‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 456 sur 1672 · |8| DÉCLINAISON · texte numérisé non relu

|8| DÉCLINAISON

de deux sous tournois dont la valeur est, à très-peu de chose près, la même.

On a donné aussi ce nom à diverses sortes d'impositions, savoir :1° Les décimes propr. dites, sommes perçue» autrefois sur le clergé, au profit du roi ou du pape. La première décime fut accordée à Charles Martel pour la défense du pape contre les Lombards. Depuis, les rois de France en levèrent très-souvent; niais la perception de cet impôt ne devint régulière qu'à dater de François 1er. Après l'assemblée de Poissy en 1561, ces décimes s'appelèrent D. du contrat, D.aniii nnes ou D. ordinaires, pour les distinguer des D. extraordinaires que le clergé payait à des époques moins régulières. — 2° Le décime sur les spectacles. Voy. Pauvres (Droit des). — 3° Le décime de guerre, surtaxe d'un décime par franc établie par la ioi du 6 prairial an VU (25 niai 1 799; à titre de subvention extraordinaire de guerre, en sus des droits d'enregistrement, de timbre, d'hypothèque, de greffe, de douanes,etc. Elle ne devait d'abord être perçue que pendant l'an VII ; elle a été toujours continuée depuis et quelquefois même doublée.

DÉCIMÈTRE, dixième de mètre, équivaut à 3 pouces, 8 lig., 3kl\ millièmes des anciennes mesures.

DÉCISION (du tet.decisio). Dans l'ancienne Jurisprudence, on cite : les Cinquante décisions de Justinien, par lesquelles il prononça sur des questions à l'égard desquelles lesjurisconsultes étaient par on les a incorporées dans le 2e Code deJustinien; — les Décisions du tribunal de la Rote ( Voy. ce mot , imprimées en 1515 sous ie titre de Decisiones rotœnovœ et antiquœ; — un recueil de lois saxonnes, intitulé : Decisiones électorales, saxonicœ, etc.

DÉCISOIRE (serment). Voy. Serment.

DÉC1STÈRE, dixième de stère, équivaut à 3 pieds cubes, c.-à-d. à une solive de charpente. I oy. Stère.

DÉCLAMATION (du lat. déclamât ni . Les anciens donnaient ce nom aux exercices oratoires usités dans les écoles des rhéteurs. On distinguait : les thèses, où l'on traitait des questions générales et abstraites, et les hypothèses, dont le sujet se rapportait à des faits historiques ou imaginaires ; ces dernières s'appelaient suasoriœ, quand il s'agissait de délibérations politiques ou privées, et controversiœ, quand il s'agissait d'affaires judiciaires. Sénèque le père nous a laissé un Recueil de déclamations qui peut donner une idée de ce genre d'éloquence.

De nos jours, le mot déclamation, pris dans un sens technique, comprend, outre le débit unitaire [Voy. Barkeai;, Chaire, Tribune et Orateur), l'art de débiter un rôle sur la scène, avec l'action mimique qui en est le complément indispensable. On doit distinguer, sous ce rapport, la déclamation tragique et l& récitation comique. Cette dernière n'adnx t. qu'un genre, le genre parlé, c.-à-d. naturel ; la première, au contraire, a pendant longtemps été en France toute de convention : pour donner au vers plus d'énergie et de majesté, les acteurs avaient substitué au parler naturel une espèce de cantilène aussi monotone qu'emphatique. Baron, Lekain et Larive apportèrent d'utiles réformes dans la déclamation théâtrale. Talma la ramena au débit naturel. De nés jours, M,llc Rachel, qui avait hérité du génie de 'l'aima, a su parla faire revivre un instant le genre tragique. On peut consulter sur la déclamation théâtrale les écrits de Me»e Clairon, de Mauduit Larive, de Talma [Réflexions sur Lekain, 1825 , le poème de Dorât [la Déclamation, 1700;, etc. — Le Conservatoire impérial de musique et de déclamation, h Paris, possède un cours de déclamation lyrique et an cours d clamation dramatigue.

DÉCLARATION (du lat. decktratio). En Droit

criminel, on appelle ainsi : i« le témoignage porté,

soit devant l'officier de police, soit devant le juge

d'instruction ; 2" la formule que le chef du Jurj emploie pour faire connaître le verdict rendu par lui au sujet d'un accusé.

11 y a, en Droit civil, les Déclarations cTal

de command, de décès, denaissana, de succession, de mmunauté ou à succession, etc.

( I oy. ces mots ; — en Droit commercial, la D. de faillite 'You. ce mot); — en Droit administratif, la I>. dédouanes, «elle qu'il faut faire aux bureaux des douanes ou de l'octroi pour obtenir la libre circulation des marchandises.

Dans l'ancien Droit français, on appelait D. du roi, un acte de la puissance souveraine qui interprétait, réformait, ou maintenait une lui; D. se riule, tout acte récognitif exigible de la part d'un seigneur; D. sèche, la simple reconnaissance qu'un immeuble était assis dans la justice de iel seigneur.

En Politique, on nomme D. de guerre, un manifeste diplomatique, accompagné du rappel des Brodeurs, par lequel deux puisst se dénoncent l'état de g erre. Chez les Romains, cette déclaration se faisait par le miniat ciaux, qui jetaient une javeline sur le territoire de l'ennemi en Lui déclarant à haute voix la guerre. Au mojen âge, un héraut, dépêché au chef ennemi, jetait à s. s pieds un gantelet en signe de défi. — Pour la D. des droits de l'homme et celle du clergé eu 1682, Voy. le Dtcf. d'Hist. et de Géogr.

DÉCLASSEMENT (de classe). C'est, en Droit administratif, l'opération qui consiste à faire sortir une chose du domaine public pour la faire rentrer dans le domaine privé : ainsi on déclasse une voie publique en la rendant à la propriété privée. — Voy. aussi Pi Al ES FORTES.

DÉCLIC ou DÉCMCQ. Voy. Cliquet et Mouron.

DÉCLINAISON (du lat. declmutio). Dans les langues qui ont des cas ( Voy. ce mot), comme e oit, le grec, le latin, l'allemand, etc., décliner c'est faire passer par toutes leurs flexions casuelles li stantifs, adjectifs et pronoms dont la terminaison peut varier. — On appelle aussi déclinaison le tableau de ces diverses flexions.

m ( lunaison. 1° En Physique, on appelle /'. gnétique ou 7). de l'aiguille aimantée, l'aagfc l'aiguille d'un, boussole horizontale fait avec la méridienne. La déi linaison est ot ienta e quan i : austral de l'aiguille esta l'est de la méridien occidentale quand il est à l'ouest. Il y a des lieux sur lu terre où l'aiguille se dirige exactement suivant la méridienne : pour ces lieux, la déclinais nulle; il existe, d'un pôle à l'autre, au moins deux sans déclinaison : ces lignes traversent les mers et les continents dans des directions sinueuses et irrégulières. La déclinaison d'un lieu varie le temps; en France, par exemple, la déclinaison était

orientale avant 1664; elle fut nulle à cette époque, puis eile devint occidentale et augmenta jusqn environ M s m . Ensuite elle diminua peu à ; continue ii décroître de nos jours. La boussole

OUtre assujettie, dans .va déclinaison, à des variations diurnes, qui paraissent être occasionnées par l'action magnétique di ■ astres sur l'aiguille. Vers 8 heures

du matin elle se met en mouvement; sa dé\ iation devient plus sensible entre midi et ;> heures ; le elle est stationnaire, et pendant la nuit el au point d'où i lie était partie ; la moyenne de , temenl est d'environ io'.

Christophe Colomb est le premier qui ait M le phénomène de la déclinaison (1492; ; Cabot, d nise, l'observa également vers 1500.

tables de déclinaison furent dressées en i navigateurs hollandais; enfin, le changement déclinaison dans le même lieu fut <! i 1623

par Gunter. Les variations diurnes forent pour la première foisparGraham, en it.'l'. Gaussa imaginé un appareil, dit dé

lauroup de précision la déclinaison mag

que. — I ii/. Iloi BSOI i .

1! " En Astronomie, on appelll :

la distance de cet astre i

sur l'arc du grand cercle qui passe par l'astre et par

. par rapport aux

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