CRITIQUE
'".IlUCODILE.
croyance au témoignage de nos semblables. On a proposé d'autres critériums : Aristote et Leibnitz, le principe de contradiction; Locke, la convenance des idées; Pascal, la véracité divine [Pensées'. Personne n'a d'assurance, hors la foi, s'il veille ou s'il dort); Lamennais, le consentement universel. Tous ces critériums sont insuffisants, et) loin de pouvoir remplacer l'évidence de la raison, ils la présupposent. Sans doute, comme le dit Descartes, « il y a quelque difficulté a bien remarquer quelles sont les choses que nous concevons distinctement; » mais c'est là un défaut propre à l'intelligence humaine ; elle est bor-
t aucune règle ne peut la rendre infaillible. Consentement i niversel, Contradiction, Évidence, l rreob, Vérité.
CRITHSfUH, nom latin botaniq. du genre Bacile.
CR1TICISME (du gr. xpmxoç, critique), nom par lequel on désigne le système de Kant, qui prétend ettre à la critique toutes [es notions qui sont dans l'entendement humain [Voy. Idéalisme). La doctrine dé Kant a été traduite en français, exposée et développée par les travaux de MM. Tissot, Barni, Secrétan et Renouvier. Voy. Esthétique, Logiqie, Morale, Métaphysique, etc.
CRITIQUE (du gr. xpt-rixvj), art de juger les œuvres de l'esprit humain. — La Critique littéraire revêt diverses formes : ou elle se présente comme une partie essentielle de l'histoire générale, décrit les révolutions de la pensée, explique les changements du goût, apprécie les chefs-d'œuvre d'après les lois générales de l'esprit et le génie de l'époque qui les a produits {Voy. Littérature) ; ou elle étudie les types variés que présentent les talents individuels (Gust. Planche, Sainte-Beuve, etc.); ou elle traite à fend une question pour en tirer un enseignement pratique (VUlemain, Saint-Marc Girardin, Nisard, etc.). Elle est la faculté dominante de notre siècle ; elle est l'âme de tous les ouvrages et elle est mêlée à tous les genres. — 11 en est de même de la Critique appliquée aux beaux-arts : elle trace l'histoire des grandes écoles (Voy. Peinture, Sculpture, etc.), ou elle s'attache particulièrement à un genre, à un artiste (Diderot, Leasing, Winckelmann, Quatremère de Quincy, Cousin, Vitet, Scudo, Beulé). Voy. Esthétique. — Pour la Critique philosophique, la ('. historique, la Q. philologique, \'oy. Philosophie, Histoirb, Philologie. — Voy. aussi. Journaux.
On doit à M. Egger un Essai sur /'Histoire de la critique chez les Grecs (Paris, 18'i<J-50;. L'histoire complète de la critique dans les temps modernes est encore à faire.
critique kcoi.e), école contemporaine dont le nom indique le caractère distinctif. S'inspirant à la fuis du positivisme d'Aug. Comte', ducriticismedeKant et de la dialectique de Hegel, par suite occupant une position intermédiaire entre l'empirisme et l'idéalisme, elle n'a point de doctrine fixe et précise susceptible d'être formulée dans une définition. Elle pose en principe que tout est relatif ei changeant dans l'humanité comme dans la nature. A ce point «le vue, l'upivera n'est que la série desapparem es par lesquelles montre à nus jeux ; c'esl une force infinie qui aspire à passer, dans la suite de ses évolutions successives, par l'infinité des forme, possibles ; l'étal présent sort de celui qui précède el prépare celui nui suit ; donc tout ce qui existe est un moment né ire de l'éternel univers. Dans l'humanité, cette mobilité infinie d'états, déterminant une bemblable mobilité de sentiments et d'opinions, donne naissant e aux croyances religieuses et aux systèmes philosophiques, aux institutions morales 'et sociales, BUI formes littéraires et artistiques, qui changent selon
les siècles et varient selon les races; par c< DSéquent,
toutes les opinions n'exprimant que les conceptions de ceux qui les énoncent, il n'y a pas lieu d'en chercher la valeur; il aufflt de les comprendre, c-à d. de les anai\ sei- et de le rapporter aux lois qui en expliquent l'apparition et i. succession: ce qui con-
duit à appliquer aux sciences morales la méthode des sciences physiques. Les causes réelles ne tombant pas sous l'observation des sens, l'école critiqua n'en reconnaît pas : pour elle, l'âme pensante n'est que la résultante des forces cérébrales ; Dieu est en un sens le progrès de la nature, en un autre l'idéal humain; de toute façon, il est dans on devenir perpétuel, comme la nature et l'humanité, sans lesquelles il n'est rien. — On voit par cet exposé que l'école critique, laissant de côté la conscience et la raison qui peuvent seules nous faire connaître les véritables réalités en Métaphysique, prend son peint de départ dans des hypothèses qu'elle affirme -ans donner aucune preuve à l'appui. — Voir : P.Janei, la Crise philosophique; Caxo,rïdée de Dieu; Bavaisson, la Philosoph e en France au xix' siècle, § mi.
En -Médecine, on appelle Jours critiques ceux où apparaissent de préférence les crises (Voy. Crise). D'après Ilippocrate et Galien, le 7e jour est 1 critique , ar excellence : presque toujours la crise qui survient ce jour-là est favorable; au contraire, celle du 6e j' ur e I le plus souvent funeste. Apri s ces deux jours principaux, le 14% le 21e et le 2*5C sont considérés comme les meilleurs : le S*", le 10e, le 16' et le 19 , comme les plus mauvais. La théorie des jours critiques e8t fondée sur des faits incontestables, mais dont il ne faudrait point tirer des conséquences trop absolues. — On appelle Age critique l'époque de la vie où les femme- cessent de pouvoir être mères. Voy. Clihatériques innées .
CROASSEMENT (onomatopée), cri particulier aux oiseaux du genre Corbeau.
CROATES, troupe de cavalerie. Voy. Cravates.
CUO< IDE de croc), ancicnnementcowff,rft'em, fuse ou troc/ie'.note de musique en forme de crochet qui se figure ainsi ([),et qui représente la durée d'un son la Be partie d'une ronde, à la 4* d'une blanche, et à la 2V d'une noire. I ne double croche " la moitié de la iroche, une triple ' en est
le tiers, une quadruple croche le quart. La
durée de la croche est purement relative et dépend de la lenteur ou de la rapidité du mouvement.
CROCHET (diminutif de croc). On grand nombre d'industriels, fabricants de bas au métier, blanchisseurs de toiles, chandeliers, mégissiers, passementiers, menuisiers, charpentiers, etc., se servent de crochets faits pour chacun d'eux, de différentes manières. — On nomme crochet l'instrument avec lequel les serruriers font jouer le pêne d'une serrure quand ils n'en ont pas la clef : d'où l'expression cheter une serrure.
Broder au crochet, c'est broder avec un petit instrument en acier, de la grosseur d'une forte aiguilla à c ttdre, dont une des extrémités, qui est pointue, porte un crochet.
En Hippiatrie, on appelle crochets les dents placées entre les incisives Bt les molaires; elles sont au nombre de &, l1 à chaque mâchoire. Les crochets tent rarement chez les femelles. — On donne aussi
ce nom aux dents \eniinouses des serpents.
CROCKET OU CROQI ki, sorte île jeu de boules, qui tient ii la fois du cricket et du mail. Ii sur le sol, soit sur une grande table de billard, i s joueurs, partagés en deux camps, rivalisent pour arriver les premiers à un but déterminé, en poussant leur houle à l'aide d'un maillet de bo s de m à lui faire parcourir un itinéraire obligé en passant
par une suite de cercles belles en terre OU pOSt - SUT la table de jeu. L'adresse du joueur consiste nonseulement à atteindre le but, mais à en ( adversaires. Ce jeu, moins violent que te
moins pénible que le mail, est un Bien tce parfaitement ci nvenable pour les enfants • il- les
jeunes lilles.
CROCODIL1 du gr. tue oxtôcO o$,Crocoi ///«>. re de Reptiles, type de l'ordre des Crocod iens, qui est intermédiaire entre les Lérards et les Tortues. Comme les premiers, les I