‹ Dictionnaire universel des sciences, des lettres et des artsChapitre 46 sur 1672 · ALIMENTS · texte numérisé non relu

ALIMENTS

bristes.Dans ces derniers temi a fonc-

tions, le calcul intégral et la mt'c;'n^/ iqueont

encore fait des pro mains

des Cauchy, des Sturm et de MM. Briot, Bon Bomet, etc. — L'Algèbre dTEuler avec les notegrange, celles de Lacroix, Bourdon, MayeretCh de MM. Briot, Lionnet, Tarnier, Tombeck, etc., sont les traités classiques les plus estimés.

Ai.GOL ou Tête de Méduse, étoile changeante do 2e à h' grandeur. Voy. Pi ;

ALGORITHME [d'alKoristni, le Kharismien, mathématicien arabe du a' s.). Ce mot, qui BÏgnifiail d'abord l'arithmétique avec les cliiflïes arabes, a été depuis étendu à la notation de toute espèce de calcul : c'est dans ce sens qu'on dit Y algorithme du calcul intégral, Y algorithme des proportions, etc.

ALGUES (du lat. alga), classe de végétaux Cryptogames ou Inembryonés : ce sont des plantes aquatiques qui habitent les eaux douces et les eaux salées. Leurs organes de végétation, appelés frondes, s'appliquent sur les roches par des espèces de crampons qu'il ne faut pas confondre avec les racines. Les Algues en effet n'ont point de racines ; chez elles la nutrition est diffuse dans toutes les parties de la plante. Leur organisation est également des plus rudimentaires : certaines Algues sont constituées par une seule cellule (Protococcus, Diatomées), d'autres par un tube unique (Conferves), et les plus compliquées ne montrent jamais qu'un tissu assez simple de cellules et de tubes. — Les Algues se reproduisent de diverses manières : les espèces inférieures se multiplient par division ou scissiparité ; d'autres se reproduisent par des zoospores, petits corps ovoïdes, p nr ain-i dire animés, qui, à un moment donné, s'échappent de la plante, se meuvent dans l'eau à l'aide de petits cils situés h leur partie antérieure, jusqu'à ce qu'ils se fixent à un corps quelcoi qu i ; alors ils perdent leurs cils, grandissent et multiplient, en se segmentant, la plante d'où ils sont sortis. En dehors de ces deux modes de reproduction agame, toutes les Algues ont aussi un mode de reproduction sexuée. Tandis que certaines cellules donnent naissance à l'organe femelle (œuf on spore), d'autres cellules d'une : no produisent l'organe mâle (antln'TOzo'idc), corpuscule cunéiforme, pourvu de cils comme le zoospore et doué, comme lui, de mouvement : ce tseuie se dirige à la recherche de la spore femelle et lorsqu'il T'a jointe, on le voit se fondre et disparaître ci-mrae une goutte d'eau dans une goutte d'eau plus grande. La découverte de ces faits eurieu i est due à MM. Thuret (1847) et Pringsheim (1854). — La classe des Algues se divise en 3 grandes sections : les A. vertes (Protococcus, ÎNostoc, Conferves, i ,L les A. brune» (Fucoidées) et les A. rouget

(Floridées).

aines Algues sont exploitées sur nos côtes pour l'extraction de la soude, du brome et de l'iode : ce Boni les Fucus et les Varechs [Voy. ces mots). Une Floridée, la Corallinc officinale, est employée en médecine pour ses propriétés vermifuges ; d'autres, comme Vlridea edulis, servent de nourriture aux habitants d a i otes, etc. — Les espèces les plus grandes se trouvent dans les plus grandes mers : dans Pacifique, quelques unes atteignent plusieurs kilomètres de longueur. On les trouve en général au\ points de rencontre des courants marins; elles y forment d'immenses prairies qui iteurs appellent mers de sargasse el qu'ils évitent avec loin. ALIBI (en lat. ailleurs . Ce mol exprime qu'âne 1 in s un lieu antre que celui sup] it être à un moment rliàiesi invoqué en justice comme moj en de d i onsiste à prouver que l'accusé se trouvai

■ ommis l'acte incriminé] dans l'impossibilité d'j prendre part.

ALUOUFIER, Styrax, genre type de la famille

(les Si; "

du 1. - le midi de la 1 ri

l'Italie. L'A. officinal fournit une gomme aromatique

nommée storax {Voy. ce mot; : on le cultive dans

les jardins, où ses fleurs, blanches et semblables à

ngers, et ses feuilles, d'un I eau vert et

Lires en dessous, font un agréable effet.

ALIDADE de l'arabeo/iV/ir/r/, lacomputation), règle mobile de bois ou de métal, portant perpendiculairement à chaque extrémité une pinnule ou plaque per- . ée d'une fente verticale. On s'en sert pour viser les objets et pour déterminer les alignements, lorsqu'on lève les plans à l'aide de la planchette ou du graphomètre {Voy. ces mots). On remplace avec avantage les pinnules de l'alidade par une lunette qui permet à la vue de s'étendre plus loin et de mieux voir les signaux.

ALIÉNATION (du lat. alienatio), transport qu'une personne fait à une autre d'un bien mobilier ou immobilier. Elle est à titre gratuit, si l'acquéreur ne donne aucun équivalent (donation, legs , à titre onéreux, s'il donne un équivalent (vente, échange) : elle est à titre universel ou à titre particulier, suivant qu'on aliène tous ses biens ou un seul. Pour aliéner il faut être capable de disposer : en sont incapables les mineurs, les interdits, les individus pourvus d'un conseil judiciaire, les femmes mariées non autorisées de leur mari ou de justice, les gens de main-morte ( Voy. ce mot). Il y a aussi des choses inaliénables, comme le domaine de la couronne, les biens grevés de substitution, les immeubles dotaux non déclarés aliénables dans le contrat de mariage, etc.

aliénation, nom sous lequel on réunit toutes les maladies mentales (l'oy. FoLiEet Aliénés . — En Droit, l'aliénation mentale est une cause d'interdiction.

ALIÉNÉS. Ces malheureux, si longtemps abandonnés sans secoure ou traités avec barbarie comme des animaux malfaisants, ont, depuis le commencement de ce siècle, attiré l'attention de médecins philanthropes et celle du gouvernement. Pinel et Esquirol donnèrent l'exemple de substituer aux traitements violents dont ils étaient l'objet, des mesures de douceur, et firent tomber les chaînes dont le plus souvent ils étaient chargés. L'État, par diverses mesures, a cherché à adoucir leur sort : la loi du 30 juin 1838 leur a ouvert de nombreux asiles en faisant une obligation h chaque département d'entretenir un et: sèment public destiné à les recevoir et à les soigner. Il existait en France, au 31 déc. 1868, 103 établissements d'aliénés '|6 asiles publics, 16 quartiers d'hospices, 17 : -îles privés et 24 maisons de santé). — On s'est demandé toutefois si la liberté individuelle a trouvé les garanties qu'elle réclame, et si derrière d'inron estantes bienfaits ne peuvent pas se cacher d'odieux abus. Le sénat a été saisi de la question et des études sont commencées.

ALIGNEMENT tracé que fait l'autorité

administrarve pour lixer la largeur de la voie publique et la ligne sur laquelle doivent ôtr irts les bâtiments qui bordent le

ips, les maisons ont él gle et sans plan ; les premiers

France pour régulariser les constructions remontent à Henri IV, quirenditunéditsurcesujeten 1007. Un

ima et coordonna toutes les dispositions antéri ires; c'est depuis i que la plupart des villes de France, Paris sont transformées. Par application de ce décret, l'administration trace des plans, fixe d

: des hauteurs auxquels chacun esl tenu de se conformer. Voy. M. Block, Dictionnaire il'A<' entent . Voy. aussi Votant, ALIMENTATION DES CHAOI C.u u imnE

e! I\.lh II I II.

ALIMENTS du lat. alimentum). I. En 1 Y Aliment esl défini une substance qui. intr luite

; appareil dig >stif, doil fournir les réparation d ■ nos tissus el les mati riaux de I ( > divise auj.

limentaires en 3 groupes : les

. et les

ALISMACËES.

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