ALCARAZAS
mot). — On dé assi sous le nom d'Albu
rie, ou miei die de Bright du nom du mé-
decin anglais qui l'a décrite le premier), une maladie qui COI ■ '' du rein et
la destruction Bueeessive des parties essentielles de cet organe. L'un des principaux caractères extéi de cci est la pâli ur de la face et la bouf-
fissure partielle ou générale du corps, résultant de l'iniilt rutioii de la sérosité du sangdans le tissu cellulaire sous-cutané. Viennent ensuite des troublesde la vision etdes accidents cérébraux, comateux ou convulsifs, qu'on a attribués à l'accumulation d'une trop grande proportion d'urée dans le sang. Cependant à l'état aigu, cette maladie peut n'être qu'une affection légère, qui naît ordinairement sous l'influence du froid humide et guérit presque spontanément. Il est toujours utile d'entretenir les fonctions delà peau à l'aide de frictions ou de fumigations stimulantes. — On constate la présence de l'albumine dans l'urine: 1° par l'action de la chaleur (en chauffant une petite quantité d'urine dans un tube de verre, on voit bien ! ùt si ■ former un nuage ou des flocons plus ou moins épais d'albumine); 2e par ['acide azotique 'quelques gouttes versées dans l'urine déterminent le même précipité). — Consulter sur cette maladie les travaux de Bright, de H ayer, de Martin Solon,de Semmola,etc.
ALCA,noni latin scientifique du Pingouin, a formé le mot Alcades ou Aicidés, famille d'oiseaux Palmipèdes plongeurs comprenant, entre autres genres, les Pingouins et les Macareux. Voy. ces mots.
ALCAHEST, mot forgé par Paracelse pour désigner une liqueur propre, selon lui, à guérir toute sorte d'engorgements. — Ce nom a été donné par Van Ilelmontàun dissolvant universel eV& un remède propre à ramener les corps à leur première vie.
ALCAIQUE (vers), vers grec hendécasyllabe, inventé par le poète lyrique Alcée, et adopté chez les Latins, est formé de h pieds et d'une césure : le 1er pied est un spondée, rarement un ïambe ; le 2e un ïambe ; puis vient la césure, et enfin 2 dactyles :
Dùlce êl | decô | rum est | prô patri | à mon.
— On appelle strophe akaïque une strophe composée de 4 vers, dent les 2 premiers sont aicaiques, comme dans ces vers d'Horace :
Omnes eoilom COgimur : omnium Versatur urna serius ocius Sors exitura, et nos in oeternum Exilium impositura cynibœ.
Les Allemands, notamment Klopstock, ont employé le vers alcaique.
ALCALI (de l'arabe al kali, la soude), se dit. en Chimie, de certaines substances douées d'une saveur acre et urineuse, et que caractérisent leur causticité et l'énergie avec laquelle elles secombinent avec les acides. Les alcalis solubles dans l'eau ramènent au bleu le tournesol rougi par les acidi s, verdissent le sirop de violettes, et brunissent la teinture de curcuma-Les anciens chimistes n'appliquaient le mol alcali qu'à trois substances : la potasse (alcali minéral ; la soude (akali vég Mal ,el l'ammoniaque (alcalivolatil)la chi-
les alcalis propres, comprenant, outre les trois précédents, la ùthine et les oxy-
rubidium et do caesium, et les alcalis ter
comprenant la chaux, la baryte, la strontiane et la
\ l'exception de l'ammoniaque, tous cesal-
calis sont des oxydes métalliques; aucun d'eui n
rencontre dans la nature à l'état de liberté. On lesap-
tigues p< ur les distinguer des A.
\atés, combinaisons des alcalis caustiques avec l'a< ide cari». ni lie, qui partagent beaucoup 4 priétésavec les alcahs libres.— Les Alcaloïdes au Alcalis organiques, sont de beaucoup plus nombreux que les alcalis fournis par le règne minéral •. on les di\ ise en .1. artificiels i I y. ce mol et t.
raZr, le pins souvenl végétaux, qui con i
du carbone, de l'h | de l'aiOte, et pour la
plupart de ! . Parmi ces alcaloïdes, les uns
s dans les organes des plantes, en combinaison avec certains acides : tels sont la quinine, la cinchonine, dans lesécorces de quinquina; la morphine, lanarcotine, la narcéine, la thébaîne, dans l'opium; la strychnine et la brucine, dans les strychnos, etc.; les autres sont le produit de réactions chimiques sur certaines substances organiques : tels sont l'aniline, la quinoléine, la toluidine, etc. Les alcaloïdes naturels sont généralement insolubles dans l'eau, ce qui permet de les extraire des organes qui les renferment, en traitant ceux-ci par de l'acide chlorhydrique ou sulfurique affaibli, et décomposant la solution par de la chaux ou de l'ammoniaque, qui vient alors précipiter les alcaloïdes ; tous, à l'exception dela cicutine, de la nicotine et de laspartéine, sont oxygénés et non distillables, tous ramènent au bleu le tournesol, presque tous sont solubles dans les huiles fixes ou les essences carbonées; tous, à l'exception de la cinchonine et de la quinidine, dévient à d le plan de polarisation ; tous h dose plus ou moins élevée exercent sur l'organisme un effet puissant. Presque toutes les plantes vénéneuses doivent leur action à de semblables alcalis : la ciguë contient la conicine ; la belladone renferme l'atropine; le pied d'alouette, ladelphine; le tabac, la nicotine, etc. Ces alcalis sont, pourlaplupart,des remèdes précieux.
Les alcalis minéraux étaient connus fort anciennement. La découverte des alcaloïdes ne remonte qu'à l'année 1803, époque à laquelle Seguin et Derosr.e, en France, et Sertuerner, en Hanovre, découvrirent dans l'opium des principes cristallisés doués de propriétés alcalin s. Depuis lors, la liste des alcaloïdes s'est considérablement accrue, grâce aux recherches de MM. Pelletier et Gavent u, Robiquet, Brandcs, Geig r, Henry fils et Plisson. Dans ces derniers temps, 1er, Hoffmann, Wurtz,Gerhardtet Zinin ont fait connaître les procédés à l'aide desquels on peut produire artificiellement certains alcaloïdes.
ALCALIMÉTKIE (d'alcali et du gr. uérpsv, mesure), méthode servant à déterminer les proportions d'alcali caustique ou carbonate contenues dans les potasses et les soudes du commerce. Les parties alcalines étant les seules utiles, cette détermination indique la valeur intrinsèque de ces produits. Deux méthodes sont en usage : la plus expéditive, proposée en 1801 par Descroizilles et modifiée parGay-Lussac, consiste à saturer l'alcali par de l'acide sulfurique étendu, d'un titre connu, et contenu dans une burette graduée ; le point de saturation se reconnaît à l'aide du tournesol. L'autre, moins prompte, mais plus exacte, est due a MM. Frésénius et Will : on équilibre sur le môme plateau de la balance l'alcali et l'acide destiné à le saturer, contenus dans deux ballons contigus, et, après les avoir mêlés, on l'ait une nouvelle pesée; la mee de poids sur la premi indique l'a-
cide carbonique dégagé.
ALCALINITÉ (d'alcali), propriété que possèdent certainscorps solubles dans l'eau de ramener au bleu le tournesol rougi parlesacides. Les sulfures al sont les sulfures formés de soufre et de quelqu'un des métaux qui produisent avec l'oxygène les alcalis ou oxydes alcalins (potassium, sodium, calcium, bar On appelle sels alcalins les sels a base d'<
ALCALOÏDE ou Alcali organique. l'oy.Ai-cu.i.
ALCAMIIA, planta. Voy, Henné.
ALCARAZAS, ou mieux u.cakraza (de l'arabe al auras, la crue lie , vase poreux en forme de bot; âonl en se sert dans les pays chauds, surtout en Espagne, pour rafraîchir l'eau. Ces vases étant lé ment perméables, la vaporisation qui a lieu à leur
surfl ce leur enlève de la chaleur assez, vite pour refroidir le liquide qu'ils contiennent. On les p .
l'ombre et dans un courant d'air pour augmenter l'évap 'ration. Selon Darcet, ils sont formés d'un mélan-
i p. de terre calcaire et de 8 p. d'argile ; on ; roduit aussi un peu de sel. — Ce genre de vase c >nnu de toute antiquité chez lesEgyptiens; les Ara-