‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 42 sur 1672 · ALBUMINURIE · texte numérisé non relu

ALBUMINURIE

vineuse, légèrement amère, fait d'excellentes confitures. Le noyau est gros, l'amande amère. L'Albergier se multiplie de noyau ou bien se greffe sur l'amandier. On estime Y A. de Tours et VA. Montgamet. ALBIEN (étace) nom donné, en Géologie, à celui des étages crétacés, /mi succède à l'étage aptien < précède immédiatement l'étage cénomanien ou de la craie chloritéc. Il est connu aussi sous le nom de Gault. — Dans le bassin de Paris,il est généralement argileux, et repose sur une épaisse couche de sables verts d'où sortent les eaux qui alimentent les puits artésiens de Grenelle et de Passy. On le retrouve bien développa dans le bassin méditerranéen, en Angleterre, en Suisse, en Piémont, etc. Principaux fossiles :Y Ammonites Deluci, VA. mamillaris, VA.Beudanti,YAvellana inflata, la Trigonia Fittoni, YArca fiorosa, etc.

ALBINOS (de l'espagn. albino ; d'albo, blanc). On nomme ainsi certains individus chez qui la peau est blafarde ou d'un blanc fade, ainsi que les cheveux et les poils; la pupille d'un rouge foncé, l'iris d'une pâleur rosée et qui supportent difficilement la lumière du jour. Cette anomalie ordinairement congénitale est due à l'absence da. pigment, matière qui colore la peau, les yeux et les cheveux : c'est le résultat d'une dégénérescence qui peut attaquer l'homme sous tous les climats ; mais ce n'est pas le caractère d'une race particulière. On trouve beaucoup d'albinos en Afrique, parmi les nègres : c'est ce qui leur a fait donner le nom de nègres blancs. Les albinos mâles sont généralement impuissants; mais les femmes peuvent devenir mères. L'albinisme peut être total ou partiel. — h'albinisme se rencontre souvent aussi chez les animaux : parmi les mammifères, on l'observe depuis l'éléphant blanc vénéré des Siamois jusqu'à la souris blanche, en passant par le daim, le cerf, le lapin, le cochon d'Inde, la taupe, etc. ; chez les oiseaux, on peut citer le corbeau, la pie, la grive, le merle, le canard sauvage, le moineau, le serin, etc.; enfin, on a constaté l'albinisme chez l'anguille et l'écrevisse. L'opposé de l'albinisme est le mélanisme. Voy. ce mot. L'absence plus ou moins complète de la chlorophylle dans certains végétaux, produit chez eux une sorte d'albinisme. Voy. Étiolement.

ALBITE (du lat. albus), minéral de la famille des Feldspaths [3 Al Si3 -+- Na Si*]. Il est blanc, souvent limpide, quelquefois jaunâtre ou verdàtre ; ses mistaux dérivent d'un prisme oblique à base rhombe, et sont souvent maclés. On le trouve aussi fibreux, laminaire ou compacte. Il se rencontre dans les granites ou les pegmatites en Auvergne, en Dauphiné, en Savoie, en Finlande, en Suède, etc. L'Albite entre comme partie intégrante dans certaines roches, par ex. dans les Euphotides. On l'appelle aussi Cleavelandite, Eisspath, Schorl blanc, etc.

ALBUGINÉ (du lat. albugo), se dit, en Anatomie, de membranes remarquables par leur blancheur et leur consistance; on nomme Tunique albuginée de l'œil, la. sclérotique; Fibre albuginée, celle qui forme les tendons, les ligaments articulaires, etc.

ALBUGO (du lat. albus), tache de l'œil vulg. nommée Taie, est produite par le dépôt d'une matière blanche entre les lames de la cornée. Ses causes sont l'ophthalmie, surtout celle de nature dartreuse ou scrophuleuse. La tache, opaque, laiteuse quand elle est récente, devient, avec le temps, crayeuse et nacrée; elle n'est jamais douloureuse. L' albugo diffère du nuage en ce qu'il est plus opaque, et du leucoma en ce que celui-ci offre toujours une dépression. L'Albugo invétéré est difficile à guérir.

ALBUM, mot latin qui veut dire blanc. On nommait ainsi chez les Romains des tablettes blanches ou des murs blanchis, sur lesquels les préteurs publiaient leurs édits, ou bien sur lesquels on affichai! des documents Officiels. — Auj. on appelle album un portefeuille composé de feuilles blanches sur lesquelles les personnes dont on veut conserver le souvenir, ou dont on veut posséder un autographe, écrivent leurs noms, leurs pensées, des airs notés, peignent

des portraits, des fleurs ou des paysages, etc. Cette mode a été importée d'Allemagne en France au commencement de ce siècle.

ALBUMEN (du lat. albumen, blanc d'œuf), partie de l'amande ou de la graine appliquée sur l'embryon, auquel il sertde nourriture quand il est jeune. L'albumen manque dans plusieurs graines,et sa nature varie beaucoup : il est sec et farineux (Graminées , coriace (Ombelhfères),oléagineuxetcharnu(Euphorbia< corné (Rubiacées), membraneux(Labiées). C'est le^<insperme de Jussieu et Yendosperme de Richard.

albumine {d'albumen, blanc d'œuf), matière visqueuse, blanchâtre, d'une saveur un peu salée, qui constitue l'un des éléments des corps organisés Minimaux et végétaux), et qui se distingue surtout par la propriété qu'elle possède de se coaguler par la chai sur. Elle constitue presque en totalité le blanc de l'œuf et le sérum du sang; on la trouve, dans la matière cérébrale et nerveuse, dans l'humeur vitrée de l'œil, dans l'eau des hydropiques et dans tous les liquidi s séreux. Elle est également contenue dans le suc des légumes, des raves, des choux-fleurs, des aspi les amandes et les noix en renferment aussi. L mine est une combinaison de carbone, d'hydrog d'azote et d'oxygène avec une petite quantité de soufre.Les albumines de provenances diverses ne sont pas identiques entre elles: ainsi l'albumine du sérun du blanc d'œuf, celle qu'on retire des poissons, celle que l'on trouve dans les exsudations de la plèvre ou du mésentère, tout en ayant une composition à peu près identique, diffèrent de propriétés. On distingue

Y albumine de l'œuf, la séro-albumine, Yhydropisine; Vichthydine, etc. De plus chacune de ces albumines est susceptible de deux états, un état naturel, ousoluble, et un état artificiel eu insoluble que leur communiquent la chaleur ou les acides.

On se sert de l'albumine en médecine dans les cas d'empoisonnement par des sels minéraux (principalement de cuivre et de mercure) ; battue et mêlée avec l'huile, elle guérit les brûlures. Dans l'industri l'emploie pour coller les vins, pour clarifier les sucres et divers liquides; pour recoller la porcelaine et le verre cassé : pour blanchir certaines pâtes; pour obtenir des épreuves né&atives en photographie, etc.

ALBUM1NOÏDES (Substances). On désigne sous ce nom toutes les substances azotées de l'économie animale ou végétale, dont la composition se rapproche de celle de l'albumine du blanc d'œuf. Ce sont :

Y albumine de l'œuf, et celle du sérum, Yhémutocristalline des globules du sang, les substances azotées du jaune d'œuf des oiseaux, et cellesdes œufs de poisson, les substances azotées des plantes appelées caséine, légumine , gluten, la matière du muscle des animaux imusculine ou syntonine, la fibrine du sang, celles des exsudations hydropiques, la ma:ière du cristallin et quelques autres. Toutes ces substances, dites aussi protétgues, ont une composition à peuples identique, la formule la plus simple, qui en ait été donnée est celle de Lieberktihn, C^H'^Az^SO22.

ALBUMINOSE. C'est, d'aprèsBouchardat, le principe soluble de la fibrine ; on a prétendu que c'était le produit ultime et seul assimilable des matières albuminoîdes. Elle se distingue de l'albumine en ce qu'elle ne se coagule pas par la chaleur et qu'elle se redissout dans un excès d'acide azotique qui peut d'abord la précipiter.

ALBUMINURIE (d'albumine et du gr. oOpeïv, uriner), mot par lequel on désigne la présence de l'albumine du sang dans l'urine: ce n'esta proprement parler qu'un symptôme indiquant une altération plus ou moins grave des reins, toujours produite au début par un état congestif de la substance intime de ces organes. Toutes les maladies qui peuvent se compliquer de cet état, donnent lieu à l'albuminurie, par ex. les fièvres éruptives, la scarlatine surtout, les maladies du cœur, etc. L'albuminurie chez les femmes arrivées à un point avancé de la grossesse doit faire pressentir des attaques d'eclampsie (Voy. ce

Page 1