‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 445 sur 1672 · CYCLOPTÈRE · texte numérisé non relu

CYCLOPTÈRE

fossés, etc. La racine du C. il' Europe est vermifuge et très-purgative: < ■ Il (j faisait autrefois la base de l'onguent nommé arthanita; on en tire un principe immédiat, Varthanitine, et un puissant toxique, la cyclamine. — On cultive plusieurs espèces de ce genre à cause de l'élégance de leurs fleurs.

"2YCLE (du gr. xvxXoç, cercle). On appelle ainsi diverses périodes d'un certain nombre d'années, destinées pour la plupart à faire concorder des années différentes. Chez les anciens, les cycles principaux étaient la diètéride, période de 2 ans, qui formait 730 jours ; Yoctaéiéride, période de 8 ans, ou 2,022 jours ; le cycle de ( 'alippe, de 70 uns, ou 27,759 s le cycle aHtpparque, de 304 ans, ou 111,035 jours; le C. lunaire et le C. solaire, dont on fait encore usage aujourd'hui dans nos calendriers.

Le C. lunaire, ou ennéadécaétéride, est une période de 19 années solaires comprenant 235 lunaisons, à l'expiration desquelles les nouvelles et les pleines lunes arrivent aux mêmes époques, parce que le soleil et la lune sont de nouveau, après 19 ans, par rapport à la terre, dans les mêmes points du ciel. Ce cycle fut découvert par l'astronome Méton, l'an /i33 av. J.-C. ; il fut accueilli par lesGrecsavec enthousiasme, et l'on inscrivait dans les temples en lettres d'or le numéro d'ordre de chaque année du cycle, d'où le nom de nombre d'or, donné à ce numéro. Le cycle lunaire actuela commencé le lcrjanvierl862 et finira le lerjanv. 1881. — Le C. solaire est une période de 28 années, au bout desquelles l'année recommence par les mêmes jours, en sorte qu'après cette période les lettres dominicales redeviennent les mêmes pour les mêmes jours. Le 1er cycle solaire a commencé 9 ans avant notre ère (Voy. Calendrier perpétuel). — Le cycle lunaire et le cycle solaire combinés forment la période Dionysieane ou Victorienne, dite aussi Cycle pascal : c'est un cycle de 532 années attribué a Denys le Petit et à Victorius, et à la fin duquel la fête de Pâques revient à la môme date. On ne s'en sert plus depuis Grégoire XIII.

On appelle Cycle ou Période sothiaque une période de 1460 ans, au bout de laquelle lecommencementde l'année vague ou année des Égyptiens coïncidait de nouveau avec l'équinoxe du printemps. Voy. Année.

cycle, se dit, en Physique, d'une série de modifications que subit un corps, en passant d'un état à un autre. Le cycle est fermé, lorsque le corps revient à son état initial; c'est ainsi que dans la machine à vapeur l'eau d'abord liquide à la température ^ordinaire, est échauffée, réduite en vapeur; puis elle pousse le piston, passe au condenseur, redevient liquide ; elle parcourt un cycle fermé d'opérations. On représente ce cycle géométriquement par une ligne dont chaque point a pour abscisse et ordonnée deux quantités qui mesurent la pression et le volume de l'eau à un instant déterminé de l'opération.

cycle. En Littérature, ce mot désigne tout ensemble d'épopées se rapportant à une même époque : c'est ainsi que Tondit le Cycle troyen.leC. deChar- Jemagne, le C. de la Table ronde, voy. Cycliques (poètes , au Dict. d'Hist. et de Géogr.

<; CLIQUES, famille d'Insectes, de l'ordre des Coléoptères tétramères, établie par Latreille, a pour caractères principaux : les ;i premiers articles des tarees spongieux ou garnis inférieuremenl de pelotes, le pénultième partagé en deux lobes ; an tenues (informes, corps arrondi ; larves se recouvrant de leurs

excréments eu visant dans des tubesqu'elles traînent avec elles, quelques-unes nues. — Cette famille forme ;i tribus : les Cassidaires, les ChrysoméUnes et les Gallérucites .

CTCi t"i es poëtbs). Voy. Cycle.

CYCLOÏDE (du gr. x"jx).0Et<vr,:;, dite aussi Tnichoïde eu Roulette, courbe engendrée par un point fixe d'un cercle roulant sur une droite. Chaque peint d'une roue en uionv émeut décrit une cycloide. Galilée ou plutôt le l'. Mersenne signalèrent cette courbe en 1015. En io;^, Roberval détermina son aire ; en

1644, il trouva le volume des solides engendrés par la révolution de la cycloîde autour de sa base et de son axe. En 1658, Pascal proposa une série d'autres problèmes n lat ifs à cette courbe.

CYCLOLOBÉES, tribu de la famille d- I dées. Voy. ce mot.

CYCLOMÉTOPES (du gr. xvx>.oç, cercle, et uixwreovj fient , famille de Crustacés, de l'ordre di capodes brachyures, comprend les deux tribus des Cancérienset des Portuniens. Voy. ces mots.

CYCLONE du gr. xvxXo;). On appelle cyclone*, en .Météorologie, les mouvements gyratoires de l'atmosphère qui produisent les vi ipètes de la mer des Indes et des Antilles. Selon M. Espy, ils résulteraient de ce que l'air qui recouvre une contrée plane, humide et calme, s'échauffe et s'élève verticalement à une grande hauteur, en conservant une température supérieure à celle de l'air environnant, à cause de la condensation de son humidité. Sa force ascensionnelle va donc en augmentant, et il se produit un véritable tirage qui appelle violemment l'air inférieur qui l'entoure. Les cyclones sont aussi connus sous le nom de tornados. — On donnait, il y a quelqu s années, le nom de cyclones à d'autres mouvements de l'atmosphère que l'on appelle maintenant tourbillons et bourrasque*; ces tourbillons engendrés dans l'Atlantique aux environs de Terre- Neuve par la condensation des vapeurs chaud (înlfstream, sont peu étendus à leur naissance ; mais peu à peu ils s'agrandissent, jusqu'à prendre un diamètre qui varie de 60 à 600 lieues marines. Ils traversent invariablement l'Atlantique de l'ouest à l'est, en inclinant un peu vers le nord ou vers le sud, atteignent d'abord l'Angleterre, puis la France, où ils signalent leur arrivée par une élévation brusque suivie d'un abaissement considérable du baromètre, et vont enfin s'éteindre vers le Caucase et la mer Caspienne. L'expérience a montré que ces tourbillons sont en grande partie l'origine des orages qui ravagent la France périodiquement, et qui prennent naisi dans leur partie méridionale, tandis que leur partie centrale, où la pression barométrique est toujours très-basse, est le théâtre de tempêtes plus ou moins violentes. — Dans les stations météorologique blies sur les différents points de la France, on relève chaque jour les pressions barométriques qui, transmises à l'Observatoire, permettent de tracer sur une carte spéciale, ce qu'on appelle les courbes d' pression: si ces courbes tournent toutes leur concavité' vers un même point, c'est que ce point est le centre d'un tourbillon ; la comparaison des cartes de deux jours consécutifs, fait reconnaître la direction dans laquelle il se propage; et de là, la possibilité de prévoir quels sont les points menacés par les mauvais temps et les tempêtes, et d'indiquer le jour prochain où ils seront atteints.

CYCLOPÉENNES CONSTRUCTIONS] ou il i vs.

constructions anciennes «pie la Fable attribuait aux Cyclopes et qui paraissent être l'œuvre e.os. Elles se font remarquer par les énorn. mensions des pierres, taillées en polyèdres fa" liers, et par l'absence totale de ciment. Il en subsiste encore de nombreux vesti .'es dans l'Argolide, rinthe, en Italie, en Sardaigne, etc. Dodwell en a

donné une description; l'etit-liadel a formé une collection de modèles de ces constructions, que l'on conserve à Taris Bibliothèque M

CYCLOPES, genre de petits Crustacés, de l*o dre des Branchiopodes Monocles de Linné . caractérisés par un d'il unique, un test univalve. un corps allongé, terminé en queue, de consistance gélatii par 2 à 4 antennes et 0 à 10 pattes - l

Clones habitent les eaux douces et Stagna

CYCLOPTERE [du ^rr. xûxXo;e1 rrrspov, nag Cyclopterus, genre de Poissons malacoptérygiens subbrachiens, de l'ordre des Squamodermea, caractérisé par leurs ventrales, dont les rayons. Buspeedua autour du bassin et réunis par une seule inc-m-

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