485 — DÉCORTICATION
rorps célestes, ce que la latitude est par rapport aux lieux terrestres. La déclinaison est boréale ou australe, suivant que l'astre se trouve dans l'hémisphère i. cr.'al ou dans l'hémisphère mistral. Les cercles de
aison sonl s les grands cercles de la sphère
qni peuvent passer par les pùles du monde, et sur lesquels la déclinaison est mesurée. Les parallèles it dos petits cercles de la sphère, parallèles à l'équateur. — Voy. Asce\sion.
DÉCLINANT. En Astronomie, on appelle plan vertical déclinant, un plan vertical faisant un angle quelconque avec le méridien. — Un cadran vertical déclinant est celui dont la table coïncide avec un plan vertical déclinant.
DÉCLINATEUR ou déclinatoire (de décliner), instrument à l'aide duquel on détermine l'orientation des plans sur lesquels on veut tracer des cadrans solaires. C'est une sorte de boussole à boite rectangulaire dont on applique un côté contre le mur dont on veut obtenir l'orientation. De la position de l'aiguille on conclut aisément l'angle decemuravec le méridien. — Le déclinateur pourvu d'une lunette constitue la boussole d'arpenteur.
DÉCLINATOIRE (Droit). Voy. Exception.
DÉCLINÉ, se dit, en Botanique, des étimineset du style, quand ils se portent vers la partie inférieure delà fleur (capucine, marronnier). On l'oppose à asut.
DÉCOCTION (du lat. decoctio), opération pharmaceutique qui consiste à faire bouillir dans un liquide des substances médicamenteuses dont on veut extraire les principes solubles. On donne aussi le nom de décoction au produit de cette opération.
Décoction blanche de Sydenham, boisson employée contre la dyssenterie et la diarrhée, et qui se prépare avec de la mie de pain, de la gomme arabique, de la corne de cerf calcinée, du sirop de sucre, de l'eau de fleur d'oranger et de l'eau distillée de cannelle.
DÉCOLLATION (du lat. decollatio). Ce mot, qui ••st synonyme de décapitation, désigne particulièrement l'action de couper le rou avec un instrument tranchant, comme le glaive ou la hache. Il ne s'emploie plus guère que pour désigner le supplice de St Jean-Baptiste. Voy. Décapitation.
DÉCOLORATION (du lat. decoloratio), opération qui a pour objet d'enlever la couleur aux substances végétales et animales. Pour les liquides, cette opération s'effectue en général : 1° par le charbon animal (^Voy. Charbon) ; — 2° par le chlore, qui, en raison de son affinité extrême pour l'hydrogène, décompose la couleur organique en lui laissant une teinte légèrement jaunâtre qu'on peut enlever par la potasse {Voy. Ciu.onoMÉTiUE). Ce dernier procédé ne peut être employé que lorsque l'on ne craint pas d'altérer la saveur et les propriétés de la substance. Le soufre, l'arsenic et plusieurs autres corps possèdent également des propriétés décolorantes. — Pour la décoloration des solides, Voy. Blanchiment et DiXRFlSAGE.
DÉCOLOBIHÈTRE, instrument imaginé par M. Payen et qui permet d'évaluer le plus ou moins de propriété décolorante des divers charbons. Il consiste < n un tube terminé par deux plans de verre, et dans lequel on introduit des quantité- déterminées de charbon et de caramel. La teinte produite, mise en regard d'une autre quantité de caramel décoloré et pris pour point de comparaison, donne, approximativement l'intensité décolorante du charbon d'épreuve.
DÉCOMPOSÉ, se dit, en Botanique, et des tiges qui se divisent dès la base en une foule de ramifications, comme l'ajonc, et des feuilles qui sont découpées d'une manière irrégulière, comme celles de la sensitive.
DÉCOMPOSITION. En Chimie, on appelle ainsi la séparation des parties constituantes d'un corps, soit en ses éléments, soit en un mélange de nouveaux composés. Le feu, l'électricité, les acides, les alcalis, etc., décomposent la plupart des corps composés.
Un grand nombre de composés, particulièrement dans le règne organique, se décomposent spontanément quand on les abandonne à eux-mêmes sous l'action de l'air. La décomposition est le contraire de la combinaison ; tandis que celle-ci s'accompagne le plus souvent d'émission de chaleur, la décomposition se produit presque toujours avec réfrigération, ou emprunt de chaleur au milieu ambiant. La décomposition d'un corps par la chaleur, complète à une certaine température, est souvent incomplète à une température inférieure. Voy. Dissociation.
En Physique, la décomposition des forces est la substitution des forces qui composent une force unique, appelée résultante, à cette force.
DÉCONFITURE (de l'anc. ital. sconfittura), état d'un débiteur non commerçant qui se trouve insolvable : la déconfiture est, pour celui qui n'est pas commerçant, ce qu'est la faillite pour le commerçant. Mais les règles concernant les faillis ne s'appliquent pas aux déconfits : ils restent dans le droit commun, et les créanciers ne peuvent agir contre eux que par les voies ordinaires (C. Xap., art. 1188, 1276,^ 1^6, 1613, 1865, 2003 et 2032 .
DÉCORATEUR, nom donné en général à tous les architectes, peintres, sculpteurs, tapissiers, ornemanistes, etc., qui se chargent de la direction et de la confection des décors pour les théâtres, les fêtes et cérémonies publiques, les pompes funèbres, etc. ; de l'ameublement et de l'ornementation d'une salle de bal, d'un appartement, d'un édifice, etc. — L'usage des décorations théâtrales était connu des anciens» Perdu au moyen âge, cet art fut restauré au xve siècle par l'Italien Baltb. Peruzzi. Après lui, se distinguèrent en ce genre Bibbiena, J. Parigi, Bérain, Servandoni, et plus récemment Cicéri, Bouton et Daguerre, Séchan, Philastre et Cambon, Diéterle, Despléchin, Thierry, etc. Les architectes et les peintres les plus distingués n'ont point dédaigné de concourir par leur talent à la décoration de nos fêtes nationales.
DÉCORATION, ornementation des édifices à l'extérieur et à l'intérieur par l'architecture, la sculpture, la peinture, l'ameublement, etc. Plusieurs architectes ont composé sur ce sujet des traités trèscomplets : Ed. Lièvre, les Arts décoratifs à toutes les époques; Umé, V Art décoratif ; L. Gaucherel, Exemples de décoration appliqués à l'architecture et à la peinture depuis l'antiquité jusqu'à nos jours ; L. Adams, Décorations intérieures et meubles des époques Louis; XIII et Louis XIV ; B. Pfnor, Décoration et ameublement de l'époque Louis XVI \ Rouyer, F Art architectural en France depuis François I" jusqu'à Louis XVI (motifs de décoration intérieure et extérieure); Baldus, Recueil d'ornements d'après les maîtres les plus célèbres des xve, xvic, xvne et x\me siècles ; Ces. Daly, Motifs historiques d'architecture et de sculpture d'ornement pour la composition et la décoration extérieure des édifices publics et privés. M. Cl. Sauvageot publie annuellement depuis 1861, sous le titre de l'Art pour tous, une encyclopédie de l'art industriel et décoratif ( Voy. Ornement). — Voy. aussi Céramique.
décorations, décors, noms donnés en général aux châssis, toiles de fond, ornements de tout genre qui servent au théâtre. La peinture de ces objets constitue un art particulier. Voy. Décorateur.
décorations, insignes qu'on porte comme récompense ou distinction, soit dans l'ordre civil, soit dans l'ordre militaire, tels que croix et rubans, colliers, médailles, armes ou vêtements d'honneur (Voy. Ordres et les noms de chaque décoration). — L'art. 2.S0 du Code pénal punit d'un emprisonnement de 6 mois à 2 ans toute personne qui a publiquement porté une décoration qui ne lui appartient pas. Aucune décoration étrangère ne peut être portée par un Français sans une autorisation du chef de l'État (Décr. du 10 juin 1853). Le port de ces dernières décorations est soumis à des droits de chancellerie assez élevés.
DÉCORTICATION (du lat. decorticare ; de cortex,
DÉCUBITUS.