I — COUTURIER
de Langres, de Ghàtellerault, de St-fitienno, de Paris, de v.gent, etc. La coutellerie anglaise de Sbeffield est très-renommée. Qn cite également la coutellerie de Lierre, de \amur, et de Gemhloux en Belgique, celle deSolingen en Prusse, etc. Voir sur ce sujet les rapports sur les Expositions universelles de MM. Leplaj [1851), M. Chevalier (1855), de Hennezel(1862) et Dubocq (18C7). — Les Févres-couteUers formaient autrefois une corporation dont les statuts sont de 1565; les émouleurs et les couteliers faiseurs de manches, en dépendaient; mais les imagiers-tailleurs qui fabriquaient les manches sculptés formaient une corporation à part.
<:ol'TIL (du vieux français couette, heutte, en lat. culcita, matelas), grosse toile croisée, fort serrée et lissée, quelquefois toute en fil, mais plus communément aujourd'hui en fil et coton. On l'emploie pour la confection des lits de plume, des traversins, des oreillers, des tentes, des guêtres, etc. On fait aussi des coutils dé fil d'un tissu fin pour pantalons. — Autrefois, les plus beaux coutils se fabriquaient à. Bruxelles; aujourd'hui Lille, Tourcoing, Koubaix, Mulhouse, Troyes, Rouen, Coutances, Laval, Verneuii, Gondé-sur-Noireau, Nérac, Agen, etc., fabriquent toute espèce de coutils.
COI TILLKli, soldat armé d'une coulille, espèce de sabre ou de coutelas, qui faisait partie de la suite d'un homme d'armes. Voy. Lanci roi aras.
COUTRE 'du lat. culter), une des principales pièces de la charrue, consiste en une lame d'acier en forme de couteau, fixée verticalement à l'âge, de manière à trancher de haut en bas la portion de terre que le soc tranchera horizontalement. Sou inclinaison et sa direction varient suivant les charrues.
II en est de même de la manière de fixer le coutre à l'âge : ['étrier dit américain, qui permet d'avancer et de reculer le contre à volonté et de varier son inclinaison, parait être le meilleur agencement Pfoy. Cbabri k.
COUTUME (du lat. consuetudo), Dkoitcoi timif.r. La coutume est une sorte de législation étabhe par l'usage seul : on l'oppose à la loi ou droit écrit. Dans notre ancienne Jurisprudence, les coutumes tant générales, c-i-d. régissant plusieurs lieux, que locales, c.-à-d. régissant un seul lieu, avaient été rédigées par écrit. On appelait pays coutumiers ou de coutume, ceux qui étaient régis par cette espèce de droit, et pays de droit écrit,ceux qui étaient régis par le droit romain. — LaGuienne, la Gascogne, le Roussillon, le comté de Foix, le Languedoc, le Quercy, la Provence, le Dauphiné, le Lyonnais, le Forez, le Beaujolais, la Franche-Comté et ^t\>' partie de l'Auvergne, étaient despays de droit écrit ; toutes les autres provinces, Normandie, Bretagne, etc., étaient régies par des coutumes. On distinguait 50 coutumes général
225 coût s locales; le nombre des coutum
toute la France,] compris celles des villes, s'élevait •< fjOO. Cette diversité de législation, qui donnait heu aux difficultés les plus graves, a disparu en I7S0 ; toutes les coutumes ( > ; 1 1 été remplacées par nos i Voy. Usage et Dion.
Le nom de COUtumier se donne encore aux recueils qui contiennent la coutume d'une ville, d'un pays, d'une province, etc. Le Coutumier général de Bourdot de Richebourg Paris, i:j, pres-
que toute, les coutumes de l'ra:i. e.
COUTURE [du lat. fictif consuture \ d coudre . L'art de la couture comprend la couture <iu linge ei la couture des robes. Dans l'une comme dans
l'autre partie, OH distingue plusieurs séries de points ;
/'. de devant, P. d'ourlet ou de côté, du aussi couture à Fanglaise, /'. arrièrt . /'. de turget, /'. de boutonnière. Voy. l'oix t.
COUTURIER. Jusqu'au xvi" siècle, les tailleurs s'appelaient couturiers : on appelle
tailleurs peur daines.
Un \natomie, onappeUomusc/ecoufurter, un muscle pair située la partie antérieure de la cuisse, qui