ALLAITEMENT
A. plastiques ou de réparation. — 1° A. minéraux. Le sang contenant de l'eau, du fer, du chlorure de sodium"; les os contenant des phosphates, il faut que ces matériaux arrivent du dehors à mesure que l'activité vitale les consomme. C'est dansles fruits et les graines que les animaux puisent les phosphates qui réparent leur système osseux : chez des pigeons privés d'aliments calcaires ou phosp! !atés, les os s'amincissent au point de se briser sous l'action des moindres contractions musculaires. Le sel marin n'est pas moins nécessaire, non-seulement comme condiment, mais comme aliment. Les animaux privés de sel rechercher t cette substance avec avidité : les femelles des animaux soumises aune alimentation où le sel fait définit, deviennent rapidement infécondes. La qualité des eaux potables ( Voy. Eai ) joue aussi, à cause des sels et autres substances qu'elles peuvent contenir, un grand rôle dans l'alimentation. — 2° A. de combustion. Ce sont les féculents, les sucres, les corps gras et les alcooliques, substances hydrocarburées, qui sont brûlées en grande partie par l'oxygène inspiré et qui contribuent ainsi à la production de la chaleur. Los animaux qui en consomment exclusivement meurent en présentant le phénomène caractéristique de la privation des aliments plastiques, la perforation de la cornée. — 3° A. plastiques. Ce sont les substances azotées destinées à renouveler les tissus dont elles rappellent la composition. Quelques-uns de ces principes nous sont apportés par les végétaux (albumine et fibrine végétale, légumine), mais le plus grand nombre nous viennent de la viande, du laie quenousconsonimons (fibrine du sang et des muscles, gélatine, chondrine.) — Si l'on voulait imaginer un type d'aliment complet, c.-à-d. qui contînt les 5 ordres de matériaux alimentaires en qualité et en quantités convenables, le lait seul, qui suffit aux premiers développements de l'animal, réaliserait cet idéal. L'œuf de la poule n'est pas un aliment complet, les principes de calorification s'y trouvant en quantité insuffisante : la chaleur fournie par la mère remplace ce déficit pendant ie temps de l'incubation. — La statistique a montré que, toutes choses égales, la consommation de la viande était en rapport avec l'activité des travaux publics, et a mis en lumière l'insuffisance de cet aliment dans le régime habituel des habitants des campagnes.
IL En Droit, on nomme Aliments, tout ce qui est nécessaire aux besoins de l'existence. Il sont dus : 1" par les enfants à leurs ascendants, par les gendres et brus ayant des enfants à leur beau-père et à leur belle-mère non remariés, et réciproquement ; 2° par le donataire au donateur ; 3° par les héritiers aux enfants incestueux ou adultérins du défunt. Les pensions de retraite ( Voy. ce mot) peuvent être considérées comme un payement d'aliments. Les aliments sont insaisissables, ils ne sont dus qu'en proportion des besoins de celui qui les réclame et de la fortune de celui qui les doit. — On nomme Provision alimentaire la somme attribuée par les juges jusqu'à l'issue du procès à celle des parties qui réclame des aliments.
ALIQL'OTE (du lat. aliquotj, se dit, en Mathématiques, des parties contenues un nombre exact de fois dans une quantité. La moitié, le tiers, le quart... d'une quantité en sontdes parties aliquotes. — Avant l'adoption du système décimal, les parties aliquotes étaient d'un fréquent usage dans le calcul des nombres complexes.
ALISES ( vents), ALISIER. Voy. Alizés, Alizier.
ALIS31A (du gr. â).tau.a), genre type de la famille des Alismacées. L'A. plantago, vulg. Plantain ou Fluteau, croît en France sur le bord des marais et des étangs. Ses tiges sont droites, lisses ,ti creuses, articulées ou nouées ; ses fleurs petites, roses, et portées sur une longue tige; les feuilles radicales sont droites, ovales, engainantes. Cette plante est nui sible aux bestiaux.
ALIS3IACÉES, famille de plantes Monocotylédones périspermées, formée par Richard aux i des Joncs de Jussieu, renferme des végétaux a
ques herbacés, vivaces, à feuilles simples, qui croissant dans les étangs et les marais. Genres principaux : Alisma, Dnmasonium et Sagittaria.
ALIZARINE, matière colorante rouge que l'on retire de l'Alizari (Rubia tinctorum), racine sèche de la garance. Elle est mêlée dans la garance à une autre matière de couleur jaune, à une substance verte 'A. verte) et à une autre substance pourpre 'purpurine). L'Alizarine se conduit comme un acide tribasique. C'est à MM. Robiquet et Collin que l'on doit la découverte de l'Alizarine et des moyens de l'isoler (1826). Voy. Garance et GaraNCTNE.
ALIZÉS (vents), d'alis, vieux mot qui signifiait uni, régulier; se dit de certains vents qui, dans les mers ouvertes et au large des eûtes, soufflent perpétuellement dans la même direction, et qui s'étendent des deux côtés de l'équateur jusqu'au 30- degré de latitude environ. La direction générale des vents alizés est celle de l'E. à l'O. en inclinant un peu ver- le N. au-dessus de l'équateur, et vers le S. au-dessous. Cette direction constante résulte de ce que l'air ; s cesse échauffé par le sol à l'équateur s'élève dans l'atmosphère en laissant un vide qui est rempli par de l'air venu du N. ou du S. Cet air, animé d'une vitesse absolue moindre que celle des régions équatoriales*, produit pour l'observateur placé à l'équateur, en vertu des lois du mouvement relatifs l'effet d'un courant d'air venant de l'E.; et c'est la combinaison de ce mouvement apparent avec le mouvement réel du N. au S. ou du S. au N., dont cet air est animé, qui explique la direction constante des vents alizés. — La prédominance des vents d'ouest dans nos climats n'est que le contre-coup du phénomène des vents alizés.
ALIZIEB, Cratœgus, genre de la famille des Rosacées, que l'on confond auj . avec le genre Poirier, renferme plusieurs espèces à fleurs blanches, à fruits rouges, dits alizés, qui sont comestibles, mais insipides, et que l'on cultive plutôt comme arbres d'ornement. Tels sont : l'A. des bois {C. torminalis), l'A. blanc (C. aria) ou Allouchier, l'A. de Fontainebleau (C. latifolia) qui atteignent de 8 à 9ra, et l'A. du Népaul, plus petit que les précédents.Les Aliziers sont épineux : leur bois, surtout celui de l' Allouchier, est liant, tenace et dur ; ce qui le fait rechercher par les menuisiers, les tourneurs et le^ luthiers : ces derniers en font des flûtes. L'écorce et les fruits de l'A. des bois sont astringents ; on les recommande contre la diarrhée. — L'Azerolier et l'Aubépine ne sont que des espèces d'Alizier.
ALKÉKEIVGE (mot arabe;, P/njsalis, vulg. Coqueret ou Herbe à cloques, genre de la famille des Solanées : c'est une plante herbacée, remarquable par son calice à, 5 lobes, renflé à maturité, et formant une sorte de vessie, d'un rouge vif, ainsi que la baie qui y est contenue. Ses semences sont diurétiques. On a préconisé l'Alkékenge comme un succédané du quinquina ; mais l'expérience n'a pas suffisamment justifié cette opinion.
ALKERMÈS (de l'arabe al, le ; et kermès, écarlate), liqueur de table, agréable, mais excitante, tire son nom des graines de kermès qu'on emploie pour lui donner une belle couleur rouge ( !"oy. Kehmks et Cociiknille). Pour préparer cette liqueur, on prend : feuilles de laurier, 500 gr. ; macis, 35 ; muscade et cannelle, 04; girofle, 8; on fait infuser pendant 6 semaines dans 14 lit. d'alcoqî; on filtre et on distille pour en tirer 12 lit., en ajoutant 750 gr. de sucre et en colorant avec le kermès. Cette liqueur, recherchée en Italie, se prépare surtout à Florence.
ALLAGITE. Voy. Manganèse silicate.
alla BttKVE (c.-à-d. en irai, à la brève), sorte de mesure à deux tenu s. Voy. i capella.
ALLAI!, nom do Dieu chez les Arabes et les Maho métans, si unifie par excellence l'être digne de culte, L'être adorable.
ALLAITEMENT. Il peut être pratiqué de diverses manières. — Allaitement maternel: c'est le plus naturel, et aussi le meilleur de tous, sauf de rares cir-
ALLANTOIDE.