins. Sur un bâton fixé en terre, on en plaçait un autre en équilibre, et on accrochait auxextrémitésde cedernier deuxplateauxde balance ; on mettait sous ces plateaux deux seaux, et dans ces seaux, deux petites figurines de bronze ou deux pyramides, appelées manès. Les joueurs, «près avoir vidéen partie leurs coupes, tâchaient dejeter le reste du vin dans un des plateaux, de manière qu'en penchant il frappât la tête de la figure qui était dessous. Si le coup s'entendait, le joueur avait gagné.

COTTAGE (de cot, cabane ; orig. celtique), nom donné en Angleterre aux fermes élégantes qui appartiennent à des villageois aisés.

COTTE (de l'allem. Kutt). Au moyen âge, on appelait cotte de mailles un vêtement de guerre, consistant en une sorte de chemise faite de petits anneaux de fer. Il ne faut pas le confondre avec le haubert, dont le tissu était plus fin et qui couvrait aussi les bras et les jambes; les chevaliers seuls avaient le droit de vestir le haubert. La cotte de mailles portait différents noms et s'appelait gollette, jaque, jaquette, brugne, jaser an. — On appelait cotte d'armes une espèce de dalmatique ou de casaque fort riche, dont les chevaliers et les nobles couvraient leur armure pour se préserver de l'ardeur du soleil et. comme ornement. L'usage s'en maintint jusqu'à Henri IV; depuis, ce vêtement fut encore conservé comme partie du costume des hérauts d'armes.

On appelait cotte morte les habits, l'argent, les meubles, en un mot, toute la dépouille d'un religieux après sa mort. L'abbé s'emparait ordinairement de la cotte morte des moines de son abbaye.

COTTE, Cottus, genre de Poissons acanthoptérygiens, de l'ordre des Squamodermes, famille des Joues-Cuirassées, dont les espèces vivent à la fois dans la mer et dans les eaux douces. Voy. Chabot et

ASPIDOPHORE.

COTUTEUR. Voy. Titeit..

COTYLE (du gr. xotuatt]), mesure des Grecs pour les liquides : c'était la moitié du xeste et le quart de la chènice. Elle valait 0 lit., 26.

En Anatomie, on appelle cotyle la cavité d'un os qui reçoit la tête d'un autre os. — La cavité cotyloide est la partie de l'os iliaque qui s'articule avec le fémur.

COTYLÉDON (du gr. xoTv),7iôtôv, coupe, écuelle), partie de la graine consistant, comme on le voit dans le haricot, en un ou plusieurs lobes charnus qui enveloppent la radicule et la gemmule; avec ces deux derniers organes, les cotylédons constituent l'embryon. Ils sont, pour ainsi dire, les mamelles qui nourrissent la plante naissante; ils lui donnent leur substance mucilagineuse et sucrée, tant qu'elle ne peut encore s'alimenter dans le sol. A mesure que la plante grandit, les cotylédons diminuent d'épaisseur, se dessèchent et meurent ; tantôt ils restent sous la terre, après la germination de la graine : on les appelle alors hypogés; tantôt ils s'élèvent à la surface avec la tigelle, et forment les premières feuilles qu'on nomme feuilles séminales : on les appelle alors épiijés. — On nomme corps cotylédonaire, la niasse

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